Sécurité et Justice

Société

Publié le

20/10/2025

Avez vous une bonne image des forces de l'ordre ?

Résultats ajustés

du 27/09/2026 à 13:24

Depuis toujours

Réponses

976

Oui police/gendarmerie

53%

Seulement en la police

1%

Seulement en la gendarmerie

15%

Non aucun des deux

23%

Sans opinion

8%

Synthèse des résultats

La relation entre les citoyens et les forces de l'ordre constitue l'un des baromètres les plus révélateurs du lien de confiance entre la société et ses institutions. Au-delà de la sécurité quotidienne, la question de l'image de la police et de la gendarmerie touche à des enjeux profonds : légitimité de l'usage de la force, perception de l'équité dans les contrôles, et sentiment de protection ou, à l'inverse, d'exposition. Globalement, une majorité des Français interrogés sur Politês déclare avoir une bonne image des forces de l'ordre. En cumulant ceux qui expriment une bonne image des deux institutions et ceux qui n'en ont que pour la gendarmerie, on atteint environ 69 % d'opinions positives, toutes nuances confondues. À l'inverse, 23 % n'ont une bonne image ni de la police ni de la gendarmerie, et 8 % se déclarent sans opinion. Il est notable que la gendarmerie bénéficie d'une image distinctement plus favorable que la police lorsque les deux institutions sont dissociées : seul 1 % des répondants réserve sa bonne image à la seule police, contre 15 % pour la seule gendarmerie. Premier enseignement : un écart générationnel marqué traverse les résultats. Les 50-64 ans se distinguent nettement avec 68 % d'opinions positives envers les deux institutions, contre 36 % seulement chez les 25-34 ans, qui constituent par ailleurs la tranche la plus représentée dans l'échantillon. Les 18-24 ans se situent à 49 %, en retrait par rapport à la moyenne. Ces données pourraient indiquer que les générations les plus jeunes, davantage exposées aux débats contemporains sur les pratiques du maintien de l'ordre et aux récits de violences policières relayés sur les réseaux sociaux, entretiendraient un rapport plus distancié, voire critique, aux forces de l'ordre. Deuxième enseignement : les catégories socioprofessionnelles affichent des écarts sensibles. Les CSP+ expriment une bonne image à hauteur de 54 %, contre 45 % pour les CSP-. Les inactifs, quant à eux, se montrent les plus favorables avec 58 %. Ces variations pourraient refléter des expériences différenciées du rapport aux forces de l'ordre selon les milieux sociaux, sans qu'il soit possible d'en établir la cause de manière directe. Troisième enseignement : des disparités régionales méritent d'être signalées. Le Sud-Ouest se distingue par le taux d'opinions positives le plus bas (35 %), tandis que le Sud-Est affiche le résultat le plus élevé parmi les grandes régions (52 %). Le Nord-Ouest (42 %) et l'Île-de-France (45 %) se situent en dessous de la moyenne nationale. Ces différences régionales pourraient témoigner d'une géographie des sensibilités variables à l'égard des institutions régaliennes. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où les forces de l'ordre font régulièrement l'objet de débats publics, notamment autour des pratiques de maintien de l'ordre lors de manifestations, des questions de déontologie, et des discussions sur la formation et les moyens alloués aux personnels. La distinction persistante entre l'image de la gendarmerie et celle de la police pourrait s'inscrire dans une perception historiquement ancrée : institution à tradition militaire, présente majoritairement dans les zones rurales, la gendarmerie bénéficierait d'une image associée à une proximité et une stabilité perçues comme différentes de celles de la police urbaine. En définitive, si une majorité des répondants conserve une image positive des forces de l'ordre, cette adhésion est loin d'être uniforme. Elle se fragmente selon l'âge, la catégorie sociale et le territoire, révélant des perceptions plurielles d'une même institution. La question qui se pose naturellement est celle de la trajectoire de cette confiance : les dynamiques observées chez les jeunes générations annoncent-elles une évolution durable du rapport aux institutions de sécurité ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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