Politique

Santé

Publié le

20/10/2025

Pensez vous qu’un congé pour menstruation devrait être donné aux femmes tous les mois ?

Résultats bruts

du 03/07/2026 à 12:51

Depuis toujours

Réponses

4427

Oui

54%

Non

33%

Sans opinion

13%

Synthèse IA — bêta

La question d'un congé menstruel mensuel s'inscrit dans un débat qui prend de l'ampleur en France depuis plusieurs années, entre revendications de santé au travail et préoccupations sur ses effets potentiels en matière d'égalité professionnelle. Elle touche à la fois à la reconnaissance des spécificités biologiques féminines et à l'organisation du monde du travail. Avec 54% de réponses favorables contre 33% d'opinions défavorables et 13% sans opinion, les répondants sur Politês se prononcent en faveur de l'instauration d'un tel congé, sans toutefois former un consensus large. La dynamique est majoritaire mais loin de l'unanimité, et la part non négligeable d'indécis invite à lire ce résultat avec nuance. Premier enseignement saillant : le genre constitue la variable la plus clivante. Les femmes soutiennent la mesure à 72%, contre 42% des hommes, soit un écart de trente points. Chez les personnes non binaires, l'adhésion atteint 86%, mais cet effectif — 74 répondants — est trop faible pour permettre une interprétation fiable. Cet écart entre femmes et hommes pourrait suggérer que le soutien à cette mesure est fortement ancré dans une expérience vécue ou perçue de la douleur menstruelle, là où les hommes, moins concernés directement, se montreraient plus réservés ou partagés. Deuxième enseignement : l'âge structure également les opinions de manière notable. Les tranches les plus jeunes — 15-17 ans, 18-24 ans, 25-34 ans — affichent des taux d'approbation compris entre 55% et 58%, tandis que les 50-64 ans et les 65 ans et plus basculent dans la majorité opposée, avec respectivement 52% et 56% d'avis défavorables. Cet écart générationnel pourrait aller dans le sens d'une évolution des représentations autour des menstruations et de la santé des femmes au travail, les générations plus jeunes semblant davantage disposées à reconnaître cette réalité dans un cadre professionnel. Troisième enseignement : les différences selon la catégorie socioprofessionnelle sont présentes, mais moins marquées. Les inactifs (58%) et les CSP- (55%) soutiennent davantage la mesure que les CSP+ (49%), ces derniers se situant en dessous du seuil de majorité absolue. Les agriculteurs exploitants affichent quant à eux 36% de soutien, mais leur effectif de 28 répondants ne permet pas de tirer de conclusions robustes. Ces résultats peuvent être lus à la lumière des débats en cours en France. Plusieurs propositions de loi ont été déposées ces dernières années sans aboutir à ce jour à une législation nationale. Des entreprises pionnières et des collectivités territoriales ont néanmoins expérimenté des dispositifs similaires. Le principal point de tension dans les débats publics reste le risque de discrimination à l'embauche que pourrait engendrer une telle mesure — une préoccupation qui pourrait expliquer en partie les réticences observées, notamment chez les catégories socioprofessionnelles supérieures et les tranches d'âge plus avancées. Ces résultats sont issus de données brutes, sans redressement d'échantillon. La surreprésentation possible de certaines tranches d'âge ou catégories sociales, fréquente dans ce type de consultation en ligne, invite à considérer ces chiffres comme des indicateurs d'orientation plutôt que comme des mesures définitives de l'opinion française. Au-delà du chiffre global, c'est la profondeur des écarts selon le genre et l'âge qui constitue l'enseignement principal de cette consultation. La question du congé menstruel reste traversée par des perceptions différentes selon les groupes, et il sera intéressant d'observer si la poursuite des débats législatifs et des expérimentations territoriales fait évoluer ces positionnements dans les années à venir.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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