Sécurité et Justice

Société

Publié le

28/10/2025

Avez-vous peur de l'avenir de votre pays ?

Résultats ajustés

du 31/10/2026 à 13:11

Depuis toujours

Réponses

1784

Oui

87%

Non

10%

Ne sais pas

3%

Synthèse des résultats

La question posée aux répondants sur Politês touche à quelque chose de fondamental : la confiance dans la trajectoire collective du pays. Derrière ce simple oui ou non se dessinent des perceptions relatives à l'économie, à la sécurité, à la cohésion sociale ou encore à la place de la France dans le monde. C'est précisément parce qu'elle agrège des préoccupations diffuses et plurielles que cette question prend toute sa dimension. Le résultat est net : 86 % des répondants déclarent avoir peur de l'avenir de leur pays, contre seulement 11 % qui répondent par la négative. La part d'indécision reste marginale, à 3 %. On est ici face à une adhésion très large à un sentiment d'inquiétude, qui transcende les clivages habituels. Premier enseignement : la différence entre hommes et femmes est l'une des plus saillantes de l'enquête. Les femmes expriment cette peur à hauteur de 91 %, soit dix points de plus que les hommes, qui se situent à 81 %. Cet écart invite à s'interroger sur des perceptions différenciées du risque et de la vulnérabilité, sans qu'il soit possible d'en établir une cause unique. Il pourrait refléter des vécus distincts face à l'insécurité, à la précarité économique ou aux tensions sociales. Deuxième enseignement : la tranche d'âge des 65 ans et plus affiche le niveau d'inquiétude le plus élevé, à 88 %, devant les 15-17 ans, également à 86 %. À l'inverse, les 25-34 ans et les 35-49 ans se situent légèrement en retrait, à 83 %. Ces variations restent mesurées, ce qui confirme que l'inquiétude est partagée de manière très homogène à travers les générations, sans écart générationnel marqué. Troisième enseignement : les inactifs déclarent cette peur à 89 %, un niveau légèrement supérieur à celui des CSP+ et des CSP-, qui convergent à 85 %. Cette nuance pourrait suggérer que les personnes hors du marché du travail — retraités, étudiants ou personnes sans emploi — perçoivent l'avenir du pays avec une inquiétude un peu plus prononcée, peut-être en lien avec une exposition différente aux dispositifs de protection économique. Ce résultat s'inscrit dans un contexte plus large de pessimisme structurel en France. Des préoccupations économiques durables — liées à l'endettement public, aux risques inflationnistes ou aux mutations du marché du travail — alimentent depuis plusieurs années un sentiment d'incertitude collective. Les tensions géopolitiques en Europe, les réformes sociales contestées et les inégalités perçues constituent autant d'éléments susceptibles de nourrir cette anxiété. Le dérèglement climatique est également régulièrement cité comme une source d'inquiétude majeure pour les générations futures. Les résultats présentés sont redressés afin de refléter au mieux la diversité de la population française, ce qui en renforce la robustesse d'ensemble. Ce qui ressort in fine de cette enquête, c'est moins une crise ponctuelle qu'un état d'esprit installé : une inquiétude diffuse, partagée par une large majorité, qui dépasse les clivages de genre, d'âge ou de catégorie sociale. La question qui demeure ouverte est celle des ressorts de cette anxiété : traduirait-elle une évaluation rationnelle des risques, ou s'ancrerait-elle davantage dans un rapport émotionnel et culturel à l'avenir collectif ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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