Sécurité et Justice
Publié le
12/12/2025
Résultats ajustés
du 09/09/2026 à 09:26
Depuis toujours
Réponses
1520
Oui
3%
Non
96%
Ne sais pas
1%
La signalisation routière — panneaux, feux tricolores, marquages au sol — constitue un élément structurant de l'organisation de la circulation en France. Des propositions visant à sa suppression, portées médiatiquement ces derniers mois et parfois évoquées dans le débat politique, ont relancé une discussion sur la simplification de l'espace public. Les données collectées par Politês permettent d'éclairer la perception qu'en ont les Français. Les résultats sont d'une clarté peu commune : 96 % des répondants se prononcent contre la suppression des panneaux et feux de signalisation, tandis que 3 % y sont favorables et 1 % déclarent ne pas savoir. On se trouve en présence d'un consensus particulièrement tranché, l'une des distributions les plus homogènes que l'on puisse observer sur une question de politique publique. Premier enseignement : cet accord quasi-unanime traverse l'ensemble des catégories de la population sans exception notable. Chez les hommes, le rejet s'établit à 94 %, chez les femmes à 97 %. Si un léger écart est observable, il demeure marginal au regard de l'ampleur du consensus général. Par tranche d'âge, les résultats sont tout aussi convergents : de 95 % chez les 50-64 ans à 97 % chez les 18-24 ans et les 25-34 ans, aucune génération ne se distingue véritablement. Deuxième enseignement : la distinction par catégorie socioprofessionnelle confirme cette tendance. Les CSP+ rejettent la proposition à 95 %, les CSP- à 98 %, les inactifs à 96 %. Aucun groupe ne manifeste d'appétence particulière pour cette idée, ce qui pourrait suggérer que la question touche à une perception partagée de la sécurité routière, au-delà des clivages sociaux habituels. Cette convergence mérite d'être replacée dans son contexte. Des propositions de suppression de la signalisation, s'inspirant du concept de « shared space » — approche expérimentée sur des portions limitées de voirie dans certains pays européens, dans des conditions très spécifiques — ont été relayées dans le débat public français ces derniers mois. Des experts ont rappelé que ces dispositifs, lorsqu'ils existent, ne s'appliquent pas à une échelle généralisée. Le rejet massif observé ici pourrait tenir autant à des considérations de sécurité routière qu'à une méfiance vis-à-vis de solutions perçues comme trop radicales, sans qu'il soit possible d'établir un lien de causalité direct. Précision méthodologique : les résultats présentés sont redressés pour refléter la structure de la population française dans son ensemble, ce qui renforce la robustesse de la lecture globale. Ce résultat illustre combien certaines propositions, même lorsqu'elles bénéficient d'une visibilité médiatique réelle, peuvent ne pas trouver d'écho dans l'opinion générale. Une question reste ouverte : dans quelle mesure une formulation portant sur une simplification partielle ou ciblée de la signalisation — distincte d'une suppression totale — susciterait-elle des réponses différentes ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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