Vie Pratique et Consommation
Publié le
05/11/2025
du 23/10/2026 à 15:56
Depuis toujours
Réponses
780
Oui
38%
Non
26%
Des fois
36%
L'attention portée à la composition des aliments est devenue un enjeu central des politiques de santé publique. Entre l'évolution des réglementations sur l'étiquetage, le déploiement d'outils comme le Nutri-Score et la montée en puissance d'applications de décryptage alimentaire, la question de savoir si les consommateurs regardent réellement ce qu'ils mangent au quotidien est loin d'être anecdotique. Les résultats collectés sur Politês, redressés pour refléter la population française dans son ensemble, montrent une opinion partagée en trois blocs relativement équilibrés. Parmi les répondants, 38 % déclarent regarder systématiquement la composition des aliments qu'ils consomment, tandis que 36 % le font seulement parfois. 26 % indiquent ne jamais le faire. La part combinée de ceux qui consultent les étiquettes, régulièrement ou occasionnellement, atteint donc 74 %, ce qui témoigne d'une sensibilisation largement répandue, même si elle reste inégale dans son intensité. Premier enseignement notable : un écart générationnel marqué se dégage des données. Chez les 65 ans et plus, 60 % déclarent regarder systématiquement la composition des aliments, contre seulement 13 % chez les 15-17 ans, qui sont en revanche 48 % à le faire parfois. Cette gradation pourrait suggérer que l'attention portée à l'étiquetage tendrait à se renforcer avec l'âge, ce qui peut s'expliquer, entre autres, par une exposition plus longue aux enjeux de santé ou par des habitudes alimentaires plus ancrées. À l'inverse, les plus jeunes sembleraient adopter une posture plus ponctuelle et moins systématique. Deuxième enseignement : la catégorie socioprofessionnelle est associée à des écarts sensibles. Les CSP+ sont 46 % à regarder systématiquement la composition des aliments, contre 26 % chez les CSP-. Ces derniers sont également plus nombreux à ne jamais consulter les étiquettes (36 % contre 20 %). Ces résultats pourraient aller dans le sens d'un accès différencié à l'information nutritionnelle, que ce soit par la familiarité avec les outils de lecture des étiquettes ou par la nature des arbitrages au moment de l'achat. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la lisibilité de l'étiquetage alimentaire fait l'objet de débats persistants. La déclaration nutritionnelle est obligatoire en Europe depuis le règlement européen n°1169/2011, mais sa compréhension effective par les consommateurs reste questionnée. Le Nutri-Score, adopté sur la base du volontariat et présent sur environ 62 % des volumes de ventes en France en 2024, vise précisément à simplifier cette lecture, sans que son caractère optionnel ne soit à ce jour remis en cause par la législation. La complexité perçue des tableaux nutritionnels pourrait contribuer à expliquer pourquoi une part non négligeable de répondants ne consulte ces informations qu'occasionnellement. Au-delà des chiffres, ces données posent une question de fond : l'information nutritionnelle disponible sur les emballages est-elle suffisamment accessible pour être réellement utilisée par l'ensemble des consommateurs, ou pourrait-elle demeurer plus aisément mobilisable par ceux qui disposent déjà des ressources cognitives et culturelles pour la déchiffrer ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours