Vie Pratique et Consommation

Publié le

21/10/2025

Vous pensez que les jeunes d’aujourd’hui ont plus de pression que les générations précédentes ?

Résultats ajustés

du 14/07/2026 à 12:39

Depuis toujours

Réponses

1094

Oui

62%

Non

31%

Ne sais pas

7%

Synthèse des résultats

La question de savoir si les jeunes d'aujourd'hui font face à plus de pression que leurs aînés touche à des réalités multiples : accès à l'emploi, santé mentale, pression éducative, incertitudes climatiques ou encore omniprésence des réseaux sociaux. Derrière cette formulation simple se dessine un enjeu plus profond : celui de la perception collective du sort réservé aux nouvelles générations et de la responsabilité que la société leur fait porter. Les répondants sur Politês se prononcent avec une adhésion majoritaire : 62 % estiment que les jeunes d'aujourd'hui subissent davantage de pression que les générations précédentes, contre 31 % qui s'y opposent et 7 % qui ne se prononcent pas. La dynamique est claire, sans être unanime. Près d'un tiers des répondants résiste à ce constat, ce qui signale une opinion publique structurée, non un consensus monolithique. Premier enseignement : le genre joue peu. Les femmes (63 %) et les hommes (62 %) convergent quasi parfaitement sur ce sujet, un alignement relativement rare sur des questions de société. Cela pourrait suggérer que la perception d'une pression accrue sur la jeunesse transcende les clivages habituels entre hommes et femmes, renvoyant peut-être à une lecture partagée des difficultés objectives auxquelles font face les jeunes générations. Deuxième enseignement : l'écart générationnel mérite attention. Les 15-17 ans sont les plus convaincus, à 76 %, que leur génération est sous pression, rejoints par les 18-24 ans à 66 %. La tranche 35-49 ans apparaît comme la plus divisée, avec seulement 55 % de « oui » et 41 % de « non ». Les 50-64 ans et les 65 ans et plus s'établissent à un niveau similaire ou supérieur à la moyenne nationale, à 62 % et 71 % respectivement. Ce profil en U inversé est notable : ceux qui ont connu d'autres époques pourraient, pour partie, reconnaître rétrospectivement la spécificité du contexte actuel, tandis que les quadragénaires paraissent plus partagés, peut-être plus enclins à relativiser en s'appuyant sur leur propre expérience de l'entrée dans la vie adulte. Troisième enseignement : les inactifs (68 % de « oui ») se distinguent légèrement des actifs, qu'ils soient CSP+ (60 %) ou CSP- (61 %). Cette nuance pourrait aller dans le sens d'une sensibilité accrue chez ceux qui, étudiants ou sans emploi, vivent ou ont vécu directement les difficultés d'insertion. Cette perception s'inscrit dans un contexte documenté. Le taux de chômage des 15-24 ans atteindrait près de 20 % selon les projections pour 2025, soit un niveau structurellement élevé. À cela s'ajoutent une pression scolaire identifiée dans des études européennes portant sur des centaines de milliers de jeunes, l'essor de l'éco-anxiété, et les effets durables de la crise sanitaire sur la santé mentale, avec des risques de troubles anxieux touchant près de 30 % des 11-24 ans selon certaines estimations. Ces éléments constituent un arrière-plan qui pourrait nourrir la conviction, largement partagée, que la jeunesse d'aujourd'hui évolue dans un environnement structurellement plus exigeant. Au final, ce résultat dessine moins une fracture qu'une tendance majoritaire, nuancée par des lectures différentes selon les tranches d'âge. La question qui reste ouverte est celle des conséquences : si la pression est perçue comme réelle, dans quelle mesure les réponses collectives — politiques ou éducatives — sont-elles jugées à la hauteur de ce diagnostic ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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