Politique
Société
Publié le
20/10/2025
Résultats bruts
du 23/07/2026 à 11:24
Depuis toujours
Réponses
2953
🔵De droite
27%
🔴De gauche
42%
⚪️ Ni l’un ni l’autre
19%
🟣 Je ne sais pas / je m’en fiche
12%
Se considère-t-on encore de gauche ou de droite en France ? La question de l'auto-identification politique reste un marqueur central pour comprendre comment les citoyens se positionnent dans le débat public, au-delà des seules intentions de vote. Elle interroge le rapport au clivage gauche-droite, dont certains annoncent régulièrement la fin sans que les données ne confirment pleinement ce diagnostic. Dans l'ensemble, la gauche s'impose comme la première étiquette revendiquée parmi les répondants sur Politês : 42 % se considèrent de gauche, contre 27 % de droite. Près d'un répondant sur cinq (19 %) refuse toute étiquette, et 12 % déclarent ne pas savoir ou s'en ficher. Le clivage gauche-droite demeure ainsi structurant pour une large majorité, même si une part non négligeable de la population s'en tient à distance. Premier enseignement saillant : le genre constitue l'un des clivages les plus nets de cette enquête. Les femmes se déclarent de gauche à 47 %, contre 38 % pour les hommes, soit un écart de neuf points. À l'inverse, les hommes se situent davantage à droite (31 % contre 20 % pour les femmes). Cet écart entre genres dans l'auto-positionnement politique pourrait être mis en lien avec des sensibilités différenciées aux enjeux de solidarité, de protection sociale ou d'égalité, sans qu'il soit possible d'en établir une cause directe. Deuxième enseignement : la dimension générationnelle dessine une tendance régulière. Les 65 ans et plus sont les seuls à placer la droite en tête de leurs auto-identifications (43 %), tandis que les 25-34 ans et les 35-49 ans affichent les taux d'identification à gauche les plus élevés (46 % chacun). Chez les 50-64 ans, l'écart se resserre sensiblement : 35 % s'identifient à droite, 32 % à gauche, ce qui pourrait suggérer une zone de relative indécision ou de transition dans les positionnements. L'identification à droite apparaît ainsi corrélée à l'avancée en âge, même si ce lien ne saurait être mécaniquement interprété. Troisième enseignement : les catégories socio-professionnelles supérieures (CSP+) s'identifient davantage à gauche (46 %) que les CSP- (39 %), un résultat qui va à rebours d'une lecture traditionnelle associant les classes populaires à la gauche. Ce renversement partiel pourrait être mis en perspective avec les transformations du monde du travail et la recomposition des identités sociales : l'affaiblissement des identités ouvrières traditionnelles, la fragmentation du salariat et la montée de nouvelles formes de précarité auraient pu contribuer à brouiller les repères classiques d'appartenance politique. Ces résultats sont issus de données brutes, sans redressement statistique. Le profil des répondants, potentiellement surreprésentatif de certaines tranches d'âge ou catégories sociales, invite à une lecture prudente, en particulier sur les segments de taille plus modeste. Au final, si le clivage gauche-droite conserve une réelle capacité structurante dans les auto-identifications, il se distribue de manière inégale selon l'âge et le genre, deux axes qui sembleraient aujourd'hui aussi déterminants que la catégorie socio-professionnelle. La question qui reste ouverte est celle de la stabilité de ces positionnements : traduisent-ils des ancrages durables ou des positionnements conjoncturels, susceptibles d'évoluer avec le contexte politique ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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