Sécurité et Justice

Publié le

12/12/2025

Pensez vous qu'il faille supprimer les panneaux et autres feux de signalisation sur la route ?

Résultats ajustés

du 31/10/2026 à 06:45

Depuis toujours

Réponses

1548

Oui

3%

Non

96%

Ne sais pas

1%

Synthèse des résultats

La signalisation routière, qu'il s'agisse des panneaux ou des feux, constitue l'un des piliers du Code de la route tel qu'il s'est construit en France depuis plus d'un siècle. La question de sa suppression, bien que marginale dans le débat public, ressurgit ponctuellement, portée par des réflexions sur la responsabilisation des usagers et la simplification des espaces de circulation. Sur ce sujet, les répondants sur Politês expriment une position d'une clarté rare. Avec 96 % de réponses négatives, le rejet de la suppression des panneaux et feux de signalisation est quasi unanime. Seulement 3 % des répondants y seraient favorables, et 1 % déclare ne pas savoir. On est ici face à l'un des consensus les plus nets qu'une consultation d'opinion puisse enregistrer. Premier enseignement : la convergence entre hommes et femmes est frappante. Les femmes rejettent la proposition à 97 %, les hommes à 94 %. Si l'écart est statistiquement faible, on note que les hommes constituent le seul segment à afficher un taux de soutien légèrement plus élevé, à 5 %. Cela pourrait suggérer une sensibilité très légèrement différenciée au thème de la liberté de conduite, ou à la perception de la signalisation comme contrainte, sans qu'il soit possible d'en tirer de conclusion ferme. Deuxième enseignement : la tranche des 50-64 ans se distingue par un taux de soutien à la suppression de 5 %, contre 1 à 3 % dans toutes les autres tranches d'âge. Cet écart, modeste en valeur absolue, pourrait aller dans le sens d'une génération ayant davantage connu des environnements routiers moins réglementés, ou d'une sensibilité plus marquée aux injonctions perçues comme excessives. Là encore, la prudence s'impose dans l'interprétation. Ces résultats peuvent être lus à la lumière des débats qui ont traversé la scène publique ces dernières années. Des expérimentations comme celle menée à Drachten aux Pays-Bas, fondées sur le concept d'espace partagé, ont montré que la suppression de la signalisation pouvait, dans certains contextes urbains circonscrits, contribuer à fluidifier les échanges entre usagers. Ces expériences restent toutefois locales et soulèvent des interrogations réelles quant à la sécurité des usagers vulnérables, piétons et cyclistes en premier lieu. En France, la signalisation s'est construite sur plus d'un siècle de réglementation progressive, et les acteurs institutionnels comme les associations de prévention routière en font un élément indispensable à la sécurité collective. Ce contexte pourrait contribuer à expliquer l'ancrage profond du refus dans l'opinion. Les résultats étant redressés pour être représentatifs de la population française, ils offrent une lecture robuste de l'opinion sur ce sujet. Au fond, ce résultat dit peut-être moins quelque chose sur la signalisation elle-même que sur la place que les Français accordent aux cadres collectifs de sécurité dans l'espace public. La question qui reste ouverte est peut-être ailleurs : si la suppression ne fait pas débat, qu'en est-il de l'optimisation, de la simplification ou de l'adaptation de cette signalisation aux nouvelles mobilités et aux technologies émergentes ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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