Politique

Société

Publié le

20/10/2025

Vous vous considérez plutôt…

Résultats ajustés

du 31/10/2026 à 12:21

Depuis toujours

Réponses

1816

🔵De droite

29%

🔴De gauche

39%

⚪️ Ni l’un ni l’autre

20%

🟣 Je ne sais pas / je m’en fiche

12%

Synthèse des résultats

Le clivage gauche-droite reste l'un des fondements structurants de la vie politique française. Né lors de la Révolution, il a traversé les siècles en se recomposant, sans jamais disparaître tout à fait. Interroger les Français sur leur auto-positionnement politique, c'est prendre le pouls d'une identité idéologique qui déborde largement les seuls choix électoraux. Dans l'ensemble, la gauche recueille l'auto-identification la plus fréquente parmi les répondants sur Politês : 40% se déclarent de gauche, contre 29% de droite. Un Français sur cinq (19%) se dit ni l'un ni l'autre, et 12% déclarent ne pas savoir ou ne pas s'y intéresser. On observe ainsi une identité politique majoritairement articulée autour du clivage traditionnel, mais avec une frange non négligeable qui s'en affranchit ou s'en désintéresse. Premier enseignement : l'axe générationnel dessine une tendance lisible. Chez les 65 ans et plus, la droite devance la gauche (43% contre 25%), tandis que chez les 25-34 ans et les 35-49 ans, la gauche s'impose nettement (46% et 45% contre respectivement 25% et 20%). Les 18-24 ans présentent un profil plus équilibré (31% à droite, 39% à gauche), ce qui pourrait suggérer une certaine hétérogénéité des jeunes générations sur ce clivage. Cet écart générationnel pourrait aller dans le sens d'une sensibilité différenciée à certains enjeux sociétaux ou économiques selon les tranches d'âge, sans qu'on puisse en tirer de conclusion définitive. Deuxième enseignement : la catégorie socioprofessionnelle introduit des nuances notables. Les inactifs se positionnent de manière plus équilibrée (34% à droite, 35% à gauche), là où les CSP+ penchent davantage à gauche (42% contre 30%). Les CSP- affichent un écart gauche-droite moindre (39% contre 23%) tout en enregistrant la plus forte part de réponses « je ne sais pas / je m'en fiche » (18%). Cette proportion élevée d'indéfinis chez les CSP- pourrait refléter un rapport plus distant aux étiquettes politiques traditionnelles, sans qu'il soit possible d'en identifier la cause précise. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte de recomposition idéologique plus large. Le clivage gauche-droite, tout en demeurant un repère central pour une majorité de répondants, coexiste depuis plusieurs décennies avec d'autres lignes de fracture, notamment autour des questions de souveraineté, d'identité nationale ou d'intégration européenne. Des acteurs politiques majeurs ont cherché à se positionner en dehors ou au-delà de ce clivage, ce qui pourrait contribuer à expliquer la part significative de répondants se disant « ni l'un ni l'autre ». Cette catégorie, stable à environ un cinquième des répondants, n'est pas nécessairement synonyme d'apathie : elle pourrait aussi refléter une recomposition des identités politiques autour d'autres axes de différenciation. Par ailleurs, les résultats présentés sont redressés afin de mieux refléter la diversité de la population française. Certains segments dont les effectifs sont insuffisants pour garantir la robustesse statistique des résultats n'ont pas été commentés. Au fond, si la gauche devance la droite dans l'auto-identification des répondants sur Politês, cette photographie dissimule des dynamiques contrastées selon l'âge et la catégorie socioprofessionnelle. La question que ces chiffres invitent à poser est peut-être la suivante : dans un paysage politique en recomposition, que recouvrent encore exactement les étiquettes « gauche » et « droite » pour ceux qui continuent de les revendiquer ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

Téléchargez Politês, l’application qui questionne autrement.

Phone

Nos différences sont notre force.