Politique

Santé

Publié le

20/10/2025

Pensez vous qu’un congé pour menstruation devrait être donné aux femmes tous les mois ?

Résultats bruts

du 31/10/2026 à 23:51

Depuis toujours

Réponses

4609

Oui

54%

Non

33%

Sans opinion

13%

Synthèse des résultats

La question du congé menstruel, longtemps peu présente dans le débat public français, y occupe désormais une place croissante. Plusieurs pays l'ont déjà légalisé, des entreprises pionnières l'expérimentent, et des propositions de loi ont été déposées au Parlement. Ce sondage, conduit sur Politês, interroge les répondants sur leur adhésion à ce dispositif. Avec 54% de réponses favorables, une majorité des répondants se dit pour l'instauration d'un congé menstruel mensuel. Le tiers opposé (33%) reste néanmoins significatif, et 13% des répondants n'expriment pas d'opinion tranchée. Le résultat global dessine donc une adhésion majoritaire, sans pour autant refléter un consensus large. Le premier enseignement est l'écart marqué entre les femmes et les hommes. Les femmes soutiennent la mesure à 72%, contre 42% chez les hommes, qui s'y opposent dans une proportion quasi équivalente (41%). Cet écart de trente points pourrait suggérer que la perception de la mesure reste largement conditionnée par l'expérience directe ou indirecte des douleurs menstruelles. Chez les hommes, l'opinion se répartit en deux blocs d'importance comparable, ce qui témoigne d'une relative indécision au sein de ce groupe. Les personnes se déclarant non binaires soutiennent la mesure à 86% ; cet effectif, limité à 78 répondants, invite toutefois à la prudence dans l'interprétation de ce résultat. Le deuxième enseignement est d'ordre générationnel. L'adhésion décroît nettement avec l'âge : elle atteint 58% chez les 25-34 ans et 57% chez les 15-17 ans, avant de tomber à 39% chez les 50-64 ans et 38% chez les 65 ans et plus, tranches d'âge dans lesquelles l'opposition devient majoritaire (52% et 55% respectivement). Cet écart générationnel pourrait aller dans le sens d'une sensibilité plus grande aux enjeux de santé au travail et d'égalité professionnelle parmi les générations plus jeunes, sans qu'il soit possible d'en tirer de conclusions définitives. Du côté des catégories socioprofessionnelles, les inactifs et les CSP- se montrent plus favorables (58% et 56%) que les CSP+ (49%). Cette différence, plus modérée, pourrait être lue en lien avec des perceptions distinctes des contraintes professionnelles ou du rapport au monde du travail, bien que cela demeure une hypothèse. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la France n'a pas encore adopté de cadre législatif national sur le sujet. L'Espagne est devenue en 2023 le premier pays européen à légiférer en la matière, en intégrant ce congé au dispositif d'arrêt maladie. En France, des propositions de loi ont été rejetées au Sénat début 2024, notamment en raison de craintes liées à un risque accru de discrimination à l'embauche pour les femmes. Ce débat parlementaire reflète les tensions que l'on retrouve dans les données : si une majorité de répondants y est favorable, une part non négligeable exprime des réserves. Les données présentées ici sont des résultats bruts, non redressés, ce qui invite à les interpréter avec prudence, notamment pour les sous-groupes aux effectifs plus réduits. Au final, ce résultat traduit une adhésion majoritaire mais non unanime à l'idée d'un congé menstruel, traversée par des lignes de partage nettes selon le genre et l'âge. La question qui demeure ouverte est celle des conditions concrètes d'un tel dispositif : modalités de mise en œuvre, impact sur l'emploi des femmes, prise en charge financière. Ces paramètres pourraient, selon leur formulation, faire évoluer sensiblement l'opinion.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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