Politique

Santé

Publié le

13/10/2025

Pour ou contre l'euthanasie ?

Résultats bruts

du 25/07/2026 à 20:15

Depuis toujours

Réponses

1361

Pour

83%

Contre

10%

Sans opinion

7%

Synthèse des résultats

La question de l'euthanasie et de l'aide à mourir figure parmi les sujets de société les plus débattus en France depuis plusieurs décennies. Elle engage des valeurs fondamentales — liberté individuelle, dignité humaine, rôle de la médecine — et continue d'alimenter des discussions intenses dans les sphères politiques, médicales et religieuses. Les résultats recueillis auprès des répondants sur Politês révèlent une adhésion majoritaire et large en faveur de l'euthanasie : 83 % se déclarent pour, contre 10 % d'opposants et 7 % sans opinion. Ce résultat dessine un consensus fort, dans lequel les positions contraires ou indécises demeurent très minoritaires. Premier enseignement : le genre ne constitue pas une ligne de clivage notable. Les hommes se déclarent favorables à 83 %, les femmes à 85 %. Cet écart, quasi imperceptible, pourrait suggérer que l'opinion sur cette question transcende la variable de genre — ce qui est relativement rare pour un sujet aussi chargé éthiquement. Deuxième enseignement : une variation selon l'âge mérite attention. Les répondants âgés de 25 à 34 ans affichent le niveau de soutien le plus élevé (87 %), tandis que les 50-64 ans se distinguent par une position plus réservée : 78 % pour, et surtout 20 % contre, soit le double de la moyenne générale. Cette différence pourrait aller dans le sens d'une sensibilité plus prononcée aux enjeux de fin de vie chez les personnes proches de cet horizon de vie, ou d'une adhésion plus forte à certaines valeurs traditionnelles. Elle reste toutefois relative dans un contexte où l'accord demeure largement majoritaire dans toutes les tranches d'âge. Troisième enseignement : la variable socioprofessionnelle ne trace pas de division significative. Les CSP+ (84 %), les CSP- (86 %) et les inactifs (81 %) partagent des niveaux de soutien très proches, ce qui renforce l'idée d'un consensus qui dépasse les clivages socio-économiques habituels. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte législatif en évolution progressive. La loi Leonetti de 2005, puis la loi Claeys-Leonetti de 2016, ont établi des droits en matière de fin de vie sans pour autant légaliser l'euthanasie active. Des propositions législatives récentes, comme celle portée par le député Falorni, témoignent d'une dynamique parlementaire en cours. Par ailleurs, le Comité consultatif national d'éthique a ouvert en 2022 la voie à une réflexion plus large sur l'aide active à mourir, reconnaissant les limites de la sédation profonde pour certains profils de patients. L'opinion exprimée ici pourrait ainsi refléter une attente sociale qui précède ou accompagne ces évolutions institutionnelles. Ces résultats étant bruts et non redressés, une certaine prudence s'impose dans leur interprétation. L'échantillon, bien que substantiel, peut présenter des déséquilibres de représentativité. Au final, ce qui ressort de cette consultation, c'est moins la surprise d'une adhésion favorable que la stabilité de ce consensus à travers les différentes composantes de la population. La question qui reste ouverte est celle du passage du soutien de principe à une acceptation des modalités concrètes d'une éventuelle législation : c'est là que les nuances liées aux conditions d'application pourraient faire réapparaître des divergences aujourd'hui atténuées.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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