Politique

Société

Publié le

16/07/2025

Pour ou contre la suppression de deux jours fériés ?

Résultats ajustés

du 31/10/2026 à 07:20

Depuis toujours

Réponses

735

Pour

5%

Contre

95%

Synthèse des résultats

La suppression de deux jours fériés, avancée par le Premier ministre François Bayrou dans le cadre des grandes orientations budgétaires pour 2026, a rapidement structuré le débat public autour d'une tension entre logique de performance économique et attachement au temps social. La question posée aux répondants sur Politês — pour ou contre cette mesure — permet de mesurer l'ampleur de l'adhésion ou du rejet de cette proposition au sein de la population française. Le résultat est particulièrement tranché : 96 % des répondants se déclarent contre la suppression de deux jours fériés, contre seulement 4 % en faveur. Ce niveau de consensus dépasse largement les clivages habituels observés sur les questions économiques et sociales. Premier enseignement, l'opposition à cette mesure transcende les différences de genre. Les femmes y sont défavorables à 98 %, les hommes à 93 %. L'écart, s'il existe, reste limité et ne remet pas en cause la dynamique d'ensemble : dans les deux cas, la mesure suscite un rejet très net. Deuxième enseignement, on observe une variation générationnelle notable. Les tranches d'âge les plus jeunes expriment une opposition quasi unanime : 98 % chez les 15-17 ans, 96 % chez les 18-24 ans. Les 50-64 ans constituent la tranche d'âge la plus nuancée, avec 87 % contre et donc 13 % pour — même si la très grande majorité reste opposée à la mesure. Cette légère variation pourrait suggérer que les actifs proches de la fin de carrière sont marginalement plus ouverts à la proposition, sans que cela modifie en rien la tendance générale. Troisième enseignement, la position socioprofessionnelle ne semble pas constituer un facteur de différenciation significatif. Les CSP+ s'opposent à la mesure à 95 %, les CSP- à 98 %, et les inactifs à 94 %. L'hostilité paraît partagée de manière homogène, indépendamment de la situation professionnelle. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte de vif débat entre acteurs économiques et sociaux. Les syndicats de salariés dénoncent une mesure qui se traduirait, selon leurs calculs, par un effort non rémunéré représentant environ 1 % de la masse salariale. Du côté des organisations patronales, la mesure a reçu un accueil plus favorable, certaines la présentant comme un levier de compétitivité. Ce clivage entre acteurs économiques et salariés ne se retrouve pas dans les résultats observés : même les catégories supposément plus proches d'une logique de performance expriment un rejet largement partagé. Il convient également de noter que les jours fériés concernés — comme le 8 mai ou le lundi de Pâques — sont porteurs de dimensions commémoratives et culturelles susceptibles de renforcer l'attachement collectif à ces journées, au-delà du seul calcul économique. Les résultats ont été redressés pour refléter la population française dans son ensemble, ce qui en renforce la représentativité. Au-delà des chiffres, ce résultat invite à s'interroger sur les conditions dans lesquelles une réforme touchant au temps de travail et au temps social pourrait être acceptée par l'opinion. Dans quelle mesure la perception d'une répartition équitable des efforts serait-elle susceptible de modifier ce rapport de force ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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