Économie

Santé

Société

Publié le

14/10/2025

Doit-on dérembourser les soins liés à des maladies directement causées par des comportements à risque (tabagisme, alcoolisme) ?

Résultats ajustés

du 06/10/2026 à 12:34

Depuis toujours

Réponses

560

Pour

28%

Contre

72%

Synthèse des résultats

La question du déremboursement des soins directement liés à des comportements à risque, comme le tabagisme ou l'alcoolisme, touche à l'un des équilibres fondamentaux du système de santé français : celui entre la responsabilité individuelle et la solidarité collective. Elle invite à interroger jusqu'où le principe d'universalité de la prise en charge doit s'étendre, et dans quelles conditions certains comportements pourraient modifier les droits au remboursement. Le résultat est net : sept répondants sur dix se déclarent opposés à une telle mesure. Avec 72 % de réponses « contre » et seulement 28 % « pour », l'opinion majoritaire penche très nettement en faveur du maintien de la prise en charge, quel que soit le comportement ayant conduit à la maladie. Il ne s'agit pas d'un résultat serré : l'adhésion au principe de solidarité apparaît comme largement partagée parmi les Français interrogés sur Politês. Premier enseignement notable : un écart de genre marqué. Les femmes se montrent significativement plus opposées au déremboursement que les hommes, avec respectivement 78 % et 65 % de réponses « contre ». À l'inverse, les hommes sont proportionnellement plus nombreux à soutenir la mesure, avec 35 % de réponses « pour », contre 22 % chez les femmes. Cet écart de treize points pourrait suggérer une sensibilité différenciée aux logiques de responsabilisation individuelle en matière de santé, sans qu'il soit possible d'en préciser les ressorts à partir des seules données disponibles. Deuxième enseignement : la position des inactifs tranche avec celle des actifs. Parmi les inactifs, 38 % soutiennent le déremboursement, contre 26 % chez les CSP+ et 22 % chez les CSP-. Ce résultat est contre-intuitif : on pourrait s'attendre à ce que les catégories aux revenus les plus modestes, potentiellement plus exposées aux conséquences financières d'un déremboursement, s'y opposent davantage. La prudence s'impose toutefois dans l'interprétation, la catégorie « inactifs » étant particulièrement hétérogène dans sa composition. Troisième enseignement : une variation régionale mérite d'être relevée. Les répondants d'Île-de-France affichent le taux de soutien le plus élevé, avec 40 % de réponses « pour », soit un écart notable par rapport aux régions Nord-Ouest (23 %) et Sud-Est (27 %). Cette dispersion géographique pourrait aller dans le sens d'une sensibilité plus marquée aux enjeux de responsabilité individuelle dans certains contextes urbains, sans que cette hypothèse puisse être confirmée ici. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large. Le système de santé français repose historiquement sur un principe de solidarité qui ne distingue pas les causes des maladies. Les tentatives de déremboursement, qu'il s'agisse de médicaments ou d'actes médicaux, ont souvent suscité des résistances, notamment parce qu'elles risquent d'accroître les inégalités d'accès aux soins. Des professionnels de santé et des associations soulignent que pénaliser financièrement les malades dont les comportements ont contribué à leur état revient à superposer une logique morale à une logique médicale, ce qui soulève des questions éthiques profondes. Les résultats sont redressés et portent sur 560 répondants. Au fond, ce que ces données donnent à voir, c'est une adhésion solide au principe de non-discrimination dans l'accès aux soins. La question qui demeure ouverte est de savoir si cette position résiste à la mise en balance avec d'autres impératifs, comme la soutenabilité financière du système ou l'efficacité des politiques de prévention.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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