Sécurité et Justice

Société

Publié le

03/04/2026

Avez-vous peur de vous promener seul/e le soir dans la rue ?

Résultats ajustés

du 29/06/2026 à 23:56

Depuis toujours

Réponses

501

Oui, toujours.

17%

Oui, ça m’arrive.

50%

Non, jamais.

33%

Synthèse des résultats

La peur de se promener seul(e) le soir dans la rue touche à la fois au sentiment de sécurité individuel et à l'usage de l'espace public. Au-delà des statistiques de délinquance, ce ressenti est aussi le produit d'expériences personnelles, de représentations et de vulnérabilités propres à chaque individu. Les résultats recueillis auprès de 501 répondants sur Politês permettent d'en dessiner les contours. La donnée la plus saillante est peut-être celle-ci : seul un tiers des répondants (33 %) déclare ne jamais avoir peur de se promener seul(e) le soir. À l'inverse, 67 % expriment une peur, qu'elle soit constante (17 % répondent « oui, toujours ») ou occasionnelle (50 % répondent « oui, ça m'arrive »). Il ne s'agit donc pas d'un sentiment marginal, mais d'une réalité partagée par une large majorité des personnes interrogées. Premier enseignement, et de loin le plus marqué : l'écart entre les femmes et les hommes est considérable. Chez les femmes, 88 % déclarent avoir peur, dont 27 % de façon systématique. Chez les hommes, cette proportion tombe à 44 %, avec seulement 5 % qui ressentent cette peur de manière constante. Les personnes se déclarant non binaires se situent dans une position intermédiaire, avec 75 % exprimant une forme de peur. Cet écart pourrait suggérer que la peur de l'espace public nocturne n'est pas vécue de la même manière selon le genre, ce qui pourrait s'éclairer à la lumière d'une exposition différenciée au harcèlement et aux agressions dans l'espace public. Deuxième enseignement : la peur tend à diminuer avec l'avancée en âge. Chez les 15-17 ans, 63 % expriment une peur (toujours ou parfois), contre 54 % chez les 35-49 ans et 50 % chez les 50-64 ans. Cette évolution pourrait refléter une forme d'adaptation des comportements avec le temps, ou des modes de vie différents selon les tranches d'âge. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles présentent des profils distincts. Les CSP- affichent le taux de peur permanente le plus élevé (25 % répondent « oui, toujours »), contre 11 % chez les CSP+. Ce résultat pourrait s'interpréter dans un contexte où les conditions de vie, le type de quartier fréquenté ou les modes de déplacement varient selon le niveau socioéconomique. Ces résultats peuvent être mis en perspective avec des données plus larges. Des études indiquent que près de 84 % des femmes déclarent se sentir en insécurité la nuit, et que plus de 75 % ont été victimes de harcèlement sexuel dans l'espace public au moins une fois. Ces données de victimation, bien que distinctes du simple sentiment de peur, contribuent à éclairer pourquoi ce ressenti est si répandu, et particulièrement intense chez les femmes. Les résultats présentés sont redressés afin de refléter au mieux la structure de la population française. En définitive, la peur de se promener seul(e) le soir touche une majorité des répondants français, mais avec des intensités très différentes selon le genre, l'âge et la situation socioéconomique. Cette hétérogénéité soulève une question de fond : dans quelle mesure les politiques publiques de sécurité parviennent-elles à répondre à des vécus aussi contrastés ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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