International

Politique

Société

Publié le

21/10/2025

Craignez-vous une guerre majeure dans les prochaines décennies ?

Résultats ajustés

du 04/10/2026 à 03:06

Depuis toujours

Réponses

811

Oui

82%

Non

14%

Ne sais pas

4%

Synthèse des résultats

La question du risque de guerre majeure, longtemps reléguée au rang de préoccupation abstraite pour de nombreux citoyens, est revenue au cœur des débats publics et politiques ces dernières années. Face à une actualité internationale marquée par des conflits ouverts et des tensions persistantes, interroger les Français sur leur sentiment de crainte à l'égard d'un conflit majeur dans les prochaines décennies revêt une portée particulière. Le résultat est sans ambiguïté : 82 % des répondants sur Politês expriment la crainte d'une guerre majeure dans les prochaines décennies, contre 14 % qui ne la partagent pas et 4 % qui ne se prononcent pas. Cette convergence très nette dessine un sentiment d'inquiétude largement partagé, qui dépasse les clivages habituels. Premier enseignement, l'écart entre les femmes et les hommes mérite attention. Les femmes expriment cette crainte à hauteur de 86 %, contre 77 % pour les hommes, soit un écart de neuf points. Cette différence, sans être spectaculaire, est cohérente et pourrait suggérer que la perception du risque de conflit armé s'articule différemment selon le genre, peut-être en lien avec des représentations distinctes de la menace ou de ses conséquences humaines. Deuxième enseignement, une légère variation selon l'âge s'observe. Les 50-64 ans affichent le niveau de crainte le plus élevé, à 86 %, tandis que les 18-24 ans et les 25-34 ans se situent en retrait, à respectivement 77 % et 75 %. Cette nuance générationnelle pourrait refléter des rapports différents à la mémoire du conflit : les générations plus âgées ont grandi dans un contexte de Guerre froide et de menace nucléaire plus prégnante. Les plus jeunes, même s'ils demeurent très majoritairement inquiets, semblent exprimer une crainte légèrement moins vive. Troisième enseignement, la crainte apparaît homogène selon les catégories socioprofessionnelles. Les CSP+ (83 %) et les CSP- (81 %) se rejoignent sur des niveaux très proches, tout comme les inactifs (80 %). Ce résultat pourrait suggérer que la perception du risque de guerre majeure ne se distribue pas selon des lignes sociales tranchées, mais traduit une préoccupation qui traverse l'ensemble de la société. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le risque de conflit à grande échelle a connu une remontée significative dans les préoccupations collectives, notamment depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022. Les analyses géopolitiques récentes font état d'une multiplication des zones de tension, de la mer de Chine méridionale au Moyen-Orient, ainsi que d'une montée en puissance des arsenaux de plusieurs grandes puissances. En France, les débats sur le réarmement, l'augmentation du budget des armées et la place de la défense européenne ont également contribué à rendre ce sujet plus visible dans l'espace public. Les résultats présentés ici sont redressés pour refléter au mieux la population française, ce qui renforce la robustesse des tendances décrites. Au final, ce qui ressort de ces résultats, c'est moins la crainte elle-même que son caractère transversal : elle ne se concentre pas dans un groupe particulier, mais irrigue l'ensemble des catégories de la population. La question qui reste ouverte est de savoir si cette inquiétude diffuse se traduira par des attentes concrètes vis-à-vis des responsables politiques en matière de défense et de sécurité collective.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

Téléchargez Politês, l’application qui questionne autrement.

Phone

Nos différences sont notre force.