Politique

Santé

Publié le

20/10/2025

Pensez vous qu’un congé pour menstruation devrait être donné aux femmes tous les mois ?

Résultats bruts

du 15/07/2026 à 16:50

Depuis toujours

Réponses

4441

Oui

54%

Non

33%

Sans opinion

13%

Synthèse des résultats

La question d'un congé menstruel mensuel s'inscrit dans un débat croissant en France, à la croisée des enjeux de santé au travail, d'égalité professionnelle et de reconnaissance des réalités biologiques. Si aucune loi nationale ne l'encadre à ce jour, plusieurs propositions parlementaires et expérimentations locales ont mis le sujet en lumière ces dernières années. Avec 54 % de réponses favorables, une majorité des répondants sur Politês se prononce pour l'instauration d'un tel congé, face à 33 % d'avis contraires et 13 % sans opinion. Ce résultat traduit une adhésion majoritaire, sans pour autant dessiner un consensus franc : plus d'un tiers des répondants reste opposé à la mesure, ce qui témoigne d'un débat encore ouvert. L'enseignement le plus marquant tient à la dimension du genre. Les femmes soutiennent la mesure à 72 %, contre 42 % des hommes, qui s'y montrent par ailleurs davantage opposés (41 %). Cet écart de trente points entre hommes et femmes pourrait suggérer que la proximité avec l'expérience vécue joue un rôle dans la formation de l'opinion sur ce sujet. Les personnes se déclarant non binaires affichent un soutien encore plus élevé (87 %), bien que ce segment représente un effectif limité dans l'échantillon. Un second enseignement tient à la dimension générationnelle. Les tranches d'âge les plus jeunes, de 15 à 34 ans, se montrent clairement favorables, avec des taux allant de 55 % à 58 %. La tendance s'inverse nettement chez les 50-64 ans (39 % de soutien, 52 % d'opposition) et les 65 ans et plus (38 % pour, 55 % contre). Cet écart générationnel pourrait aller dans le sens d'une évolution des représentations autour de la santé des femmes au travail, les générations plus jeunes semblant davantage enclines à considérer ce congé comme une mesure légitime. Du côté des catégories socioprofessionnelles, les inactifs soutiennent davantage la mesure (58 %) que les CSP+ (49 %), qui constituent le segment le plus réservé parmi les actifs. On peut émettre l'hypothèse que les préoccupations liées au coût pour les employeurs ou aux risques de discrimination à l'embauche résonnent différemment selon la position dans le marché du travail. Les variations régionales, quant à elles, restent modestes et ne dessinent pas de ligne de clivage territoriale significative. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où plusieurs pays ont déjà légiféré sur le sujet — l'Espagne l'a fait en 2023 — et où des entreprises françaises pionnières ont expérimenté des dispositifs sans justificatif médical. Les débats portent notamment sur la nature du congé (arrêt maladie ou congé accordé par l'employeur), le risque de stigmatisation des femmes à l'embauche et les modalités de prise en charge financière. Ces interrogations structurelles pourraient expliquer en partie la part non négligeable d'opposants et d'indécis observée dans les résultats. Ces données sont issues de résultats bruts, sans redressement statistique, ce qui invite à la prudence dans leur interprétation, en particulier pour les segments aux effectifs les plus réduits. En définitive, si une majorité des répondants sur Politês se dit favorable au congé menstruel, cette adhésion recouvre des réalités très contrastées selon le genre et la génération. La question des modalités concrètes d'un tel dispositif demeure ouverte : leur conception conditionnerait largement son acceptabilité sociale et ses effets réels sur l'égalité professionnelle.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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