Sciences et Technologies

Société

Publié le

20/10/2025

Avez-vous peur de l'IA ?

Résultats ajustés

du 13/08/2026 à 19:17

Depuis toujours

Réponses

743

Oui

38%

Non

58%

Sans opinion

4%

Synthèse des résultats

L'intelligence artificielle s'est installée au cœur des débats publics avec une rapidité notable. Entre fascination et appréhension, la question de la peur suscitée par ces technologies touche à des enjeux profonds : rapport au travail, à la vie privée, à l'identité même. Interroger les Français sur ce sujet, c'est donc sonder bien plus qu'une simple réaction technologique. Sur l'ensemble des répondants, la réponse dominante est le non : 58 % des Français interrogés déclarent ne pas avoir peur de l'IA, contre 38 % qui l'affirment. Seuls 4 % se disent sans opinion. Il ne s'agit pas d'un consensus, mais d'une majorité relative, dans un contexte où plus d'un tiers des personnes interrogées expriment néanmoins une forme de crainte. L'enseignement le plus marquant de cette enquête est sans doute l'écart observé selon le genre. Les femmes sont 48 % à déclarer avoir peur de l'IA, contre 28 % des hommes, soit un écart de vingt points. À l'inverse, les hommes sont 67 % à répondre non, là où les femmes se répartissent à égalité entre les deux réponses. Cet écart pourrait suggérer une relation différenciée à la technologie selon le genre, possiblement liée à des représentations distinctes des risques ou à une exposition perçue différemment, sans qu'il soit possible d'en établir la cause avec certitude. Du côté de l'âge, une tendance légère mais cohérente se dessine : la part de réponses affirmatives augmente progressivement avec l'avancée en âge. Les 25-34 ans constituent le groupe le moins inquiet, avec 34 % de réponses positives, tandis que les 65 ans et plus atteignent 45 %. On pourrait émettre l'hypothèse que les générations ayant grandi avec le numérique développent une familiarité plus naturelle avec ces outils, même si cette lecture reste conditionnelle. Les catégories socioprofessionnelles dessinent également un léger différentiel : les CSP+ sont 36 % à déclarer une peur de l'IA, contre 41 % pour les CSP-. L'écart est modeste, mais il pourrait indiquer que les personnes disposant de ressources culturelles ou économiques plus importantes se sentent mieux armées face aux transformations induites par l'IA. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte documenté d'inquiétudes multiples autour de l'IA. La crainte de l'obsolescence professionnelle, les questions relatives à la vie privée et à l'éthique, ou encore la pression liée à l'intégration croissante de ces outils dans le quotidien professionnel alimentent un climat d'ambivalence. Des cadres réglementaires comme l'AI Act européen, adopté en 2024, tentent de répondre à ces enjeux, mais leur mise en œuvre progressive laisse subsister des zones d'incertitude qui peuvent entretenir les appréhensions. Les résultats présentés ici, collectés via la plateforme Politês, sont redressés afin de mieux refléter la population française dans son ensemble. Au fond, cette enquête révèle moins une peur uniforme que des perceptions très différenciées selon les profils. La question qui demeure est de savoir si, à mesure que l'IA s'intègre davantage dans la vie quotidienne, ces craintes tendent à s'atténuer ou à se transformer.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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