Politique

Sciences et Technologies

Publié le

20/10/2025

Accepteriez-vous de voter en ligne à l'élection présidentielle ?

Résultats bruts

du 17/07/2026 à 15:10

Depuis toujours

Réponses

2329

Oui

58%

Non

42%

Synthèse des résultats

La question du vote en ligne à l'élection présidentielle cristallise un débat ancien entre modernisation démocratique et impératifs de sécurité. Alors que le cadre législatif français interdit aujourd'hui ce mode de scrutin pour les élections nationales majeures, la question de son acceptabilité par les citoyens reste entière. Sur l'ensemble des répondants, une majorité se dit favorable au vote en ligne pour l'élection présidentielle, avec 58 % de réponses positives contre 42 % de refus. Ce résultat traduit une adhésion majoritaire, sans pour autant indiquer un consensus large : plus de quatre répondants sur dix expriment une réticence, ce qui témoigne d'une opinion partagée sur ce sujet. Premier enseignement, la variable générationnelle offre une lecture nuancée. Les tranches d'âge intermédiaires, notamment les 25-34 ans (63 %) et les 35-49 ans (65 %), affichent les niveaux d'adhésion les plus élevés. À l'inverse, les 15-17 ans (48 %) et les 65 ans et plus (50 %) se montrent plus partagés, avec des résultats proches de l'équilibre. Cela suggère que l'ouverture au vote en ligne ne suivrait pas une logique simplement linéaire selon l'âge : les générations les plus jeunes, souvent perçues comme les plus connectées, n'en seraient pas nécessairement les partisans les plus convaincus. Deuxième enseignement, la catégorie socioprofessionnelle introduit un écart notable. Les CSP+ marquent un soutien sensiblement plus élevé (64 %) que les inactifs (54 %), qui constituent pourtant le groupe le plus nombreux de l'échantillon. Les CSP- se situent quant à eux dans la moyenne générale (58 %). On pourrait émettre l'hypothèse d'une relation entre le niveau de familiarité supposée avec les outils numériques et l'ouverture à leur usage dans le champ électoral, même si cette lecture reste conditionnelle. Troisième enseignement, les écarts régionaux restent limités, oscillant entre 56 % dans le Nord-Est et 63 % dans le Sud-Ouest, sans qu'aucune région ne se distingue nettement du résultat national. Le genre, quant à lui, n'introduit pas de différenciation significative. Ce résultat mérite d'être lu à la lumière du contexte institutionnel. Le vote par internet est aujourd'hui expérimenté pour les Français établis à l'étranger lors de certains scrutins, mais reste formellement exclu de l'élection présidentielle. La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) et d'autres autorités compétentes ont régulièrement mis en avant les exigences élevées en matière de sécurité, de secret du vote et de sincérité du scrutin que ce type de dispositif devrait satisfaire. Des experts soulignent que le niveau de garantie technique n'est pas encore jugé suffisant pour un scrutin aussi sensible. Dans ce contexte, l'adhésion exprimée par une majorité de répondants coexiste avec des réticences institutionnelles et techniques persistantes. Les données recueillies par Politês étant brutes et non redressées, la prudence s'impose dans leur interprétation, notamment au regard de la composition de l'échantillon, qui compte une part significative de jeunes adultes. Au fond, ces résultats illustrent un décalage potentiel entre l'appétence d'une partie des répondants pour la modernisation des modalités de vote et les conditions techniques et juridiques que celle-ci supposerait. La question ouverte reste celle du seuil de confiance, à la fois technique et institutionnelle, qui permettrait ou non de réconcilier ces deux réalités.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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