Politique

Société

Publié le

20/10/2025

Trouvez-vous que la jeunesse se plaint trop ?

Résultats ajustés

du 23/07/2026 à 22:35

Depuis toujours

Réponses

1400

Oui

37%

Non

54%

Sans opinion

9%

Synthèse des résultats

La question de savoir si la jeunesse se plaint trop touche à une tension générationnelle persistante dans le débat public. Elle met en regard la réalité des difficultés objectives auxquelles les jeunes font face — économiques, sociales et psychologiques — et la perception que les autres générations peuvent avoir de leurs expressions de mécontentement ou de souffrance. Ce type de question révèle autant les représentations collectives que les dynamiques de solidarité ou de distance entre groupes d'âge. Dans l'ensemble, une majorité des répondants sur Politês répond non à cette question : 54 % estiment que la jeunesse ne se plaint pas trop, contre 37 % qui partagent le sentiment inverse, et 9 % sont sans opinion. Ce résultat dessine une opinion publique qui, dans sa globalité, tend plutôt à reconnaître la légitimité des expressions de la jeunesse, sans pour autant dégager un consensus fort. Premier enseignement : un écart générationnel marqué. Plus on avance en âge, plus la proportion de répondants estimant que la jeunesse se plaint trop augmente. Chez les 15-17 ans, seuls 22 % partagent cet avis, contre 25 % des 18-24 ans et 32 % des 25-34 ans. Ce taux monte à 39 % chez les 50-64 ans. La proximité avec la jeunesse, par l'âge ou par l'expérience vécue, pourrait aller de pair avec une plus grande compréhension ou une plus grande identification à ses revendications. Deuxième enseignement : un écart entre hommes et femmes. Les hommes sont proportionnellement plus nombreux à estimer que la jeunesse se plaint trop, à 41 %, contre 34 % des femmes. Cet écart de sept points ne permet pas de conclusions définitives, mais il pourrait s'inscrire dans une sensibilité différente aux questions de bien-être exprimé et de légitimité des plaintes — un thème qui traverse également les débats autour de la santé mentale. Troisième enseignement : les inactifs se distinguent nettement. Parmi les catégories socioprofessionnelles, les inactifs sont les seuls à afficher une majorité de réponses positives, à 50 %, là où les CSP+ et les CSP- se situent respectivement à 30 % et 40 %. Ce groupe, qui inclut retraités et personnes sans emploi, pourrait entretenir un rapport différent à la notion d'effort, de résilience ou de comparaison intergénérationnelle, ce qui pourrait en partie expliquer cet écart. Ces résultats peuvent être lus à la lumière d'un contexte où les difficultés de la jeunesse sont bien documentées : précarité, pression scolaire, dégradation de la santé mentale — notamment chez les jeunes filles entre 2018 et 2022 selon les données de Santé publique France — et sentiment de désillusion vis-à-vis des institutions. Dans ce cadre, la perception que la jeunesse se plaindrait trop pourrait davantage refléter une distance générationnelle ou des représentations différenciées que la réalité des défis auxquels elle est confrontée. Les résultats présentés sont redressés pour refléter la population française dans son ensemble, ce qui en renforce la robustesse. Au fond, si une majorité de Français juge que la jeunesse ne se plaint pas excessivement, la minorité significative qui pense le contraire soulève une question plus large : dans quelle mesure les sociétés perçoivent-elles et reconnaissent-elles les souffrances des générations qui les suivent ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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