Politique

Société

Publié le

23/10/2025

Quel président a été, selon vous, le pire ?

Résultats ajustés

du 03/07/2026 à 12:57

Depuis toujours

Réponses

596

Sarkozy

17%

Hollande

14%

Macron

56%

Ne sais pas

13%

Synthèse des résultats

La question de savoir quel président a été le pire est, par nature, profondément subjective. Elle mobilise à la fois des bilans politiques et économiques, des perceptions personnelles de l'action publique et une mémoire souvent façonnée par le débat médiatique. Posée en 2024-2025, dans un contexte de crise politique profonde, elle prend un relief particulier. Les résultats collectés par Politês dessinent une orientation nette : Emmanuel Macron est cité par 56 % des répondants comme le pire président, loin devant Nicolas Sarkozy (17 %) et François Hollande (14 %). 13 % déclarent ne pas savoir. Une option domine clairement, même si une part non négligeable de répondants reste indécise. Premier enseignement : l'écart entre les genres est notable. Les femmes désignent Macron à 64 %, contre 50 % pour les hommes. Ces derniers distribuent davantage leurs jugements négatifs entre Sarkozy (20 %) et Hollande (18 %), là où les femmes concentrent leur appréciation critique sur la présidence en cours. Ces écarts pourraient suggérer des sensibilités différentes selon les politiques menées et les registres de communication présidentiels, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion définitive. Deuxième enseignement : la relation à l'âge dessine un écart générationnel significatif. Chez les 65 ans et plus, Macron est cité par 78 % des répondants, soit le score le plus élevé toutes tranches confondues. Chez les 18-24 ans, ce chiffre descend à 50 %, et le taux d'indécision monte à 25 %. On peut émettre l'hypothèse que les plus jeunes, ayant eu moins d'expérience des présidences précédentes, hésitent davantage dans leur jugement comparatif. Les générations plus âgées, qui ont vécu plusieurs mandats successifs, apparaissent en revanche plus tranchées dans leur appréciation. Il convient de noter que le segment des 65 ans et plus repose sur un nombre de répondants limité, ce qui invite à lire ces chiffres avec prudence. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles modulent le verdict. Chez les CSP+, Macron est cité par 48 %, contre 65 % chez les CSP-. Les catégories moins favorisées apparaissent nettement plus sévères à l'égard de la présidence actuelle. Les CSP+, de leur côté, répartissent davantage leurs jugements entre Sarkozy (21 %) et Hollande (20 %), ce qui pourrait témoigner d'une lecture plus distribuée des responsabilités présidentielles. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte politique récent particulièrement dense. Depuis 2024, la France traverse une période d'instabilité institutionnelle marquée par la dissolution de l'Assemblée nationale, une tripolarisation du paysage parlementaire et une succession de gouvernements de courte durée. Cette séquence alimente inévitablement les jugements rétrospectifs sur la présidence en exercice. Par ailleurs, le recours à l'article 49.3 lors de l'adoption de la réforme des retraites en 2023 a été perçu, par une partie de l'opinion, comme un contournement du débat parlementaire, ce qui a pu contribuer à renforcer un sentiment négatif à l'égard de la présidence actuelle. Les résultats présentés sont redressés pour tenir compte des biais d'échantillonnage et refléter au mieux la population française dans son ensemble. Au-delà des chiffres, ce résultat pose une question de fond sur la manière dont les Français évaluent l'action présidentielle : est-ce le contexte d'un mandat, sa durée ou son actualité qui pèse le plus lourd dans le jugement ? La prédominance du présent dans ces verdicts interroge la façon dont la mémoire politique se forme, et évolue, avec le temps.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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