Culture et Loisirs

Politique

Publié le

29/10/2025

Avez-vous peur du Rassemblement National ?

Résultats ajustés

du 30/06/2026 à 15:10

Depuis toujours

Réponses

562

Oui

52%

Non

46%

Sans opinion

2%

Synthèse des résultats

La question de la peur suscitée par le Rassemblement National occupe une place centrale dans le débat politique français. Alors que le parti connaît une progression électorale continue depuis plusieurs décennies et s'impose comme l'une des premières forces du pays, la perception émotionnelle qu'il génère reste un baromètre révélateur des lignes de tension qui traversent la société. Selon les résultats redressés recueillis sur Politês, une courte majorité des répondants se dit avoir peur du Rassemblement National : 52 % répondent « oui », contre 46 % qui répondent « non ». Seuls 2 % se déclarent sans opinion. Le résultat est serré et traduit une opinion divisée, sans consensus tranché d'un côté comme de l'autre. Premier enseignement notable : un écart entre hommes et femmes, certes modéré, mais cohérent avec d'autres indicateurs politiques. Les femmes expriment une peur à 53 %, contre 49 % chez les hommes. La différence reste limitée, mais elle s'inscrit dans une tendance récurrente selon laquelle les femmes tendent à se montrer légèrement plus méfiantes à l'égard des partis perçus comme issus de la droite radicale. Deuxième enseignement : l'âge constitue une variable plus structurante. Les répondants les plus jeunes, notamment les 35-49 ans (63 % de « oui ») et les 25-34 ans (58 %), expriment une crainte plus forte que la moyenne. À l'inverse, les 50-64 ans se montrent parfaitement partagés (48 % « oui », 48 % « non »). Ces écarts pourraient suggérer que la perception du RN comme menace est plus prononcée chez les actifs en âge de fonder une famille, peut-être davantage exposés aux enjeux liés aux politiques sociales ou à la représentation des valeurs publiques. Il s'agit toutefois d'une hypothèse interprétative que les données seules ne permettent pas de trancher. Troisième enseignement : la catégorie socioprofessionnelle introduit un différentiel significatif. Les CSP+ expriment une peur à 59 %, soit dix points de plus que les CSP- (49 %), et vingt points de plus que les inactifs (39 %). Ces écarts pourraient aller dans le sens d'une lecture selon laquelle les populations les plus diplômées ou à revenus plus élevés percevraient davantage le RN comme une menace, tandis que les inactifs, souvent plus exposés aux difficultés économiques, pourraient y voir une alternative moins menaçante, voire une force protestataire. Là encore, les données décrivent une distribution, sans en établir la cause. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le RN a engagé, depuis plusieurs années, une stratégie de normalisation de son image. Des données récentes indiquent que près de la moitié des Français jugent le parti capable de gouverner le pays, et que d'autres formations politiques sont désormais perçues comme plus clivantes par une partie de l'opinion. La peur ne disparaît pas pour autant : elle se redistribue, se segmente, et témoigne d'une perception du paysage politique en mutation. Les résultats sont redressés, ce qui renforce leur fiabilité pour représenter la population française dans son ensemble. La nature binaire de la question — peur ou absence de peur — ne permet pas de saisir les nuances ni l'intensité du sentiment exprimé. Une courte majorité des répondants dit avoir peur du Rassemblement National, mais cette majorité est étroite et masque de réelles disparités selon l'âge, le genre et la catégorie socioprofessionnelle. La question que ces chiffres posent en creux est la suivante : à mesure que le RN s'installe dans le paysage institutionnel, cette peur continuera-t-elle à se fragmenter, ou pourrait-elle se reconsolider autour de nouveaux événements politiques ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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