Politique

Société

Publié le

21/10/2025

Vous poseriez-vous la question de quitter la France si l’extrême gauche prenait le pouvoir ?

Résultats bruts

du 03/10/2026 à 06:54

Depuis toujours

Réponses

4392

Oui

28%

Non

65%

Ne sais pas

7%

Synthèse des résultats

La montée des forces politiques situées à l'aile radicale du spectre suscite, depuis plusieurs années, des interrogations sur les réactions qu'un éventuel changement de régime pourrait provoquer au sein de la population. La question posée ici est directe : les Français envisageraient-ils de quitter le pays si l'extrême gauche accédait au pouvoir ? Elle met en lumière, au-delà de la seule hypothèse politique, le rapport des citoyens à leur territoire national face à un changement radical de gouvernance. Le résultat global indique une réponse majoritairement négative. Parmi les 4 391 répondants ayant participé à ce sondage sur Politês, 65 % répondent non, tandis que 28 % déclarent qu'ils se poseraient effectivement la question. 7 % expriment une indécision. On n'est donc pas face à un sentiment de rejet généralisé, mais la proportion d'environ un répondant sur quatre qui envisagerait cette question mérite attention. Premier enseignement : un écart générationnel notable. Les répondants de 50 à 64 ans sont les plus enclins à se poser la question, à 40 %, suivis des 65 ans et plus à 38 %. À l'inverse, les 35-49 ans sont les moins disposés à envisager un départ, avec 22 % de réponses affirmatives. Cela pourrait suggérer que les générations plus âgées, davantage exposées à des cycles politiques de transformation économique, associeraient plus fortement l'hypothèse d'un gouvernement d'extrême gauche à une menace concrète sur leur cadre de vie ou leur patrimoine. Deuxième enseignement : une différence selon le genre. Les hommes se déclarent légèrement plus enclins à se poser la question (29 %) que les femmes (25 %). Les répondants s'identifiant comme non binaires affichent un taux nettement plus faible, à 13 %, avec un taux de refus atteignant 83 %. Ce dernier résultat pourrait aller dans le sens d'une plus grande proximité idéologique perçue avec les valeurs portées par l'extrême gauche au sein de ce groupe. Troisième enseignement : les agriculteurs exploitants ressortent avec un taux de réponse affirmative élevé, à 48 %, bien que la taille réduite de ce segment invite à la prudence dans l'interprétation. Parmi les catégories socioprofessionnelles aux effectifs plus représentatifs, les écarts restent modestes : les CSP+ répondent oui à 27 %, les CSP- à 26 %, les inactifs à 28 %. L'effet de la catégorie socioprofessionnelle apparaît donc limité sur cette question. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte politique où les propositions économiques associées à l'extrême gauche — telles que la socialisation des moyens de production, la refonte fiscale ou l'abrogation de certaines réformes structurelles — nourrissent des inquiétudes dans certains milieux, notamment entrepreneuriaux. Historiquement, les périodes de recomposition politique radicale ont souvent coïncidé avec des interrogations sur la mobilité des personnes et des capitaux. La fragmentation politique observée depuis 2024 et l'absence de majorité stable pourraient amplifier l'incertitude perçue. Ces résultats étant bruts, sans redressement de l'échantillon, une certaine prudence s'impose dans leur interprétation. La composition de l'échantillon, notamment la surreprésentation des jeunes adultes, peut influencer les résultats globaux. En définitive, si une large majorité des répondants n'envisagerait pas de quitter le pays en cas d'accession de l'extrême gauche au pouvoir, la proportion non négligeable qui se poserait la question — et son profil plus marqué chez les générations les plus âgées — invite à s'interroger sur la manière dont les Français perçoivent les conséquences concrètes d'un tel scénario politique sur leur quotidien et leur avenir.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

Téléchargez Politês, l’application qui questionne autrement.

Phone

Nos différences sont notre force.