Vie Pratique et Consommation
Publié le
20/10/2025
Résultats ajustés
du 19/08/2026 à 06:31
Depuis toujours
Réponses
900
Bouteille (eau plate)
20%
Bouteille (gazeuse)
6%
Eau du robinet
69%
Autre
5%
La question de l'eau consommée au quotidien peut sembler anodine, mais elle cristallise des enjeux qui dépassent le simple geste domestique : coût de la vie, confiance dans les institutions sanitaires, sensibilité environnementale et rapport à la qualité perçue des aliments. Interroger les Français sur leur consommation d'eau, c'est aussi prendre le pouls d'un rapport collectif à la sécurité alimentaire et à la consommation responsable. Les résultats sont nets : près de sept répondants sur dix (69 %) déclarent boire de l'eau du robinet. L'eau en bouteille plate arrive en deuxième position à 20 %, suivie de l'eau gazeuse en bouteille à 6 %, et d'autres sources à 5 %. L'ensemble dessine une préférence majoritaire et affirmée pour l'eau du robinet, sans pour autant effacer une part non négligeable d'adeptes de l'eau embouteillée. Premier enseignement : un écart de genre notable. Les hommes déclarent boire l'eau du robinet à 74 %, contre 65 % pour les femmes. Ces dernières sont proportionnellement plus nombreuses à se tourner vers l'eau en bouteille plate (25 % contre 14 %). Cet écart pourrait suggérer des perceptions différenciées selon le genre quant au goût ou à la qualité de l'eau du robinet, ou encore des habitudes d'achat distinctes, sans qu'il soit possible d'en identifier une cause unique. Deuxième enseignement : une variation générationnelle à relever. Les 15-17 ans se distinguent avec seulement 58 % de consommateurs d'eau du robinet et 42 % d'eau en bouteille plate, un profil sensiblement différent des tranches d'âge suivantes. À partir de 18 ans, la part de l'eau du robinet remonte nettement et se stabilise autour de 70 à 74 % jusqu'à 64 ans. Ce profil particulier des plus jeunes pourrait refléter des habitudes encore influencées par le cadre familial, ou une sensibilité différente à la question du goût. Troisième enseignement : des disparités régionales à noter. Le Nord-Est se distingue avec une part d'eau en bouteille plate atteignant 31 %, contre 15 % dans le Sud-Est, qui affiche la proportion la plus élevée d'eau du robinet (77 %). Ces écarts régionaux pourraient être associés à des différences de qualité perçue ou réelle de l'eau selon les territoires, une variable que les données disponibles ne permettent pas d'approfondir. Ce résultat s'inscrit dans un contexte plus large où l'eau du robinet bénéficie d'une image en progression en France. Soumise à des contrôles sanitaires stricts par les Agences Régionales de Santé, elle est souvent présentée comme l'aliment le plus contrôlé du pays, avec un coût et un impact environnemental bien inférieurs à ceux de l'eau embouteillée. Dans le même temps, les débats autour de la présence de substances polluantes — notamment les PFAS, une famille de composés chimiques persistants — dans les eaux destinées à la consommation humaine entretiennent une inquiétude diffuse chez une partie de la population, ce qui pourrait contribuer à maintenir une demande résiduelle pour l'eau en bouteille. Les données recueillies par Politês sont redressées pour refléter au mieux la structure de la population française. Certains segments géographiques ou socioprofessionnels présentent des effectifs trop faibles pour faire l'objet d'une interprétation fiable et sont donc écartés de l'analyse. Au-delà des chiffres, cette question révèle la coexistence de pratiques bien établies et d'arbitrages plus personnels, liés au goût, à la confiance ou aux habitudes. L'eau du robinet s'impose comme le choix dominant, mais l'attachement à l'eau en bouteille demeure présent dans des profils et des territoires spécifiques. La question qui reste ouverte est celle des ressorts de cet attachement : relève-t-il d'une perception de qualité, d'un mode de vie ou d'une méfiance persistante envers l'eau du réseau ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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