Vie Pratique et Consommation
Publié le
21/10/2025
Résultats ajustés
du 23/07/2026 à 22:08
Depuis toujours
Réponses
1595
Oui
59%
Non
39%
Sans opinion
2%
La perception que les individus ont de leur propre corps s'inscrit dans un contexte social et culturel complexe. Entre normes de beauté véhiculées par les médias, enjeux de santé publique liés au surpoids et pression des réseaux sociaux, le regard porté sur sa silhouette est rarement neutre. Ce sondage interroge directement cette perception subjective. Une majorité des répondants se trouve trop gros(se) : 59 % répondent oui à cette question, contre 39 % qui ne partagent pas ce sentiment. Seulement 2 % se déclarent sans opinion. Ce sentiment d'insatisfaction corporelle dépasse donc la moitié des personnes interrogées. Premier enseignement : un écart de genre marqué. Les femmes se trouvent trop grosses à hauteur de 64 %, contre 53 % pour les hommes. Cet écart d'une dizaine de points pourrait suggérer que les femmes intègrent davantage les injonctions sociales liées à la silhouette, sans qu'il soit possible d'en affirmer la cause directe. Deuxième enseignement : une variation notable selon l'âge. Les répondants les plus jeunes, entre 15 et 17 ans, sont les moins nombreux à se trouver trop gros(se) : 33 % partagent ce sentiment, quand 63 % répondent non. Ce résultat s'inverse dès la tranche 25-34 ans, où 59 % se trouvent trop gros(se), un niveau qui se maintient ou s'accentue légèrement jusqu'aux 50-64 ans (61-62 %). On observe ensuite un léger recul chez les 65 ans et plus (51 %). L'insatisfaction corporelle semblerait ainsi croître avec l'âge jusqu'à un certain seuil, avant de s'atténuer légèrement dans les tranches les plus âgées. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles présentent des résultats proches. Les CSP+ et les CSP- se situent à un niveau similaire, respectivement 61 % et 62 %, tandis que les inactifs sont un peu moins nombreux à se trouver trop gros(se) (52 %). Cette relative homogénéité entre catégories actives pourrait aller dans le sens d'une préoccupation corporelle partagée au-delà des clivages socioéconomiques. Ces résultats méritent d'être replacés dans leur contexte. La prévalence objective du surpoids en France est significative, avec près d'une personne sur deux concernée selon les données de santé publique. Toutefois, la question posée ici n'est pas d'ordre médical mais subjectif : elle mesure un ressenti. L'écart entre réalité biologique et perception peut aller dans les deux sens. Ce chiffre de 59 % reflète avant tout la manière dont les répondants internalisent des normes corporelles, qu'elles soient d'ordre sanitaire ou esthétique. Le mouvement body positive, qui promeut l'acceptation de la diversité corporelle, ne semblerait pas encore avoir profondément modifié ce ressenti majoritaire. Ces résultats sont issus d'un échantillon de 1 595 répondants sur Politês, redressé pour être représentatif de la population française. Le caractère déclaratif de la question invite à une lecture attentive : la perception de son propre corps est par nature subjective et peut varier selon les contextes de réponse. Ce que révèle in fine ce sondage, c'est moins un état du corps que l'état d'un regard : celui que les Français portent sur eux-mêmes. La question reste ouverte de savoir dans quelle mesure ce sentiment est appelé à évoluer à mesure que les normes sociales se transforment et que les politiques de prévention en matière de santé se déploient.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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