Sécurité et Justice

Société

Publié le

26/03/2026

Avez-vous peur de la police?

Résultats bruts

du 19/08/2026 à 21:43

Depuis toujours

Réponses

1315

Oui

22%

Non

60%

C'est compliqué/ Je ne sais pas

18%

Synthèse des résultats

La relation entre les citoyens et les forces de l'ordre traverse régulièrement le débat public en France. Derrière une question en apparence simple se cache une réalité nuancée : le rapport à la police renvoie à des expériences vécues très différentes selon les individus, leurs trajectoires et leurs contextes de vie. C'est dans ce cadre que s'inscrivent les résultats présentés ici. Dans l'ensemble, une majorité nette des répondants sur Politês déclare ne pas avoir peur de la police : 60 % répondent « Non », tandis que 22 % disent « Oui » et 18 % optent pour une réponse plus incertaine. Ces chiffres posent un cadre majoritairement rassurant, mais ils ne doivent pas occulter le fait qu'un répondant sur cinq exprime une crainte réelle, et qu'un sur six reste dans l'ambivalence. Premier enseignement, les femmes expriment une peur de la police plus fréquemment que les hommes. Parmi les répondantes, 26 % déclarent avoir peur, contre 20 % chez les hommes. On note également un taux d'indécision plus élevé chez les femmes (23 % contre 16 %). Ces écarts pourraient suggérer une appréhension plus diffuse ou plus difficile à catégoriser pour une partie des femmes interrogées. Deuxième enseignement, un écart générationnel se dessine clairement. Les 25-34 ans sont le groupe d'âge où la peur est la plus répandue, avec 26 % de réponses positives. À l'inverse, les 50-64 ans et les 65 ans et plus affichent des niveaux de peur nettement inférieurs, respectivement 14 % et 13 %, avec un « Non » atteignant 74 % et 78 %. Cet écart entre les générations les plus jeunes et les plus âgées pourrait aller dans le sens d'un rapport différencié à l'institution policière selon les tranches de vie, possiblement lié à une exposition plus fréquente aux interactions avec les forces de l'ordre dans la vie quotidienne chez les plus jeunes. Troisième enseignement, les variations régionales restent modérées mais perceptibles. Le Sud-Est se distingue légèrement avec 27 % de répondants déclarant avoir peur, contre 20 % en Île-de-France et dans le Nord-Est. Ces écarts, bien que limités, invitent à ne pas considérer ce rapport à la police comme parfaitement homogène sur l'ensemble du territoire. Ce résultat s'inscrit dans un contexte où les débats sur les violences policières, le contrôle au faciès et la répression des manifestations ont occupé une place croissante dans l'espace public ces dernières années. Des organisations telles qu'Amnesty International ou la Ligue des droits de l'Homme documentent régulièrement des situations susceptibles d'alimenter une défiance envers les forces de l'ordre chez certains segments de la population. Sans qu'un lien de causalité puisse être établi, ces dynamiques constituent un arrière-plan dans lequel la peur exprimée par une minorité significative de répondants français prend sens. En définitive, si une majorité des répondants ne se dit pas effrayée par la police, la part non négligeable de ceux qui expriment une peur ou une ambivalence rappelle que le rapport à l'institution n'est pas univoque. La question reste ouverte : dans quelle mesure ces perceptions reflètent-elles des expériences directes, et dans quelle mesure sont-elles façonnées par un débat public de plus en plus structuré autour du rôle et des pratiques des forces de l'ordre ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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