Politique

Société

Publié le

18/03/2026

Pourriez-vous être ami avec une personne du bord politique opposé au votre ?

Résultats ajustés

du 16/07/2026 à 20:01

Depuis toujours

Réponses

1552

Oui

72%

Non

21%

Ne sais pas

7%

Synthèse des résultats

La politique s'invite-t-elle dans nos amitiés ? La question touche à quelque chose de fondamental : la capacité d'une société à maintenir des liens humains par-delà les clivages idéologiques. Dans un contexte où la polarisation politique fait régulièrement l'objet de débats, la disposition des Français à entretenir des relations amicales avec des personnes de convictions opposées en dit long sur la texture du lien social. Sur ce point, une majorité nette se dégage. Près de trois répondants sur quatre, soit 72 %, déclarent qu'ils pourraient être amis avec une personne du bord politique opposé au leur. 21 % répondent par la négative, et 7 % expriment une incertitude. Ces chiffres, issus d'un échantillon redressé de 1 552 répondants interrogés via Politês, traduisent une disposition majoritaire à l'ouverture. Pour autant, plus d'un Français sur cinq estime que l'écart politique constituerait un obstacle réel à une relation amicale. Premier enseignement notable : un écart marqué selon le genre. Les hommes sont 81 % à répondre oui, contre 65 % pour les femmes, soit un écart de 16 points. Cela pourrait suggérer que la politique s'articule différemment dans les sociabilités féminines et masculines, même si les données disponibles ne permettent pas d'en identifier la cause avec certitude. Deuxième enseignement : une relation à l'âge qui mérite attention. Les 15-17 ans sont les moins enclins à répondre oui (61 %), et les plus nombreux à répondre non (32 %). À l'inverse, les 50-64 ans (80 %) et les 65 ans et plus (82 %) affichent les taux d'ouverture les plus élevés. Cet écart générationnel pourrait aller dans le sens d'une plus grande polarisation affective chez les plus jeunes, ou d'une moindre expérience du dialogue avec des profils différents. Ces interprétations restent toutefois hypothétiques en l'état des données. Troisième enseignement : les inactifs expriment une plus grande ouverture (78 % de oui) que les CSP- (66 %). Cela pourrait indiquer que les conditions d'insertion socioprofessionnelle moduleraient la perception de l'altérité politique, sans qu'il soit possible d'établir un lien de causalité direct. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte documenté de polarisation politique croissante en France. Des travaux académiques, notamment ceux portant sur la polarisation affective — définie comme une antipathie croissante envers les partisans du camp adverse, au-delà du seul éloignement idéologique —, décrivent une tendance à la fragmentation du tissu social. Le fait que 72 % des répondants affirment pouvoir dépasser ce clivage dans leurs relations personnelles nuance toutefois l'image d'une société entièrement repliée sur ses appartenances. La surreprésentation de certaines tranches d'âge ou catégories dans les données brutes a été corrigée par redressement, ce qui renforce la robustesse des chiffres globaux. Si une majorité de Français se dit ouverte à l'amitié par-delà les frontières politiques, un cinquième d'entre eux trace néanmoins une ligne. Comprendre ce qui, dans le vécu ou dans le contexte social, nourrit cette résistance — et déterminer si elle tend à se renforcer ou à s'atténuer dans le temps — constituerait une piste d'analyse complémentaire utile.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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