Politique

Société

Publié le

16/07/2025

Pour ou contre la suppression de deux jours fériés ?

Résultats ajustés

du 17/07/2026 à 10:07

Depuis toujours

Réponses

1440

Pour

8%

Contre

92%

Synthèse des résultats

La question de la suppression de deux jours fériés s'inscrit dans un débat récurrent sur le temps de travail et la compétitivité économique française. Portée en juillet 2025 par le Premier ministre François Bayrou dans le cadre du budget 2026, avec le lundi de Pâques et le 8 mai comme jours ciblés, cette proposition cristallise des enjeux qui dépassent largement la seule arithmétique budgétaire : mémoire collective, qualité de vie, conception du travail et équilibre des finances publiques se trouvent simultanément convoqués. Sur ce sujet, les répondants sur Politês expriment une position d'une clarté remarquable. Avec 93 % d'opposants pour seulement 7 % de partisans, le rejet de la mesure s'impose comme le résultat dominant, et ce de manière très homogène à travers les différentes catégories de population interrogées. Il s'agit là d'un des degrés de convergence les plus élevés que l'on puisse observer sur une question de politique publique. Premier enseignement : les femmes se montrent encore plus réticentes que les hommes à cette mesure. Chez les femmes, 97 % se déclarent contre, contre 88 % chez les hommes. Cet écart, bien qu'il s'inscrive dans un rejet global très large, mérite d'être noté : il pourrait aller dans le sens d'une sensibilité plus forte aux conditions de travail et à l'organisation du temps quotidien chez les femmes, qui assument statistiquement une part plus importante des responsabilités domestiques et familiales. Deuxième enseignement : un écart générationnel se dessine, même si toutes les tranches d'âge rejettent la mesure. Les 50-64 ans et les 65 ans et plus affichent les proportions de soutien les plus élevées, à respectivement 13 % et 12 %, tandis que les moins de 35 ans se situent entre 2 % et 4 % de partisans. On pourrait émettre l'hypothèse que les générations plus jeunes, davantage exposées à des formes de travail précaires ou intensives, se montrent particulièrement attachées aux garanties collectives que représentent les jours fériés. Troisième enseignement : la catégorie socioprofessionnelle introduit une nuance. Les CSP+ affichent 11 % de partisans, contre 2 % seulement chez les CSP-, et 6 % chez les inactifs. Ce gradient pourrait aller dans le sens d'une perception différenciée du travail selon la position dans l'échelle sociale : pour les catégories moins qualifiées, souvent moins autonomes dans l'organisation de leur temps, la suppression d'un jour férié représenterait une perte plus tangible et moins compensable. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la France débat, depuis plusieurs décennies, de l'articulation entre productivité, qualité de vie et mémoire nationale. Le 8 mai, qui commémore la Victoire de 1945, revêt une dimension historique et symbolique que de nombreux acteurs, des syndicats aux associations d'anciens combattants, considèrent comme non négociable. Par ailleurs, les estimations d'impact économique de la mesure font l'objet de débats entre experts : certains économistes doutent que les gains de productivité attendus se matérialisent effectivement, notamment au regard des spécificités du droit du travail français. Au-delà des chiffres, ce qui ressort de cette consultation, c'est la profondeur du rejet d'une mesure perçue, au-delà de sa dimension technique, comme touchant à quelque chose de fondamental dans le rapport des Français au travail et au temps collectif. La question qui demeure ouverte est celle de savoir si ce consensus d'opposition reflète un attachement durable à ces équilibres, ou s'il traduit avant tout une défiance conjoncturelle à l'égard du contexte politique dans lequel cette proposition est formulée.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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