Sécurité et Justice

Publié le

19/10/2025

Pensez vous que l'insécurité a grandi en France

Résultats bruts

du 02/09/2026 à 08:17

Depuis toujours

Réponses

1611

Pour

64%

Contre

28%

Ne sais pas

8%

Synthèse des résultats

La question de l'insécurité en France occupe une place centrale dans le débat public depuis plusieurs années. Entre statistiques officielles aux tendances contrastées et sentiment d'insécurité exprimé par une part croissante de la population, le sujet cristallise des perceptions parfois éloignées des réalités mesurées. Interroger les Français sur ce point permet d'éclairer la façon dont ils appréhendent collectivement cette question. Les résultats recueillis sur Politês dessinent une orientation nette : 64 % des répondants estiment que l'insécurité a augmenté en France, contre 28 % qui pensent le contraire, et 8 % déclarent ne pas savoir. On observe ainsi une adhésion majoritaire à l'idée d'une aggravation, sans que l'opinion soit unanime. Le quart des répondants qui s'y oppose constitue une minorité significative, ce qui traduit une perception partagée mais non consensuelle. Premier enseignement : un écart générationnel notable. Les 18-24 ans (70 %) et les répondants de 50 ans et plus (73 % chez les 50-64 ans, 75 % chez les 65 ans et plus) sont proportionnellement plus nombreux à considérer que l'insécurité a augmenté, tandis que les 25-49 ans se situent légèrement en dessous de la moyenne nationale (58 à 60 %). Ces résultats pourraient suggérer que les perceptions les plus marquées se concentrent aux extrémités de la pyramide des âges, pour des raisons potentiellement différentes : les jeunes adultes pourraient être davantage exposés à certaines formes de violence, tandis que les seniors pourraient davantage s'appuyer sur une comparaison mémorielle avec le passé. Deuxième enseignement : un écart selon le profil socioprofessionnel. Les CSP+ se distinguent avec 57 % de réponses allant dans le sens d'une hausse de l'insécurité, contre 67 % chez les CSP- et 68 % chez les inactifs. Cet écart pourrait aller dans le sens d'une perception différenciée selon les conditions de vie et les environnements quotidiens, les catégories plus favorisées étant peut-être moins exposées à certaines formes d'insécurité, ou moins enclines à partager ce sentiment. Troisième enseignement : les répondantes expriment légèrement plus ce sentiment que les répondants (67 % contre 63 %), un écart modeste mais cohérent avec les données disponibles sur le sentiment d'insécurité, qui indiquent que les femmes, notamment les plus jeunes, déclarent plus fréquemment se sentir en insécurité dans leur quotidien. Cette perception majoritaire d'une insécurité croissante s'inscrit dans un contexte documenté. Les bilans statistiques officiels publiés par le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure font état d'une hausse globale des indicateurs de délinquance enregistrée sur la période récente, même si certains chiffres marquent un ralentissement ou une légère baisse sur des catégories spécifiques en 2024. Par ailleurs, les rapports sur le vécu et le ressenti en matière de sécurité signalent eux-mêmes une hausse du sentiment d'insécurité en 2024. Ces éléments pourraient contribuer à expliquer pourquoi une majorité de répondants perçoivent une dégradation de la situation, même si le tableau statistique d'ensemble demeure nuancé. Ces résultats sont issus d'une collecte brute sans redressement statistique, ce qui invite à une lecture prudente, notamment pour les sous-groupes aux effectifs plus restreints. Au fond, ce que révèle cette consultation, c'est moins une vérité objective sur l'état de la délinquance qu'un état d'esprit collectif : une majorité de Français interrogés a le sentiment que la situation s'est dégradée. La question qui reste ouverte est de savoir dans quelle mesure ce ressenti est alimenté par l'expérience directe, par le traitement médiatique des faits divers, ou par le débat politique — et comment ces différentes sources se combinent selon les profils.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

Téléchargez Politês, l’application qui questionne autrement.

Phone

Nos différences sont notre force.