Santé
Vie Pratique et Consommation
Publié le
16/10/2025
Résultats bruts
du 15/09/2026 à 11:51
Depuis toujours
Réponses
4923
Oui
30%
Non
67%
Ne sais pas
3%
Le sommeil est une fonction vitale dont la qualité conditionne la santé physique, mentale et les capacités au quotidien. Pourtant, la possibilité de dormir suffisamment est perçue comme un privilège par une large part de la population, soumise aux exigences de la vie moderne, au stress et à l'omniprésence des écrans. C'est dans ce contexte que la question « Dormez-vous suffisamment ? » prend tout son sens. La réponse est sans ambiguïté : près de deux répondants sur trois estiment ne pas dormir suffisamment. Avec 67 % de réponses négatives contre 30 % de réponses positives et seulement 3 % d'indécis, le résultat dessine un constat majoritairement partagé d'un manque de sommeil ressenti. La dynamique est claire, même si elle reflète une perception subjective et non une mesure objective de la durée ou de la qualité du sommeil. Premier enseignement : un écart générationnel marqué. Les répondants de 65 ans et plus se distinguent nettement du reste, avec 54 % déclarant dormir suffisamment, soit près du double de la moyenne. À l'autre extrémité, les 15-17 ans sont les plus concernés par le manque de sommeil ressenti, à 72 %, légèrement au-dessus de la moyenne. Ces écarts pourraient suggérer que le sentiment de manque de sommeil serait davantage associé aux tranches de vie actives et aux périodes de scolarité intense, tandis que l'âge avancé pourrait s'accompagner d'une meilleure adéquation entre besoins et temps disponible. Deuxième enseignement : un résultat relativement homogène selon le genre, avec une exception notable. Hommes et femmes expriment des niveaux de satisfaction proches, respectivement 32 % et 30 % de réponses positives. Les personnes se déclarant non binaires affichent en revanche un taux de satisfaction nettement plus bas, à 18 %, avec 77 % estimant ne pas dormir suffisamment. Ce résultat invite à la prudence compte tenu de l'effectif limité de ce segment, mais il mérite d'être signalé. Troisième enseignement : une légère variation selon la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP- déclarent davantage manquer de sommeil (69 % de réponses négatives) que les CSP+ (66 %). L'écart reste modeste, mais il pourrait aller dans le sens d'une sensibilité accrue aux contraintes de temps et aux conditions de travail parmi les catégories moins favorisées. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte documenté de dégradation du sommeil en France. Environ 30 % de la population française se plaindrait de troubles du sommeil, et l'Inserm estime que 15 à 20 % souffrirait d'insomnie. Les facteurs identifiés comme perturbateurs — stress professionnel, exposition aux écrans, contraintes des transports et de la vie active — pourraient contribuer à expliquer pourquoi le sentiment de manque de sommeil est aussi répandu, en particulier chez les actifs et les jeunes. Les données collectées sur Politês reposent sur des réponses brutes non redressées, ce qui invite à une lecture prudente, notamment pour les segments aux effectifs plus réduits, tels que les 65 ans et plus ou les personnes non binaires. Ce que ces résultats révèlent avant tout, c'est l'ampleur d'un ressenti partagé : le manque de sommeil ne serait pas vécu comme une exception individuelle, mais comme une expérience commune. La question reste ouverte : dans quelle mesure ce ressenti reflète-t-il un manque objectif, et dans quelle mesure traduirait-il une norme sociale où admettre dormir suffisamment est presque devenu l'exception ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours