Politique

Sciences et Technologies

Publié le

20/10/2025

Accepteriez-vous de voter en ligne à l'élection présidentielle ?

Résultats bruts

du 16/09/2026 à 18:43

Depuis toujours

Réponses

2346

Oui

58%

Non

42%

Synthèse des résultats

Le vote en ligne pour l'élection présidentielle est un sujet récurrent dans les débats sur la modernisation de la démocratie française. Entre promesses d'accessibilité et inquiétudes sur la sécurité des systèmes, la question cristallise des positions souvent tranchées. Les données recueillies sur Politês permettent de prendre la mesure de l'état d'esprit des Français sur ce sujet à l'approche de la présidentielle de 2027. Dans l'ensemble, une majorité des répondants se dit prête à voter en ligne pour l'élection présidentielle : 58 % répondent oui, contre 42 % non. Ce résultat dessine une adhésion majoritaire, mais la part de refus reste suffisamment importante pour écarter toute idée de consensus large. La question divise, même si elle penche clairement dans un sens. Premier enseignement : l'âge structure sensiblement les opinions. Les 25-34 ans (63 %) et les 35-49 ans (65 %) affichent les niveaux d'adhésion les plus élevés. À l'inverse, les 15-17 ans (47 %) et les 18-24 ans (51 %) se montrent moins enclins à accepter le vote en ligne, tout comme les 65 ans et plus (51 %). Ce résultat pourrait surprendre au regard des intuitions habituelles sur le rapport au numérique. On peut émettre l'hypothèse que la familiarité avec les outils numériques ne suffirait pas à emporter la conviction sur un enjeu aussi symbolique que le vote, et que la confiance dans les institutions et les procédures jouerait également un rôle. Deuxième enseignement : la catégorie socioprofessionnelle introduit un écart notable. Les CSP+ se montrent nettement plus favorables (64 %) que les inactifs (53 %), les CSP- se situant à un niveau intermédiaire (58 %). Cet écart pourrait aller dans le sens d'un rapport différencié au numérique selon les profils, ou refléter des niveaux de confiance variables dans la fiabilité des systèmes dématérialisés. Troisième enseignement : les différences régionales restent limitées mais méritent d'être signalées. Le Sud-Ouest se distingue avec 63 % de oui, tandis que le Nord-Est affiche le niveau le plus faible (55 %). L'Île-de-France et le Nord-Ouest se situent dans la moyenne nationale. Ces écarts, modestes, ne permettent pas de dégager une logique territoriale claire. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la France expérimente le vote électronique depuis le début des années 2000, sans jamais l'avoir généralisé. Des autorités publiques telles que l'ANSSI et la CNIL ont régulièrement souligné les risques liés à la dématérialisation du vote à distance, notamment en matière de fraude, de coercition et d'ingérence étrangère. La suspension du vote électronique pour les Français établis à l'étranger en 2017, à la suite des inquiétudes soulevées par les élections américaines de 2016, illustre la prudence des pouvoirs publics face à ces enjeux. Dans ce contexte, l'adhésion majoritaire observée ici coexisterait avec des réticences réelles, ce qui pourrait refléter une tension entre attentes de modernisation et conscience des risques liés à la sécurité des scrutins. Au total, les répondants français se montrent ouverts au vote en ligne pour la présidentielle, sans que cette ouverture soit exempte de nuances. La question qui demeure est celle du niveau de garanties techniques et institutionnelles qui serait nécessaire pour convertir cette acceptation de principe en confiance effective dans le processus électoral.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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