Sécurité et Justice
Publié le
19/10/2025
Résultats bruts
du 24/07/2026 à 22:10
Depuis toujours
Réponses
1601
Pour
64%
Contre
28%
Ne sais pas
8%
La question de l'insécurité en France occupe une place centrale dans le débat public. Elle se situe à la croisée des statistiques officielles de la délinquance, du ressenti des citoyens et des orientations politiques récentes. Interroger les Français sur l'évolution de l'insécurité, c'est sonder à la fois leur vécu quotidien et leur lecture des transformations de la société. Les résultats recueillis sur Politês font apparaître une adhésion majoritaire à l'idée que l'insécurité a augmenté en France. Près de deux tiers des répondants (64 %) répondent par l'affirmative, contre 28 % qui s'y opposent et 8 % qui ne se prononcent pas. Cette configuration traduit un sentiment largement répandu, sans pour autant constituer un consensus absolu : près d'un tiers des personnes interrogées ne partage pas ce constat. Premier enseignement, un écart générationnel mérite l'attention. Les 18-24 ans (70 %), les 50-64 ans (72 %) et les 65 ans et plus (75 %) expriment une adhésion sensiblement plus forte que les 25-34 ans (60 %) ou les 35-49 ans (58 %). Ces résultats pourraient suggérer que les jeunes adultes en début de parcours, tout comme les générations plus âgées, se montrent davantage sensibles à cette perception, tandis que les tranches d'âge intermédiaires y adhèrent dans une moindre mesure. Deuxième enseignement, la variable de genre introduit un contraste notable. Les femmes (67 %) et les hommes (63 %) convergent globalement, avec un écart modeste. En revanche, les répondants se déclarant non binaires affichent une distribution très différente, avec seulement 27 % d'adhésion et 73 % d'opposition. Ce segment ne compte que 22 répondants, ce qui ne permet pas de tirer de conclusions généralisables et invite à une lecture particulièrement prudente de ce résultat. Troisième enseignement, la catégorie socioprofessionnelle dessine une différence perceptible. Les CSP+ (57 %) adhèrent moins à l'idée d'une insécurité croissante que les CSP- (67 %) ou les inactifs (68 %). Ces écarts pourraient aller dans le sens d'une perception de l'insécurité plus marquée parmi les catégories sociales moins favorisées, potentiellement en lien avec des expositions différenciées à certaines formes de délinquance ou à des conditions de vie distinctes. Cette perception majoritaire s'inscrit dans un contexte documenté. Les bilans statistiques du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure font état d'une évolution contrastée de la délinquance enregistrée : certains indicateurs poursuivaient leur hausse en 2023, quoiqu'en ralentissement, tandis que d'autres reculaient ponctuellement en 2024. Par ailleurs, les enquêtes nationales sur le vécu et le ressenti en matière de sécurité signalent une hausse du sentiment d'insécurité en 2024. Ce décalage entre indicateurs statistiques et ressenti subjectif constitue une tension bien documentée, que ces résultats semblent refléter. Il convient de noter que ces résultats sont issus de données brutes, sans redressement statistique, ce qui peut introduire des biais liés à la composition de l'échantillon. Les segments de très petite taille, comme les non binaires (n=22) ou les agriculteurs exploitants (n=7), ne permettent pas de tirer de conclusions généralisables à l'ensemble de la population. Au-delà des chiffres, ce résultat illustre la force du sentiment d'insécurité en tant que réalité subjective autonome, distincte des seuls indicateurs de délinquance. Il ouvre la question de ce qui, dans l'expérience quotidienne ou dans le traitement médiatique et politique du sujet, façonne cette perception et contribue à la faire persister, voire à s'intensifier.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours