Politique

Société

Publié le

21/10/2025

Vous poseriez-vous la question de quitter la France si l’extrême droite prenait le pouvoir ?

Résultats bruts

du 04/07/2026 à 21:41

Depuis toujours

Réponses

4783

Oui

35%

Non

57%

Ne sais pas

8%

Synthèse IA — bêta

La question de l'éventuel départ de France en cas d'arrivée de l'extrême droite au pouvoir touche à un point sensible du débat politique contemporain. Elle ne mesure pas tant une intention concrète d'expatriation qu'une disposition d'esprit : un signal sur la manière dont une partie des répondants perçoit et anticipe un changement de régime politique. Dans l'ensemble, une majorité des répondants répond par la négative : 57 % déclarent qu'ils ne se poseraient pas cette question, contre 35 % qui affirment que si. 8 % se disent incertains. Ces résultats révèlent une population divisée, sans consensus tranché d'un côté comme de l'autre, avec une tendance nette mais non écrasante au refus de l'idée d'un départ. Premier enseignement notable : les femmes se distinguent sensiblement des hommes. 42 % des femmes répondent oui, contre 31 % des hommes, soit un écart de onze points. Les personnes se déclarant non binaires affichent quant à elles un taux de réponses positives de 66 %, ce qui constitue le niveau le plus élevé parmi l'ensemble des segments analysés. Ces écarts pourraient suggérer que la perception des risques liés à une gouvernance d'extrême droite varie selon le genre, peut-être en lien avec des enjeux perçus comme plus directement menaçants pour certains groupes. Deuxième enseignement : un écart générationnel marqué se dessine. Les 15-17 ans sont les plus enclins à répondre oui (45 %), devant les 35-49 ans et les 18-24 ans (37 % chacun). À l'inverse, les tranches d'âge les plus élevées se montrent beaucoup plus stables dans leur ancrage au territoire : 29 % des 50-64 ans et 22 % des 65 ans et plus envisageraient de se poser la question. Cette progression régulière avec l'âge pourrait aller dans le sens d'un rapport différent au pays, à la mobilité ou aux perspectives d'avenir selon les générations. Troisième enseignement : les inactifs, incluant notamment les étudiants et les jeunes sans emploi, affichent un taux de réponses positives de 40 %, légèrement supérieur à celui des CSP+ (35 %) et des CSP- (30 %). Ce résultat peut être lu en regard de la structure d'âge de ce groupe, plus jeune en moyenne. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte politique où la question d'une accession au pouvoir du Rassemblement National est devenue un scénario régulièrement envisagé et débattu. Les élections européennes de 2024 ont confirmé la forte progression de ce parti en France, alimentant des interrogations sur l'évolution du paysage politique national. Par ailleurs, les données collectées auprès des Français établis à l'étranger font état d'une perception de la France en recul, ce qui constitue une toile de fond utile pour comprendre pourquoi la question d'un éventuel départ peut résonner différemment selon les profils. Les données mobilisées ici sont des données brutes non redressées, ce qui invite à une lecture prudente, en particulier sur les segments où les effectifs sont plus limités. Les résultats présentés sont issus des réponses recueillies par Politês et reflètent les opinions exprimées par les répondants à ce sondage. Au final, si une majorité des répondants écarte l'idée d'un départ, plus d'un tiers se dit prêt à envisager au moins la question. Ce résultat interroge moins sur des velléités concrètes d'émigration que sur la nature des liens entre sentiment d'appartenance, perception des risques politiques et rapport à la mobilité. Dans quelle mesure ces dispositions d'esprit traduisent-elles une défiance politique durable, ou restent-elles des réactions conjoncturelles à un contexte perçu comme incertain ? La question mérite d'être posée.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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