Sécurité et Justice
Société
Publié le
28/10/2025
Résultats ajustés
du 16/09/2026 à 04:16
Depuis toujours
Réponses
1802
Oui
85%
Non
12%
Ne sais pas
3%
La question de la peur de l'avenir national est l'une des plus révélatrices du climat d'opinion d'une société. Elle condense en une formule simple des préoccupations multiples : stabilité économique, cohésion sociale, sécurité, environnement. Mesurer cette anxiété collective permet de saisir quelque chose de plus profond que les jugements portés sur telle ou telle politique publique. Le résultat est net : 85 % des répondants sur Politês déclarent avoir peur de l'avenir de leur pays. Seuls 12 % répondent par la négative, et 3 % ne se prononcent pas. On est donc en présence d'un consensus négatif particulièrement marqué, qui transcende largement les clivages habituels. Premier enseignement : l'écart entre les hommes et les femmes est l'un des plus notables dans ces résultats. Les femmes expriment cette peur à hauteur de 90 %, contre 80 % chez les hommes. Cet écart de dix points mérite attention : il pourrait suggérer une sensibilité différente aux risques perçus, qu'ils soient d'ordre économique, sécuritaire ou environnemental, sans qu'il soit possible d'en identifier la cause précise. Deuxième enseignement : les seniors et les plus jeunes partagent un niveau d'inquiétude légèrement supérieur à la moyenne. Les 65 ans et plus expriment la peur à 87 %, tout comme les 15-17 ans à 86 %, tandis que les 25-49 ans se situent à 83 %. Ces écarts restent modestes, mais ils indiquent que l'inquiétude ne se concentre pas sur une seule tranche d'âge. Chez les plus jeunes, cela pourrait aller dans le sens d'une génération confrontée à des horizons perçus comme plus incertains, notamment sur le plan climatique ou économique. Troisième enseignement : les inactifs se distinguent légèrement avec 88 % de réponses affirmatives, contre 85 % pour les CSP+ et 84 % pour les CSP-. L'écart est faible, mais il pourrait refléter une exposition différente aux incertitudes du marché du travail ou aux aléas économiques. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte économique et social sous tension. La hausse du taux de chômage, qui a atteint 7,9 % fin 2025, conjuguée à une stagnation du pouvoir d'achat et à une inflation persistante, a pu entretenir un sentiment d'instabilité durable. À cela s'ajoutent des enjeux géopolitiques, notamment le conflit en Ukraine et ses répercussions économiques, ainsi que la prise de conscience croissante des défis environnementaux. Ces facteurs forment un arrière-plan susceptible d'alimenter une anxiété collective, sans qu'il soit possible d'établir un lien de causalité direct avec les chiffres observés. Les résultats sont redressés pour refléter la population française dans son ensemble, ce qui en renforce la robustesse globale. Certains sous-groupes, comme les répondants des DOM-TOM ou se déclarant non binaires, représentent des effectifs limités ; les chiffres qui leur correspondent doivent être lus avec prudence et ne pas faire l'objet d'une interprétation trop appuyée. Au final, ce qui ressort de ces données, c'est moins l'existence de la peur que son caractère quasi universel, indépendant du genre, de l'âge ou de la catégorie socioprofessionnelle. Une telle convergence pose une question de fond : dans quelle mesure cette anxiété partagée refléterait-elle une défiance profonde envers les institutions et les récits d'avenir qu'elles proposent, plutôt qu'une réaction à des événements précis et circonscrits ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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