Économie

Politique

Société

Publié le

09/06/2025

Avez-vous déjà arrêté de consommer une marque car elle allait à l’encontre de vos convictions politiques ?

Résultats ajustés

du 18/08/2026 à 17:31

Depuis toujours

Réponses

613

Oui

71%

Non

29%

Synthèse des résultats

La relation entre choix de consommation et convictions politiques est au cœur de nombreux débats contemporains. À l'heure où les entreprises sont de plus en plus amenées à prendre position sur des enjeux sociétaux, la question de savoir si les citoyens sanctionnent effectivement ces prises de position par leurs actes d'achat révèle quelque chose de fondamental sur la manière dont les Français conçoivent leur rôle de consommateur. La réponse est nette : sept répondants sur dix déclarent avoir déjà arrêté de consommer une marque pour des raisons politiques, soit 71 % des personnes interrogées. À peine moins d'un tiers (29 %) affirme ne l'avoir jamais fait. On est face à une adhésion majoritaire et relativement homogène autour d'une pratique qui tend à se normaliser. Premier enseignement, les femmes et les hommes partagent une posture très proche sur ce sujet : 73 % des femmes et 70 % des hommes déclarent avoir eu ce comportement. L'écart est faible, ce qui pourrait suggérer que la pratique du boycott politique de marque transcende les différences de genre. Deuxième enseignement, une variation générationnelle mérite attention. Les 18-24 ans sont les moins nombreux à déclarer ce comportement (52 %), quand les 25-34 ans passent à 69 %, et les 35 ans et plus oscillent entre 71 % et 77 %. Cet écart entre les plus jeunes adultes et le reste de la population pourrait suggérer que la mobilisation politique par la consommation est une pratique davantage ancrée avec l'âge et, peut-être, avec une exposition plus longue aux controverses de marques. Il convient toutefois de rester prudent sur cette lecture. Troisième enseignement, les catégories socioprofessionnelles supérieures (CSP+) se distinguent nettement : 78 % d'entre elles déclarent avoir boycotté une marque pour des raisons politiques, contre 68 % pour les CSP- et 63 % pour les inactifs. Cet écart pourrait aller dans le sens d'une plus grande exposition à l'information ou d'un rapport différent à la consommation comme acte engagé, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion définitive. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large où la consommation est devenue, pour une part croissante de la population, un espace d'expression politique. La notion de « vote avec son caddie », explorée par les chercheurs en sciences sociales, semble trouver un écho concret dans ces chiffres, que les Français sur Politês illustrent à leur manière. Le développement des réseaux sociaux, en amplifiant la visibilité des controverses impliquant les marques, aurait pu contribuer à rendre cette pratique plus accessible et plus réactive. Par ailleurs, la montée en puissance de l'activisme de marque — où les entreprises prennent elles-mêmes position sur des causes politiques ou sociétales — pourrait avoir multiplié les occasions de désaccord, et donc de rupture, entre consommateurs et enseignes. Au-delà du chiffre global, ce résultat interroge la frontière entre acte de consommation et acte citoyen. Si une large majorité déclare avoir déjà fait ce choix, la question de la régularité et de la profondeur de cet engagement reste ouverte : s'agit-il d'une rupture durable, d'un geste ponctuel ou d'une intention davantage déclarative que comportementale ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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