Vie Pratique et Consommation
Publié le
21/10/2025
Résultats ajustés
du 18/08/2026 à 21:16
Depuis toujours
Réponses
950
Moins de 2h
20%
Entre 2h et 5h
57%
Plus de 5h
23%
Le temps passé sur son téléphone est devenu un marqueur central des modes de vie contemporains. Derrière une question en apparence anodine se joue un enjeu plus profond : celui de la place du numérique dans le quotidien des Français, à l'heure où les débats sur la dépendance aux écrans, la santé mentale et la régulation des usages occupent une place croissante dans l'espace public. Globalement, une large majorité des répondants sur Politês déclare un usage modéré à soutenu de leur téléphone. 57 % indiquent y passer entre 2 et 5 heures par jour, tandis que 23 % déclarent dépasser les 5 heures quotidiennes. À l'autre extrémité, seuls 20 % affirment rester en dessous des 2 heures. La plage intermédiaire concentre donc l'essentiel des répondants, ce qui suggère un usage devenu structurel dans la journée de la plupart d'entre eux. Le premier enseignement notable concerne l'écart selon le genre. Les femmes déclarent un usage plus intense que les hommes : 27 % d'entre elles se situent au-delà de 5 heures quotidiennes, contre 19 % des hommes. Ces derniers sont, à l'inverse, proportionnellement plus nombreux à déclarer moins de 2 heures d'usage (28 % contre 12 %). Cet écart pourrait refléter des pratiques différenciées selon le genre, notamment autour des réseaux sociaux, sans qu'il soit possible d'en identifier précisément les ressorts à partir de ces seules données. Le deuxième enseignement est générationnel. Les 18-24 ans se distinguent nettement : 45 % déclarent passer plus de 5 heures par jour sur leur téléphone, et seulement 3 % disent y consacrer moins de 2 heures. À mesure que l'âge augmente, la proportion des usages intenses diminue progressivement. Chez les 35-49 ans, la part des plus de 5 heures tombe à 22 %, et chez les 50-64 ans à 21 %. Cette gradation par âge pourrait aller dans le sens d'une intégration différenciée du smartphone selon les générations, les plus jeunes ayant grandi avec cet outil comme interface principale du quotidien. Troisième enseignement, sur le plan socio-professionnel : les CSP- déclarent un usage plus intense que les CSP+. Un tiers des premiers (33 %) se situent au-delà de 5 heures, contre 20 % des seconds. Les inactifs, quant à eux, sont plus nombreux à déclarer moins de 2 heures (29 %), ce qui pourrait refléter une composition plus âgée au sein de cette catégorie. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte documenté : diverses sources font état d'une utilisation quotidienne du smartphone dépassant 5 heures pour une part significative de la population française. Les préoccupations autour des effets de cet usage sur la santé mentale, notamment chez les jeunes, ont alimenté plusieurs initiatives réglementaires récentes, parmi lesquelles l'encadrement de l'accès aux réseaux sociaux pour les mineurs ou les restrictions d'écrans dans les établissements d'accueil de la petite enfance. Les données recueillies sur Politês viennent en partie illustrer l'ampleur d'un phénomène que les politiques publiques cherchent désormais à mieux encadrer. Il convient de rappeler que ces résultats reposent sur des déclarations spontanées : la perception du temps passé sur son téléphone peut différer sensiblement du temps d'usage réel, une tendance bien documentée dans les études portant sur l'auto-évaluation des comportements numériques. Au-delà des chiffres, ce que ces données révèlent avant tout, c'est la centralité du smartphone dans la vie quotidienne d'une grande partie des Français, avec des variations qui dessinent des lignes de différenciation selon l'âge, le genre et la catégorie socio-professionnelle. La question du ressenti demeure ouverte : ces usages sont-ils vécus comme librement choisis, ou comme une contrainte difficilement maîtrisable ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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