Politique

Société

Publié le

21/10/2025

Vous poseriez-vous la question de quitter la France si l’extrême droite prenait le pouvoir ?

Résultats bruts

du 17/07/2026 à 17:27

Depuis toujours

Réponses

4806

Oui

35%

Non

57%

Ne sais pas

8%

Synthèse des résultats

La montée en puissance des partis d'extrême droite dans le paysage politique français suscite régulièrement des débats sur les conséquences qu'un tel changement de pouvoir pourrait entraîner pour la société. Parmi les questions que ce scénario génère, celle d'un éventuel départ du territoire est l'une des plus révélatrices des perceptions et des craintes qu'il inspire. C'est dans ce cadre que les répondants sur Politês ont été interrogés : se poseraient-ils la question de quitter la France si l'extrême droite prenait le pouvoir ? La tendance principale qui se dégage est un refus majoritaire de l'envisager. 57 % des répondants déclarent qu'ils ne se poseraient pas cette question, contre 35 % qui affirment qu'ils se la poseraient. 8 % expriment une incertitude. On est donc loin d'un basculement d'opinion, mais la proportion de répondants prêts à envisager cette hypothèse reste notable, représentant plus d'un tiers des personnes interrogées. Le premier enseignement marquant concerne les écarts selon le genre. Les femmes sont significativement plus nombreuses à répondre oui, à 42 %, contre 31 % chez les hommes. Les personnes se déclarant non binaires affichent quant à elles 66 % de réponses positives, sur un effectif de 88 répondants qui invite à la prudence dans l'interprétation. Cet écart entre hommes et femmes pourrait suggérer des perceptions différenciées des conséquences d'un tel changement politique, sans qu'il soit possible d'en établir la cause avec certitude. Le deuxième enseignement notable concerne la dimension générationnelle. On observe un écart marqué entre les plus jeunes et les plus âgés : 45 % des 15-17 ans se poseraient la question du départ, contre seulement 22 % des 65 ans et plus. Cette tendance décroissante avec l'âge pourrait aller dans le sens d'une sensibilité plus forte à cette hypothèse chez les générations les plus jeunes, peut-être davantage inscrites dans des mobilités géographiques et professionnelles, ou davantage exposées à certains récits politiques. Du côté des catégories socioprofessionnelles, les inactifs — qui incluent notamment les étudiants — se distinguent avec 40 % de réponses positives, contre 30 % chez les CSP-. Les CSP+ se situent dans la moyenne globale à 35 %. Ces écarts, bien que modérés, pourraient s'inscrire dans un contexte où les situations professionnelles et les horizons de mobilité diffèrent sensiblement selon les groupes. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte politique et migratoire particulier. La France a connu une accélération des débats législatifs sur l'immigration ces dernières années, avec plusieurs réformes successives. Les questions relatives à la nationalité, au droit du sol et, plus largement, à l'identité nationale sont devenues un terrain de confrontation politique régulier. Par ailleurs, certains baromètres récents témoignent d'un rapport ambivalent des expatriés français à leur pays d'origine, avec une image de la France en recul. Ce contexte pourrait contribuer à rendre l'hypothèse d'un départ davantage concevable pour une partie des personnes interrogées, sans que l'on puisse en tirer de conclusions causales. Ces résultats sont issus de données brutes, sans redressement statistique. L'échantillon présente possiblement des biais de représentation, notamment une surreprésentation des jeunes adultes, ce qui invite à nuancer toute généralisation à l'ensemble de la population française. En définitive, si une majorité des répondants écarte l'idée de se poser la question du départ, une part non négligeable l'envisage, avec des variations sensibles selon l'âge, le genre et la situation professionnelle. La question reste ouverte : ces dispositions déclarées reflètent-elles des intentions concrètes ou davantage un signal d'inquiétude vis-à-vis d'un scénario politique hypothétique ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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