Politique

Société

Publié le

16/07/2025

Pour ou contre la suppression de deux jours fériés ?

Résultats ajustés

du 16/09/2026 à 00:06

Depuis toujours

Réponses

1431

Pour

6%

Contre

94%

Synthèse des résultats

La proposition de supprimer deux jours fériés, avancée par le Premier ministre François Bayrou dans le cadre des orientations budgétaires pour 2026, a rapidement suscité un vif débat en France. Présentée comme un levier pour stimuler la production et alléger les finances publiques, cette mesure touche à des symboles forts, qu'il s'agisse de commémorations historiques ou de pratiques sociales ancrées dans le quotidien. La position des répondants interrogés sur cette question est d'une netteté rare : 94 % se déclarent contre la suppression de deux jours fériés, contre seulement 6 % favorables. Ce niveau d'opposition, sensiblement supérieur à ce que l'on observe habituellement sur des sujets de politique économique, traduit un rejet très largement partagé, indépendamment des clivages habituels. Premier enseignement : l'opposition est quasi uniforme entre hommes et femmes, avec une intensité légèrement différente selon le sexe. Les femmes se déclarent contre à 97 %, soit un écart de six points par rapport aux hommes (91 %). Ce différentiel, modeste mais réel, pourrait suggérer une sensibilité particulièrement prononcée chez les femmes à toute mesure perçue comme une réduction des droits sociaux acquis, sans qu'il soit possible d'en établir la cause directe. Deuxième enseignement : l'âge constitue la variable la plus différenciante. L'opposition est maximale chez les jeunes, atteignant 98 % chez les 15-17 ans et 96 % chez les 18-24 ans. Elle reste très élevée chez les 25-34 ans (97 %) et les 35-49 ans (92 %). C'est chez les 50-64 ans que la part favorable est la plus haute, à 13 %, suivie des 65 ans et plus (12 %). Ces deux tranches d'âge, sans être majoritairement favorables, affichent une résistance moins uniforme. On pourrait émettre l'hypothèse d'une perception différenciée de l'effort collectif selon les générations, les actifs plus âgés pouvant davantage envisager un arbitrage entre temps de travail et performance économique. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles révèlent un écart notable. Les CSP+ se déclarent contre à 92 %, quand les CSP- atteignent 98 % d'opposition. Ce résultat pourrait suggérer que les personnes aux revenus plus modestes perçoivent davantage les jours fériés comme un avantage concret difficile à compenser, là où une partie des catégories supérieures pourrait envisager cette mesure sous un angle économique ou managérial. Mis en perspective, ce rejet s'inscrit dans un contexte documenté : plusieurs sondages nationaux avaient déjà relevé une opposition très large à cette mesure, les syndicats de salariés s'y étaient fermement opposés, et des partis politiques habituellement proches du gouvernement avaient exprimé des réserves. La proposition concerne par ailleurs des jours fériés chargés de sens historique, comme le 8 mai commémorant la victoire de 1945, ce qui pourrait amplifier la dimension symbolique du rejet. Les données collectées par Politês ont fait l'objet d'un redressement statistique afin de mieux refléter la diversité de la population française. Au-delà des chiffres, cette consultation révèle une forme de consensus transversal, rare sur des questions de politique économique. La question qui reste ouverte est celle des conditions dans lesquelles un effort collectif pourrait être perçu comme légitime et équitablement réparti par une majorité de Français.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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