Sciences et Technologies

Société

Publié le

20/10/2025

Avez-vous peur de l'IA ?

Résultats ajustés

du 29/09/2026 à 02:23

Depuis toujours

Réponses

745

Oui

39%

Non

57%

Sans opinion

4%

Synthèse des résultats

La montée en puissance de l'intelligence artificielle dans la vie quotidienne soulève des questions de fond sur la manière dont les citoyens perçoivent cette technologie. Au-delà des débats techniques ou économiques, la question de la peur qu'elle suscite permet de sonder un rapport affectif et politique à l'innovation, souvent révélateur des attentes et des inquiétudes d'une société. Dans l'ensemble, les Françaises et Français interrogés via Politês ne se disent pas majoritairement effrayés par l'IA. Selon les résultats recueillis, 57 % d'entre eux déclarent ne pas avoir peur, contre 39 % qui affirment en avoir. Les sans-opinion demeurent très minoritaires, à 4 %, ce qui traduit une opinion assez bien formée sur ce sujet. L'enseignement le plus saillant de cette enquête concerne l'écart entre les femmes et les hommes. Chez les femmes, les réponses se partagent à égalité entre celles qui déclarent avoir peur (48 %) et celles qui ne le déclarent pas (48 %). Chez les hommes, en revanche, la position est bien plus tranchée : 66 % ne ressentent pas de peur, contre seulement 29 % qui l'expriment. Cet écart de près de vingt points pourrait suggérer des rapports différenciés à la technologie selon le genre, possiblement liés à des niveaux d'exposition distincts ou à des représentations différentes des risques que l'IA peut faire peser, notamment sur l'emploi ou la vie privée. Sur le plan générationnel, on observe une tendance légère mais cohérente : les 25-34 ans sont les moins nombreux à exprimer une peur (34 %), tandis que les 65 ans et plus sont proportionnellement les plus enclins à le faire (45 %). Cela pourrait refléter une familiarité plus grande avec les outils numériques chez les jeunes adultes, ou une perception différente des risques selon l'horizon de vie. L'écart reste cependant modéré et invite à la prudence dans l'interprétation. Du côté des catégories socioprofessionnelles, les CSP+ expriment une crainte légèrement moins marquée (36 %) que les CSP- (41 %) et les inactifs (41 %). Si cet écart demeure limité, il pourrait aller dans le sens d'une corrélation entre le niveau d'information ou d'exposition professionnelle à l'IA et un sentiment de maîtrise face à cette technologie. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où les débats publics sur l'IA oscillent entre reconnaissance de ses bénéfices et inquiétude face à ses risques : impacts sur l'emploi, protection des données personnelles ou encore propagation de contenus trompeurs. L'Union européenne a adopté en 2024 un règlement sur l'IA visant précisément à encadrer ces risques, ce qui témoigne d'une prise de conscience institutionnelle des enjeux. Dans ce cadre, le fait qu'une part significative de la population exprime une crainte réelle, et que cette crainte soit nettement plus présente au sein de certains groupes, constitue un signal qui mérite attention. Les résultats présentés sont redressés pour refléter au mieux la population française dans son ensemble, ce qui en renforce la robustesse. Les effectifs de certains sous-groupes restent cependant limités et invitent à ne pas surinterpréter les écarts les plus fins. Si une majorité de Françaises et Français ne dit pas avoir peur de l'IA, une part substantielle exprime une appréhension réelle, et les écarts selon le genre ou l'âge suggèrent que ce rapport à la technologie est loin d'être uniforme. La question reste ouverte : à mesure que l'IA s'intègre davantage dans les usages quotidiens et professionnels, ces perceptions sont-elles amenées à évoluer, et dans quel sens ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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