Culture et Loisirs

Société

Publié le

22/10/2025

Aimeriez-vous écrire votre autobiographie ?

Résultats ajustés

du 31/10/2026 à 23:51

Depuis toujours

Réponses

616

Oui

29%

Non

67%

Ne sais pas

4%

Synthèse des résultats

Écrire sa vie : un désir minoritaire mais révélateur L'autobiographie, ce récit de soi par soi-même, occupe une place singulière dans la culture française, de Rousseau à nos jours. Derrière la question posée se joue quelque chose de plus large que la simple envie d'écrire : le rapport que chacun entretient avec sa propre histoire, le désir de laisser une trace, ou encore la conscience de la valeur de son vécu. Sans surprise peut-être, une majorité nette des répondants sur Politês ne souhaite pas écrire son autobiographie. Ils sont 67 % à répondre non, contre 29 % qui se disent intéressés par ce projet. La proportion d'indécis reste marginale, à 4 %. Le résultat dessine donc un paysage clair : le passage à l'acte de l'écriture autobiographique ne séduit qu'une minorité, même si celle-ci reste significative. Premier enseignement, un écart perceptible entre les femmes et les hommes. Les femmes sont 32 % à vouloir écrire leur autobiographie, contre 25 % chez les hommes. Cet écart, sans être spectaculaire, pourrait suggérer un rapport différencié au récit intime et à l'expression de soi, les femmes étant peut-être plus enclines, dans l'ensemble, à valoriser l'introspection écrite. Deuxième enseignement, la dimension générationnelle mérite attention. Ce sont les 50-64 ans (35 %) et les 65 ans et plus (38 %) qui expriment le plus d'intérêt pour l'autobiographie, là où les 25-34 ans et les 35-49 ans sont les moins enclins (respectivement 25 % et 22 %). Ce résultat pourrait aller dans le sens d'une logique de bilan : l'envie de raconter sa vie croîtrait avec le nombre d'années vécues et l'accumulation d'expériences à restituer. Troisième enseignement, une différence selon le statut socioprofessionnel. Les inactifs sont 33 % à répondre oui, contre 23 % chez les CSP-. Les CSP+ se situent dans la moyenne globale à 29 %. On peut émettre l'hypothèse que la disponibilité en temps, mais aussi le sentiment d'avoir une trajectoire à raconter, joueraient un rôle dans ce désir d'écriture. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large où le récit de soi connaît un regain d'intérêt, porté à la fois par l'essor des réseaux sociaux, qui ont normalisé le partage d'expériences personnelles, et par une dynamique éditoriale soutenue. La valorisation de la mémoire individuelle, relayée par les institutions culturelles et les prix littéraires dédiés à l'autobiographie, contribue à faire de ce genre un espace reconnu. Pourtant, le désir d'aller jusqu'à en faire un livre reste l'apanage d'une minorité, qui pourrait être freinée par la charge que représente un tel projet ou par le sentiment que sa propre vie ne mérite pas d'être racontée. Au fond, si écrire sa vie reste une aspiration minoritaire, le près d'un tiers des répondants qui s'y montrent favorables n'est pas négligeable. La question demeure ouverte : entre le désir déclaré et le passage à l'acte, quelle distance reste-t-il à franchir, et qu'est-ce qui pourrait la réduire ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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