Économie

Politique

Société

Publié le

09/06/2025

Avez-vous déjà arrêté de consommer une marque car elle allait à l’encontre de vos convictions politiques ?

Résultats ajustés

du 06/07/2026 à 16:11

Depuis toujours

Réponses

649

Oui

70%

Non

30%

Synthèse des résultats

La relation entre consommation et engagement politique constitue un révélateur des transformations profondes de nos sociétés. Derrière la question posée, c'est la capacité des convictions politiques à influencer des actes du quotidien qui est en jeu, et plus largement, la place que les Français accordent à leurs valeurs dans leurs choix de consommation. Le résultat global est net : sept répondants sur dix déclarent avoir déjà renoncé à consommer une marque en raison d'un désaccord avec ses orientations politiques. Avec 70 % de réponses positives contre 30 % négatives, ce comportement s'avère majoritaire, bien au-delà d'une minorité militante. Parmi les enseignements notables, la dimension générationnelle mérite attention. Les 25-34 ans (69 %), les 35-49 ans (72 %) et les 50-64 ans (71 %) affichent des niveaux proches du résultat global, tandis que les 18-24 ans se distinguent par un taux sensiblement plus faible, à 53 %. Cet écart pourrait suggérer que le boycott politique de marques est davantage ancré chez les actifs et les adultes établis, peut-être en lien avec une exposition plus grande aux enjeux politiques ou un rapport à la consommation plus structuré dans le temps. Les 65 ans et plus enregistrent quant à eux le taux le plus élevé, à 77 %. Le profil socioprofessionnel constitue un second point d'intérêt. Les CSP+ déclarent avoir boycotté une marque pour raisons politiques à hauteur de 76 %, contre 68 % pour les CSP- et 63 % pour les inactifs. Cet écart, modéré mais cohérent, pourrait aller dans le sens d'une corrélation entre niveau d'information, degré d'engagement politique et propension à traduire ses convictions en actes d'achat. Du côté du genre, les femmes déclarent ce comportement à 73 %, légèrement au-dessus des hommes à 67 %. Cet écart, s'il reste modeste, pourrait s'inscrire dans une tendance plus large où les femmes expriment une sensibilité accrue aux dimensions éthiques et sociales des marques. Ces résultats s'inscrivent dans une évolution longue du rapport entre consommation et engagement. Le consumérisme militant, apparu dès les années 1960-1970, a progressivement évolué vers une forme de consommation engagée où l'alignement entre les valeurs du consommateur et celles de la marque devient un critère d'achat à part entière. Ce phénomène, souvent désigné sous les termes de boycott ou de vote par le portefeuille, s'est renforcé avec la montée en puissance des réseaux sociaux, qui facilitent la circulation d'informations sur les positionnements des marques et amplifient les controverses réputationnelles. La perception croissante que les entreprises adoptent un positionnement politique, explicite ou implicite, pourrait également alimenter ce comportement. Les données recueillies et analysées par Politês sont redressées pour refléter au mieux la population française dans sa diversité, ce qui renforce leur robustesse. Certains segments ont été écartés de l'analyse en raison d'effectifs insuffisants pour garantir des résultats fiables. Au fond, ces résultats suggèrent que la consommation est devenue, pour une part importante des Français, un espace d'expression politique ordinaire. La question qui reste ouverte est celle de la durabilité de ces boycotts et de leur capacité à peser réellement sur les pratiques des entreprises.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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