International
Politique
Société
Publié le
21/10/2025
Résultats ajustés
du 13/08/2026 à 11:58
Depuis toujours
Réponses
802
Oui
81%
Non
15%
Ne sais pas
4%
La question de la guerre n'est plus abstraite. En 2026, le contexte géopolitique mondial — marqué par des conflits armés en Europe et au Moyen-Orient, par une compétition stratégique accrue entre grandes puissances et par un réarmement généralisé — donne une résonance particulière à cette interrogation : les Français craignent-ils une guerre majeure dans les prochaines décennies ? Les résultats recueillis sur Politês sont sans ambiguïté. Une très large majorité de répondants exprime cette crainte. 81 % répondent oui à la question posée, contre 15 % qui ne partagent pas cette inquiétude et 4 % qui ne se prononcent pas. Il s'agit d'un consensus fort, rarement observé sur des sujets aussi chargés émotionnellement et politiquement. L'incertitude est quasi absente, ce qui traduit une opinion constituée et non hésitante. Premier enseignement notable : les femmes expriment cette crainte de manière plus marquée que les hommes. 86 % des répondantes déclarent craindre une guerre majeure, contre 76 % des répondants masculins, soit un écart de dix points. Cela pourrait suggérer des modes différenciés d'appréhension du risque sécuritaire, ou une sensibilité plus aiguë aux conséquences humaines et sociales d'un conflit armé. Dans les deux cas, la crainte reste majoritaire chez les hommes comme chez les femmes. Deuxième enseignement : la crainte est légèrement plus prononcée chez les 50-64 ans (85 %) et chez les 35-49 ans (83 %), que chez les 25-34 ans (75 %) ou les 18-24 ans (77 %). Cette nuance générationnelle, modeste mais réelle, pourrait s'expliquer par des trajectoires mémorielles et médiatiques différentes. Les générations plus âgées ont grandi dans l'ombre de la Guerre froide et de ses crises, ce qui pourrait nourrir une sensibilité particulière aux signaux d'alarme géopolitiques. Les plus jeunes, bien que très largement inquiets, expriment une crainte légèrement moins systématique, sans que cela remette en cause le consensus global. Troisième enseignement : la répartition socioprofessionnelle révèle peu d'écarts significatifs. Les CSP+ (82 %), les CSP- (80 %) et les inactifs (80 %) convergent vers un niveau de crainte comparable. Ce résultat suggère que l'inquiétude face à un conflit majeur pourrait transcender les clivages socioéconomiques habituels. Ce résultat s'inscrit dans un contexte où plusieurs éléments alimentent concrètement cette perception. La France a actualisé sa doctrine stratégique en 2025 en intégrant l'hypothèse d'une guerre majeure en Europe. L'OTAN a renforcé sa posture de défense depuis 2022. Le nombre de conflits armés dans le monde aurait atteint, selon certains rapports, un niveau sans précédent depuis 1945. Ces éléments ne constituent pas une explication mécanique du résultat, mais ils forment un environnement dans lequel une telle crainte trouve une prise concrète. Au fond, ce que révèle ce résultat, c'est moins une panique collective qu'une conscience diffuse et largement partagée d'un monde perçu comme moins sûr. La question qui reste ouverte est de savoir si cette crainte se traduit, ou non, en demandes politiques concrètes, qu'il s'agisse de diplomatie, de défense ou de désarmement.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8674
chinaskih
a demandé
Réponses
7551
Victormlrt
a demandé
Réponses
6434
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8674
Lisa
a demandé
Réponses
8132
Aztek21
a demandé
Réponses
8107