Santé

Vie Pratique et Consommation

Publié le

23/10/2025

À quelle fréquence, buvez-vous de l’alcool ?

Résultats ajustés

du 15/08/2026 à 08:52

Depuis toujours

Réponses

778

Tous les jours

7%

2 à 4 fois par semaine

20%

Une fois pas semaine

17%

Moins d’une fois par semaine

34%

Jamais

22%

Synthèse des résultats

La consommation d'alcool constitue un indicateur de santé publique majeur en France. Au-delà des volumes consommés, la fréquence de cette consommation renseigne sur les modes de vie et les comportements à risque, dans un pays qui, tout en réduisant sa consommation globale depuis plusieurs décennies, reste marqué par une culture forte autour des boissons alcoolisées. Les résultats recueillis sur Politês font apparaître une population plutôt modérée dans ses habitudes déclarées. Un peu plus d'un tiers des répondants (34 %) déclarent boire de l'alcool moins d'une fois par semaine, et 22 % affirment ne jamais en consommer. À l'opposé, 7 % déclarent en boire tous les jours et 20 % entre deux et quatre fois par semaine. Autrement dit, environ six répondants sur dix s'inscrivent dans une consommation occasionnelle ou nulle, tandis qu'un peu plus d'un quart en consomment au moins deux fois par semaine. Premier enseignement notable : la différence entre hommes et femmes, même si elle reste mesurée. Les hommes sont proportionnellement plus nombreux à déclarer une consommation fréquente — 24 % boivent entre deux et quatre fois par semaine, contre 16 % des femmes. Les femmes, de leur côté, sont plus représentées parmi ceux qui ne consomment jamais (25 %, contre 19 % des hommes). Ce résultat pourrait suggérer que les habitudes de consommation demeurent davantage ancrées chez les hommes, même si l'écart ne traduit pas une différence radicale de comportement. Deuxième enseignement : la progression de la fréquence de consommation avec l'âge est nette. Chez les 18-24 ans, 40 % déclarent ne jamais boire et 44 % moins d'une fois par semaine. Ce profil évolue sensiblement avec l'avancée en âge : chez les 25-34 ans, la part des non-consommateurs recule à 27 %, et les consommations régulières progressent. Chez les 50-64 ans, 23 % boivent entre deux et quatre fois par semaine et 9 % tous les jours. On peut émettre l'hypothèse d'une entrée progressive dans des habitudes de consommation au fil du temps, même si des effets de génération ou de mode de vie pourraient également contribuer à cet écart. Troisième enseignement : la distinction selon la catégorie socioprofessionnelle révèle des profils contrastés. Les CSP+ déclarent davantage une consommation régulière mais encadrée — 26 % boivent deux à quatre fois par semaine, pour seulement 5 % tous les jours. Les CSP- présentent un profil différent : la consommation quotidienne y est plus élevée (11 %), tandis que la fréquence hebdomadaire modérée est moins représentée (8 %). Ce résultat pourrait être mis en perspective avec les inégalités de santé documentées, qui indiquent que certaines populations moins favorisées sont davantage exposées à des formes de consommation problématique. Ces résultats s'inscrivent dans une tendance de fond documentée en France. La consommation d'alcool quotidienne a reculé de manière significative depuis les années 1990, au profit de pratiques plus occasionnelles. La persistance d'une consommation fréquente chez les seniors et dans certaines catégories socioprofessionnelles rappelle que cette transition ne s'opère pas de manière uniforme selon les groupes sociaux. Les données présentées ici sont redressées afin de mieux refléter la population française dans son ensemble. La prudence reste de mise dans l'interprétation des segments aux effectifs les plus réduits, susceptibles de présenter une variabilité statistique plus importante. En définitive, les répondants sur Politês s'inscrivent majoritairement dans un rapport modéré et occasionnel à l'alcool, tout en laissant apparaître des écarts selon l'âge et le profil socioprofessionnel qui méritent attention. La question reste ouverte de savoir dans quelle mesure ces habitudes déclarées reflètent une transformation durable des comportements ou une adaptation aux discours de prévention en santé publique.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

Téléchargez Politês, l’application qui questionne autrement.

Phone

Nos différences sont notre force.