Culture et Loisirs
Politique
Publié le
29/10/2025
Résultats ajustés
du 14/08/2026 à 02:09
Depuis toujours
Réponses
577
Oui
52%
Non
45%
Sans opinion
3%
La question de la peur du Rassemblement National occupe une place centrale dans le débat politique français depuis plusieurs décennies. Avec la progression constante du parti aux scrutins successifs et sa normalisation progressive dans le paysage institutionnel, cette question touche à des enjeux profonds sur la nature du clivage politique en France et sur la façon dont une partie de la population perçoit les grandes orientations du pays. Selon les résultats recueillis par Politês, une courte majorité des répondants déclare avoir peur du Rassemblement National : 52 % répondent « oui », contre 45 % qui ne partagent pas cette crainte, et 3 % se déclarent sans opinion. Le résultat est davantage celui d'un équilibre tendu que d'un consensus tranché, avec un écart de sept points qui laisse une place importante à la nuance. Premier enseignement notable : l'écart selon l'âge est l'un des plus structurants de ce résultat. La peur du RN est nettement plus prononcée chez les moins de 50 ans. Les 35-49 ans sont les plus nombreux à exprimer cette crainte (64 %), suivis des 25-34 ans (58 %) et des 18-24 ans (56 %). À l'inverse, les 50-64 ans sont plus partagés (49 % de « oui »), et les 65 ans et plus se distinguent nettement : 65 % d'entre eux déclarent ne pas avoir peur du RN. Cet écart générationnel marqué pourrait aller dans le sens d'une lecture différente du parti selon les générations : les plus âgés auraient peut-être davantage intégré la normalisation progressive du parti, ou se montreraient plus enclins à ne pas y percevoir une menace directe. Deuxième enseignement : la catégorie socioprofessionnelle dessine également un clivage significatif. Les CSP+ expriment une peur plus prononcée (59 %) que les CSP- (49 %), tandis que les inactifs se distinguent par une majorité inverse : 55 % d'entre eux déclarent ne pas avoir peur du RN. Ce résultat s'inscrit dans un contexte où le RN a progressivement élargi son socle électoral vers les catégories populaires et les personnes éloignées de l'emploi, ce qui pourrait se refléter dans un rapport moins anxieux au parti au sein de ces groupes. Troisième enseignement : les variations régionales, bien que moins contrastées, méritent attention. L'Île-de-France et le Nord-Ouest affichent les taux de peur les plus élevés (61 % chacune), tandis que le Nord-Est et le Sud-Est se situent davantage dans la moyenne nationale (respectivement 54 % et 53 %). Ces écarts pourraient suggérer des dynamiques territoriales distinctes, sans qu'il soit possible d'en inférer une relation causale directe. Ce résultat s'inscrit dans un contexte politique marqué par la montée en puissance électorale du RN, devenu première force d'opposition à l'Assemblée nationale et arrivé en tête des élections européennes de 2024. La stratégie de dédiabolisation menée par le parti depuis les années 2010 a progressivement modifié son image auprès d'une partie de l'opinion, sans pour autant dissiper les inquiétudes d'une autre. Les mobilisations citoyennes observées lors des législatives de 2024 témoignaient de la vivacité de ces craintes dans une partie de la société civile. En définitive, ce résultat illustre une opinion publique partagée, sans majorité écrasante d'un côté comme de l'autre. La peur du RN n'est ni un sentiment minoritaire ni un consensus : elle structure un débat dans lequel les perceptions divergent sensiblement selon l'âge, le statut socioprofessionnel et la région. La question reste ouverte : à mesure que le parti continue de s'installer dans le paysage institutionnel, ces perceptions sont-elles amenées à évoluer, et dans quel sens ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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