Culture et Loisirs

Société

Publié le

22/10/2025

Aimeriez-vous écrire votre autobiographie ?

Résultats ajustés

du 17/07/2026 à 18:58

Depuis toujours

Réponses

1045

Oui

29%

Non

67%

Ne sais pas

4%

Synthèse des résultats

L'autobiographie occupe une place singulière dans la culture française. Depuis les travaux fondateurs de Philippe Lejeune sur le « pacte autobiographique » jusqu'à la vitalité contemporaine du genre, l'idée de raconter sa propre vie traverse les époques et touche à des questions profondes : qui suis-je, que vais-je laisser, à qui puis-je transmettre mon vécu ? La question posée aux répondants sur Politês — « Aimeriez-vous écrire votre autobiographie ? » — invite à mesurer la part de cet attrait pour l'écriture de soi au sein de la population française. La réponse est claire : une majorité de répondants n'en ressent pas le désir. Selon les résultats redressés, 68 % répondent non, contre 28 % qui se disent favorables à l'idée. Les indécis sont peu nombreux, à seulement 4 %. Le désir d'autobiographie reste donc minoritaire, mais concerne tout de même près d'un répondant sur trois, ce qui n'est pas négligeable. Premier enseignement : une différence notable apparaît selon le genre. Les femmes sont 32 % à répondre favorablement, contre 25 % des hommes, soit un écart de sept points. Ce résultat pourrait suggérer une appétence légèrement plus marquée pour l'écriture introspective chez les femmes, une tendance que l'on observerait dans d'autres formes d'expression écrite du quotidien. Deuxième enseignement : la dimension générationnelle mérite attention. Les 35-49 ans sont les moins enclins à franchir le pas, avec seulement 23 % de réponses positives, tandis que les 50-64 ans et les 65 ans et plus affichent tous deux 36 % de réponses favorables. Ce résultat pourrait aller dans le sens d'une appétence qui se renforcerait avec l'avancée en âge, moment auquel le bilan de vie, la transmission et la mise en récit de soi prendraient peut-être davantage de sens. Troisième enseignement : selon la catégorie socioprofessionnelle, les CSP+ (30 %) et les inactifs (31 %) se montrent légèrement plus favorables que les CSP- (23 %). L'écart entre ces deux catégories pourrait refléter des différences dans le rapport à l'écriture, à la légitimité culturelle accordée à sa propre histoire, ou encore aux ressources disponibles pour envisager un tel projet. Cette réticence majoritaire peut se lire dans un contexte où l'écriture autobiographique, malgré sa vitalité éditoriale et sa présence dans les programmes scolaires français, reste perçue comme un exercice exigeant, voire intimidant. Les guides pratiques, les ateliers d'écriture et les outils numériques dédiés à la rédaction de récits de vie se multiplient pourtant, ce qui suggère qu'une demande existe, même si elle ne se traduit pas toujours en intention déclarée. Le succès de figures comme Annie Ernaux, dont l'œuvre entremêle mémoire individuelle et collective, témoigne par ailleurs que le récit de soi peut résonner bien au-delà de la sphère privée. Les résultats sont redressés et portent sur un échantillon de plus de 1 000 répondants, ce qui leur confère une solidité raisonnable. Au fond, si les Français restent réservés à l'idée de se raconter par écrit, près d'un tiers des répondants y voit malgré tout un projet désirable. Ce clivage entre réticence majoritaire et attrait minoritaire mais réel pose une question de fond : qu'est-ce qui, dans la vie ordinaire, mérite selon nous d'être transmis, et à qui ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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