Sécurité et Justice
Société
Publié le
28/10/2025
Résultats ajustés
du 15/07/2026 à 20:12
Depuis toujours
Réponses
1732
Oui
85%
Non
12%
Ne sais pas
3%
La question de la peur de l'avenir touche à quelque chose de profond dans le rapport des citoyens à leur pays. Elle interroge à la fois la confiance dans les institutions, la perception des risques collectifs et le sentiment de maîtrise face à un monde perçu comme de plus en plus incertain. C'est dans ce cadre que les résultats prennent tout leur sens. Le résultat global est sans ambiguïté : 85 % des répondants sur Politês déclarent avoir peur de l'avenir de leur pays, contre 12 % qui ne partagent pas cette inquiétude et 3 % qui se disent sans opinion. On ne se trouve pas face à une opinion divisée, mais bien face à une adhésion très largement majoritaire à un sentiment d'anxiété collective, qui traverse presque tous les segments de la population. Premier enseignement, le genre introduit l'écart le plus notable de cette enquête. Les femmes expriment une inquiétude plus marquée que les hommes : 90 % d'entre elles déclarent avoir peur de l'avenir du pays, contre 80 % chez les hommes, soit un écart de dix points. Cette différence, bien que difficile à interpréter avec certitude, pourrait suggérer une sensibilité plus aiguë aux questions de sécurité ou de vulnérabilité sociale, ou encore un rapport différencié à l'expression de l'inquiétude dans les enquêtes d'opinion. Deuxième enseignement, la situation professionnelle module légèrement l'intensité de cette peur sans la remettre en question. Les inactifs, qui regroupent notamment les étudiants, les retraités et les personnes sans emploi, affichent le niveau d'inquiétude le plus élevé avec 88 %, devant les CSP+ et CSP- qui se situent toutes deux autour de 84 %. Cela pourrait aller dans le sens d'une perception plus vive de la vulnérabilité économique chez ceux qui se trouvent en dehors du marché du travail actif, ou qui anticipent leur entrée future dans un monde professionnel perçu comme incertain. Troisième enseignement, les variations selon l'âge restent limitées mais méritent d'être notées. Les deux extrêmes de la pyramide des âges, les 15-17 ans et les 65 ans et plus, affichent les niveaux les plus élevés à 86 % chacun. Les tranches intermédiaires, entre 25 et 64 ans, oscillent entre 82 % et 83 %. L'inquiétude ne semble pas l'apanage d'une génération en particulier : elle paraît partagée de façon relativement homogène, quelle que soit la position dans le cycle de vie. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où plusieurs facteurs d'incertitude se cumulent. La fragilité des finances publiques, le défi de la transition énergétique, les tensions géopolitiques liées notamment au conflit en Ukraine et ses répercussions sur la sécurité et les prix de l'énergie en Europe, ou encore les débats sur les grandes réformes structurelles, constituent autant d'éléments susceptibles d'alimenter un sentiment diffus d'impuissance face à l'avenir. Aucun de ces facteurs n'est isolément déterminant, mais leur conjonction pourrait contribuer à un climat d'inquiétude généralisée. Les résultats présentés ici sont redressés, ce qui renforce leur robustesse. Il convient néanmoins de noter que certains segments géographiques, comme les DOM-TOM, comptent très peu de répondants et n'ont pas été intégrés à l'analyse. Au final, ce qui ressort de ces résultats, c'est moins l'existence d'une peur de l'avenir que son caractère presque universel. Quels que soient l'âge, le genre ou la catégorie socioprofessionnelle, le sentiment d'inquiétude domine largement. La question qui reste ouverte est celle de la nature de cette peur : s'agit-il d'une anxiété diffuse et conjoncturelle, ou d'une remise en question plus profonde du modèle de société ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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