Sécurité et Justice

Publié le

12/12/2025

Pensez vous qu'il faille supprimer les panneaux et autres feux de signalisation sur la route ?

Résultats ajustés

du 19/07/2026 à 16:17

Depuis toujours

Réponses

1496

Oui

4%

Non

95%

Ne sais pas

1%

Synthèse des résultats

La question de la signalisation routière, bien qu'elle puisse paraître technique, touche à des enjeux fondamentaux de sécurité et de responsabilisation des usagers de la route. Derrière l'idée de supprimer panneaux et feux de circulation se trouve une interrogation plus large sur la confiance accordée aux conducteurs et sur la place de la réglementation dans la gestion de l'espace public. Les résultats recueillis sur cette question sont particulièrement nets. Parmi les 1 493 personnes interrogées dans le cadre de l'enquête Politês, 95 % se prononcent contre la suppression des panneaux et feux de signalisation, tandis que seuls 4 % y sont favorables. À peine 1 % exprime une incertitude. On se trouve ici face à un consensus rare et quasi-unanime, qui dépasse les clivages habituels. Premier enseignement : le rejet de cette mesure est partagé par l'ensemble des profils démographiques et sociaux. Hommes comme femmes, jeunes comme seniors, actifs comme inactifs, toutes les catégories convergent vers un refus très large. Les femmes se montrent légèrement plus catégoriques, avec 97 % de réponses négatives contre 94 % chez les hommes, mais l'écart reste marginal au regard de l'ampleur du consensus général. Deuxième enseignement : aucune tranche d'âge ne se distingue véritablement. Les 35-49 ans affichent le taux de rejet le plus élevé, à 98 %, tandis que les 50-64 ans enregistrent la part favorable la plus haute, à 5 %. Ces variations restent anecdotiques et ne semblent pas dessiner de clivage générationnel notable sur ce sujet. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles ne font pas non plus apparaître de divergence significative. Les CSP+ et les CSP- rejettent très largement la mesure, avec respectivement 95 % et 98 % de réponses négatives. Ce résultat pourrait aller dans le sens d'une perception partagée de la signalisation comme un bien commun nécessaire, indépendamment du milieu social. Cette quasi-unanimité s'inscrit dans un contexte où le débat sur la simplification de la signalisation reste marginal en France. Les expérimentations de réduction de panneaux, menées dans quelques communes ou inspirées du modèle néerlandais du « shared space », n'ont jamais dépassé le stade local. La proposition formulée fin 2025 par Louis Sarkozy de supprimer feux, panneaux et lignes blanches avait suscité des réactions très critiques de la part des professionnels de la route, qui y voyaient un risque réel pour la sécurité. Ce contexte pourrait contribuer à expliquer pourquoi l'idée d'une suppression totale demeure perçue comme une proposition radicale, très éloignée des attentes exprimées. Les résultats présentés sont redressés pour refléter la population française, ce qui renforce la solidité des tendances observées. Au-delà des chiffres, ce résultat invite à s'interroger sur la nature du consensus qu'il révèle. S'agirait-il d'un attachement profond aux cadres réglementaires existants, d'une préoccupation prioritaire pour la sécurité, ou d'une méfiance vis-à-vis d'une idée perçue comme irréaliste ? Ces hypothèses restent ouvertes, et pourraient nourrir une réflexion plus large sur les conditions dans lesquelles les Français seraient prêts à repenser l'organisation de l'espace routier.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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