Sécurité et Justice

Publié le

19/10/2025

Pensez vous que l'insécurité a grandi en France

Résultats bruts

du 16/07/2026 à 20:55

Depuis toujours

Réponses

1600

Pour

64%

Contre

28%

Ne sais pas

8%

Synthèse des résultats

La question de l'insécurité en France est l'une des plus structurantes du débat public. Elle met en tension des réalités statistiques nuancées et un sentiment diffus d'insécurité qui touche une large partie de la population. Interroger les Français sur ce sujet, c'est sonder à la fois leur vécu, leur rapport à l'information et leur confiance dans les institutions. Le résultat global est sans ambiguïté : une majorité des répondants sur Politês considère que l'insécurité a augmenté en France. Près de deux tiers d'entre eux (64 %) partagent cette perception, tandis que 28 % la rejettent et 8 % déclarent ne pas savoir. La dynamique majoritaire est nette, même si elle est loin d'un consensus absolu. Premier enseignement : un écart selon le genre mérite attention. Les femmes adhèrent davantage à cette perception (67 %) que les hommes (63 %), une différence modeste mais cohérente avec un ressenti du risque souvent documenté comme plus présent chez les femmes. Les personnes se déclarant non binaires se distinguent quant à elles très nettement, avec seulement 27 % de réponses favorables contre 73 % défavorables. Ce résultat est notable, bien que la taille réduite de cet effectif invite à l'interpréter avec prudence. Deuxième enseignement : un gradient générationnel se dessine. Les 18-24 ans (70 %), les 50-64 ans (72 %) et les 65 ans et plus (75 %) expriment une perception plus prononcée de la hausse de l'insécurité. Les tranches d'âge intermédiaires, notamment les 25-34 ans (60 %) et les 35-49 ans (58 %), sont légèrement en retrait. On pourrait émettre l'hypothèse que les seniors, plus exposés à certains médias traditionnels et potentiellement plus sensibles aux discours sécuritaires, seraient davantage enclins à percevoir une dégradation. Chez les plus jeunes, la forte adhésion pourrait davantage refléter une exposition aux faits divers relayés sur les réseaux sociaux. Troisième enseignement : la catégorie socioprofessionnelle introduit un écart notable. Les CSP+ (cadres et professions intellectuelles supérieures) adhèrent moins à cette perception (57 %) que les CSP- (67 %) ou les inactifs (68 %). Cela pourrait aller dans le sens d'une lecture différenciée du risque selon le milieu social, les catégories plus favorisées disposant peut-être de ressources symboliques ou matérielles qui modèrent ce sentiment. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la réalité statistique de la criminalité en France est elle-même contrastée : hausse des violences physiques et des tentatives d'homicide d'un côté, baisse des vols de véhicules de l'autre. La baisse du taux d'élucidation des crimes et délits, qui rend moins visible l'action de la justice, pourrait contribuer à renforcer un sentiment d'impunité perçue. Les déclarations récentes de responsables politiques qualifiant la situation d'alarmante ont pu également amplifier cette perception dans l'espace public. Ces données sont issues de résultats bruts, sans redressement statistique. Les analyses par sous-groupe doivent donc être lues avec prudence, en particulier pour les segments dont l'effectif est réduit. En définitive, la perception d'une insécurité croissante est partagée par une majorité des répondants sur Politês, mais elle n'est pas homogène : elle varie selon l'âge, le genre et la catégorie socioprofessionnelle. La question qui reste ouverte est de savoir dans quelle mesure ce ressenti reflète une réalité vécue ou une représentation façonnée par l'environnement informationnel et politique.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

Téléchargez Politês, l’application qui questionne autrement.

Phone

Nos différences sont notre force.