Vie Pratique et Consommation
Publié le
17/12/2025
Résultats ajustés
du 04/10/2026 à 03:08
Depuis toujours
Réponses
841
Quotidiennement ! 💫
43%
Régulièrement 👍
9%
Occasionnellement 🤏
15%
Jamais 👎
33%
Le bijou, au-delà de sa fonction ornementale, constitue un marqueur d'identité, de style et parfois de statut. Interroger les Français sur leur rapport aux bijoux au quotidien, c'est sonder une pratique culturelle ancrée dans des traditions séculaires autant que dans les tendances contemporaines. Globalement, le port de bijoux — hors alliance — est une réalité pour une majorité des répondants interrogés sur Politês. Près de deux tiers d'entre eux déclarent en porter, à des degrés divers : 42 % quotidiennement, 9 % régulièrement et 15 % occasionnellement. À l'inverse, 34 % affirment n'en porter jamais. La pratique quotidienne domine nettement, dessinant un paysage où le bijou reste un compagnon ordinaire pour une large part de la population. L'enseignement le plus marquant de ces résultats est l'écart considérable entre les femmes et les hommes. Parmi les femmes, 87 % déclarent porter des bijoux, dont 55 % quotidiennement. Du côté des hommes, la situation s'inverse : 57 % affirment n'en porter jamais, et seuls 31 % en portent avec une certaine régularité. Cet écart pourrait suggérer que le bijou reste, dans les représentations et usages contemporains, davantage associé à la féminité, même si une part non négligeable d'hommes s'y investissent. Un écart générationnel mérite également d'être relevé. Chez les 15-17 ans, 65 % portent des bijoux, dont 51 % quotidiennement. Cette proportion tend à décroître avec l'âge : chez les 25-34 ans, le port quotidien s'établit à 36 %, et chez les 50-64 ans, il n'est plus que de 27 %, tandis que 58 % de cette tranche d'âge déclarent ne jamais en porter. Le bijou apparaît ainsi plus présent chez les jeunes générations, ce qui pourrait aller dans le sens d'une évolution des codes de style et d'expression personnelle — portée notamment, selon certaines hypothèses, par l'influence des réseaux sociaux et des célébrités. Sur le plan socioprofessionnel, un résultat mérite attention : les CSP- déclarent porter des bijoux quotidiennement dans 51 % des cas, contre 42 % chez les CSP+. Ce constat invite à nuancer l'idée selon laquelle le port de bijoux serait principalement un marqueur de pouvoir d'achat. Il pourrait également être lu à la lumière du développement de la bijouterie fantaisie, segment accessible et en forte croissance, qui aurait contribué à démocratiser la pratique au-delà des clivages socioéconomiques classiques. Ces résultats sont issus d'un échantillon redressé de 834 répondants, ce qui confère à l'ensemble une bonne robustesse statistique. Les effectifs très réduits pour les DOM-TOM et la catégorie non binaire ne permettent pas d'en tirer des enseignements fiables. Au final, si le port de bijoux reste une pratique majoritaire en France, il est loin d'être uniforme : il se structure autour de logiques de genre, d'âge et, dans une moindre mesure, de catégorie socioprofessionnelle. La question qui demeure ouverte est celle de l'évolution de ces pratiques : le mouvement de démocratisation du bijou, notamment fantaisie, est-il en train de rebattre les cartes de ces clivages traditionnels ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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