Politique

Santé

Publié le

20/10/2025

Pensez vous qu’un congé pour menstruation devrait être donné aux femmes tous les mois ?

Résultats bruts

du 16/09/2026 à 18:27

Depuis toujours

Réponses

4501

Oui

54%

Non

33%

Sans opinion

13%

Synthèse des résultats

La question du congé menstruel s'inscrit dans un débat qui prend de l'ampleur depuis plusieurs années, à la croisée des enjeux de santé au travail, d'égalité professionnelle et de reconnaissance des spécificités féminines. Plusieurs pays ont déjà légiféré sur le sujet ; en France, des initiatives privées et locales ont émergé, sans qu'un cadre légal national n'ait encore été adopté. C'est dans ce contexte que les répondants sur Politês ont été interrogés sur l'instauration d'un tel congé. Sur l'ensemble des répondants, une majorité se dégage en faveur du congé menstruel : 54 % y sont favorables, contre 33 % qui s'y opposent et 13 % sans opinion. Ce résultat majoritairement positif est loin d'un consensus, ce qui invite à examiner de plus près la structure des opinions. Premier enseignement, et de loin le plus saillant : l'opinion varie très fortement selon le genre. Les femmes soutiennent le congé menstruel à 72 %, contre 42 % chez les hommes. Ces derniers se partagent de façon quasi égale entre favorable (42 %) et défavorable (41 %), tandis que 17 % restent sans opinion. Cet écart de trente points entre hommes et femmes pourrait suggérer que l'expérience directe du sujet joue un rôle structurant dans la formation des opinions, sans qu'il soit possible d'en établir la causalité. Les personnes se déclarant non binaires affichent quant à elles une adhésion encore plus élevée, bien que cet effectif reste limité et doive être interprété avec prudence. Deuxième enseignement : un clivage générationnel net se dessine. Les tranches d'âge les plus jeunes, des 15-17 ans aux 25-34 ans, expriment un soutien compris entre 55 % et 58 %. À partir de 35-49 ans, l'adhésion recule à 51 %, puis chute à 39 % chez les 50-64 ans et à 38 % chez les 65 ans et plus, qui constituent la seule tranche d'âge à afficher une majorité opposée (56 % de non). On peut émettre l'hypothèse que les générations plus jeunes se montrent davantage sensibles aux questions de santé au travail et d'égalité, sans qu'il soit possible d'en tirer de conclusion causale directe. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles montrent des écarts modérés mais cohérents. Les CSP+ affichent un soutien inférieur (49 %) à celui des CSP- (56 %) et des inactifs (58 %). Cela pourrait refléter des préoccupations plus marquées, dans les catégories supérieures, quant aux effets potentiels d'une telle mesure sur les dynamiques professionnelles, sans que cette interprétation puisse être affirmée avec certitude. Ces résultats s'inscrivent dans un débat qui mêle deux logiques parfois contradictoires : d'un côté, la reconnaissance de douleurs pouvant être invalidantes, notamment liées à des pathologies comme l'endométriose, qui touche environ 10 % des femmes en âge de procréer ; de l'autre, des craintes — exprimées y compris au sein de certains milieux féministes — qu'une telle mesure ne renforce les discriminations à l'embauche ou ne stigmatise davantage les femmes au travail. Précision méthodologique : les résultats présentés ici sont des données brutes, non redressées. Compte tenu d'une possible surreprésentation de certains profils parmi les répondants, ils méritent d'être interprétés avec prudence, en particulier pour les sous-groupes de taille limitée. Au terme de cette lecture, l'adhésion majoritaire au congé menstruel recouvre des lignes de partage profondes, notamment entre hommes et femmes, et entre générations. La question des modalités concrètes d'un tel dispositif reste entière : comment concilier la reconnaissance des douleurs menstruelles et la prévention d'effets indésirables sur l'égalité professionnelle ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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