Santé

Société

Publié le

21/11/2025

Pensez-vous qu'en général les femmes "exagèrent" leurs douleurs, problèmes ou mal-être ?

Résultats bruts

du 16/09/2026 à 18:24

Depuis toujours

Réponses

3209

Oui

9%

Non

86%

Ne sais pas

5%

Synthèse des résultats

La question de savoir si les femmes exagèrent leurs douleurs, problèmes ou mal-être renvoie à des représentations sociales et médicales profondément ancrées, ainsi qu'au débat plus large sur la manière dont la souffrance féminine est reçue, évaluée et prise en charge. Sonder l'opinion sur ce point, c'est aussi mesurer le chemin parcouru, ou non, dans les mentalités. Le résultat global est net : 86 % des répondants interrogés sur Politês répondent non à cette question, contre seulement 9 % qui estiment que les femmes exagèrent effectivement leurs maux. 5 % déclarent ne pas savoir. On est donc face à un rejet largement partagé de ce stéréotype, même si une minorité d'environ un répondant sur dix continue d'y adhérer. L'enseignement le plus saillant est celui du genre. Les femmes rejettent massivement cette idée : 97 % d'entre elles répondent non, contre seulement 2 % de oui. Chez les hommes, le tableau est sensiblement différent : 77 % répondent non, mais 14 % estiment que les femmes exagèrent, et 9 % ne se prononcent pas. Cet écart de douze points entre les hommes répondant oui et les femmes répondant oui constitue le clivage le plus structurant de cette enquête. Il pourrait suggérer que l'adhésion à ce stéréotype reste davantage présente chez les hommes, même si elle y demeure minoritaire. Les personnes se déclarant non binaires se rapprochent du profil féminin, avec 2 % de réponses positives. L'âge dessine une seconde ligne de différenciation, plus modeste. La tranche des 50-64 ans se distingue avec 13 % de réponses oui, soit le taux le plus élevé parmi toutes les classes d'âge. Les 25-34 ans et les 35-49 ans affichent à l'inverse les taux les plus bas, à 7 % chacun. Ces écarts pourraient indiquer une sensibilité plus marquée aux enjeux de santé féminine chez les jeunes adultes, sans qu'il soit possible d'en tirer des conclusions définitives. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte documenté de sous-estimation historique et médicale des douleurs féminines. Des travaux académiques publiés au cours des dernières années pointent l'existence d'un écart de traitement entre hommes et femmes dans la prise en charge de la douleur, parfois désigné sous le terme de « gender pain gap ». Des maladies comme l'endométriose sont associées à des retards de diagnostic liés, en partie, à la banalisation des douleurs menstruelles. Si l'opinion majoritaire rejette l'idée que les femmes exagèrent, cela ne signifie pas nécessairement que les pratiques médicales ou sociales reflètent déjà ce rejet. L'écart entre les déclarations d'opinion et les comportements effectifs reste une question ouverte. Enfin, les résultats présentés ici sont des données brutes, non redressées. L'échantillon peut présenter des déséquilibres de représentation, notamment selon le genre ou l'âge, ce qui invite à interpréter ces chiffres avec prudence, en particulier pour les segments aux effectifs plus restreints. Au fond, la grande majorité des répondants rejette l'idée que les femmes exagèrent leurs douleurs ou leur mal-être. L'adhésion résiduelle à ce stéréotype, plus présente chez les hommes et dans les tranches d'âge les plus élevées, invite néanmoins à s'interroger : dans quelle mesure les représentations collectives évoluent-elles réellement, et à quel rythme les pratiques suivent-elles les discours ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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