Sécurité et Justice

Société

Publié le

26/03/2026

Avez-vous peur de la police?

Résultats ajustés

du 02/10/2026 à 13:42

Depuis toujours

Réponses

1295

Oui

22%

Non

61%

C'est compliqué/ Je ne sais pas

17%

Synthèse des résultats

La relation entre les citoyens et les forces de l'ordre constitue l'un des marqueurs les plus révélateurs du lien de confiance entre la population et les institutions. Interroger les Français sur leur rapport à la police, c'est sonder un ressenti intime, mêlant expériences personnelles, représentations collectives et contexte social. L'enjeu porte autant sur la légitimité perçue de l'action policière que sur le sentiment de protection ou de vulnérabilité qu'éprouvent les citoyens face à elle. À l'échelle nationale, une majorité claire se dégage des données collectées sur Politês : 61 % des répondants déclarent ne pas avoir peur de la police. Cette majorité n'est toutefois pas écrasante. 22 % affirment en avoir peur, et 17 % optent pour une réponse intermédiaire, signalant une relation à la police qui ne se résume pas à une position tranchée. Le résultat est majoritairement rassurant pour l'institution, mais laisse une part non négligeable de la population dans une posture de réserve ou de crainte. Premier enseignement : un écart de genre notable. Les femmes déclarent avoir peur de la police à hauteur de 25 %, contre 17 % chez les hommes, soit un écart de 8 points. Ces chiffres pourraient suggérer que l'expérience de la police n'est pas vécue de manière uniforme selon le genre, sans qu'il soit possible d'en identifier la cause précise à partir de ces seules données. Deuxième enseignement : une relation à l'âge qui mérite attention. Les 25-34 ans sont la tranche d'âge la plus susceptible de déclarer avoir peur de la police, à 26 %, tandis que les 50-64 ans et les 65 ans et plus se situent respectivement à 15 % et 12 %. La part de répondants choisissant la réponse « Non » progresse sensiblement avec l'âge, atteignant 73 % chez les 50-64 ans et 77 % chez les plus de 65 ans. Cet écart générationnel pourrait aller dans le sens d'une relation plus distante ou critique à l'institution policière chez les jeunes adultes, sans qu'une explication univoque puisse en être déduite. Troisième enseignement : une dimension socio-professionnelle à relever. Les CSP- déclarent avoir peur de la police à 26 %, contre 22 % chez les CSP+ et 16 % chez les inactifs. Ces écarts, modérés, pourraient indiquer que le rapport à la police varie selon la position sociale, même si les différences restent contenues. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où les débats sur les violences policières, le maintien de l'ordre lors de manifestations et les réformes institutionnelles occupent régulièrement l'espace public. Depuis 2018, plusieurs milliers de signalements de violences policières ont été recensés, et des mobilisations citoyennes ont régulièrement porté ces questions sur la place publique. Cet arrière-plan pourrait contribuer à façonner les perceptions, sans pour autant en constituer la cause directe. Les données ont été redressées pour refléter au mieux la diversité de la population française, ce qui renforce la robustesse de l'analyse globale. Si une majorité de répondants ne déclare pas avoir peur de la police, une part significative exprime néanmoins une crainte ou une incertitude. Ce résultat invite à s'interroger sur ce que révèle cette diversité de ressentis quant à la nature du lien entre les citoyens et l'institution policière, et sur les conditions qui favorisent ou fragilisent cette confiance.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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