Politique

Société

Publié le

21/10/2025

Vous poseriez-vous la question de quitter la France si l’extrême droite prenait le pouvoir ?

Résultats bruts

du 15/09/2026 à 07:39

Depuis toujours

Réponses

4891

Oui

36%

Non

56%

Ne sais pas

8%

Synthèse des résultats

La question d'un éventuel départ de France en cas d'arrivée au pouvoir de l'extrême droite constitue un indicateur d'ordre psychologique davantage que d'intention ferme. Elle permet de mesurer un niveau d'inquiétude, ou de rejet, face à un scénario politique donné. Dans l'ensemble, une majorité nette des répondants interrogés sur Politês se dit non concernée par cette éventualité : 56 % indiquent qu'ils ne se poseraient pas cette question, contre 36 % qui affirment qu'ils se la poseraient. 8 % se déclarent sans opinion. Le tableau d'ensemble est donc celui d'un rejet majoritaire de l'hypothèse, sans pour autant effacer une fraction significative de la population qui manifeste, à tout le moins, une forme d'inquiétude face à ce scénario. **Un écart marqué selon le genre** Les femmes sont nettement plus nombreuses à répondre oui (43 %) que les hommes (31 %). Les personnes se définissant comme non binaires affichent quant à elles un taux de 66 %, ce qui en fait le groupe le plus enclin à envisager la question d'un départ. Ces écarts pourraient suggérer que la perception des risques associés à une gouvernance d'extrême droite varie sensiblement selon l'identité de genre, peut-être en lien avec des préoccupations relatives aux droits et aux libertés. **Une gradation selon l'âge** Les 15-17 ans sont les plus nombreux à envisager la question (46 %), à quasi-égalité avec ceux qui répondent non (47 %). La proportion diminue régulièrement avec l'âge, pour atteindre 23 % chez les 65 ans et plus. Cela pourrait aller dans le sens d'une perception du risque plus vive chez les jeunes générations, ou d'un attachement plus affirmé au territoire chez les répondants plus âgés. **Un clivage entre actifs et inactifs** Les inactifs, qui constituent le groupe socio-professionnel le plus représenté dans l'échantillon, se distinguent par un taux de oui plus élevé (40 %) que les CSP+ (35 %) ou les CSP- (30 %). On peut émettre l'hypothèse que les catégories socio-professionnelles moins élevées expriment davantage de contraintes pratiques à l'égard d'un éventuel départ, au-delà de la seule dimension politique. **Un résultat à replacer dans son contexte** Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le Rassemblement National a progressivement élargi son assise électorale en France, tout en cherchant à normaliser son image. La progression des formations d'extrême droite, observée dans plusieurs démocraties européennes, a réactivé des débats sur les conditions de vie des minorités et sur la solidité du consensus républicain. Des personnalités intellectuelles ont, à plusieurs reprises, évoqué publiquement la possibilité d'un départ du territoire, traduisant une inquiétude qui dépasse les cercles strictement militants. Il convient de préciser que ces résultats sont issus d'une collecte brute, sans redressement statistique. Certains segments de population, dont les effectifs sont insuffisants pour permettre une lecture fiable, n'ont pas fait l'objet d'un commentaire spécifique. **En synthèse** Si une majorité des Français interrogés ne se poserait pas la question d'un départ en cas d'arrivée au pouvoir de l'extrême droite, près d'un tiers ne l'exclut pas. Cette disposition varie sensiblement selon le genre et l'âge, ce qui invite à s'interroger sur la nature des préoccupations sous-jacentes : inquiétude pour des droits spécifiques, rapport différencié à l'identité nationale, ou confiance inégale dans la capacité des institutions françaises à résister à un changement de cap politique.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

Téléchargez Politês, l’application qui questionne autrement.

Phone

Nos différences sont notre force.