Culture et Loisirs

Société

Publié le

20/10/2025

Embrasser c’est tromper ?

Résultats ajustés

du 13/07/2026 à 22:36

Depuis toujours

Réponses

1266

Oui

79%

Non

21%

Synthèse des résultats

La question de l'infidélité dans le couple n'a jamais de réponse simple. Poser la question « Embrasser, c'est tromper ? » revient à interroger les frontières de l'intimité et les attentes implicites qui structurent une relation. Ce que l'on considère comme une transgression dépend autant des individus que des normes sociales propres à chaque génération. Sur ce sujet, les résultats recueillis par Politês sont nets : 79 % des répondants estiment qu'embrasser quelqu'un d'autre que son partenaire constitue une forme de tromperie. Seul un répondant sur cinq ne partage pas cette lecture. On est davantage face à une adhésion majoritaire que face à un débat ouvert. Premier enseignement, le genre nuance le consensus. Les femmes sont 83 % à considérer le baiser comme une tromperie, contre 74 % des hommes. Cet écart d'une dizaine de points pourrait suggérer que les femmes tendent à définir l'infidélité de manière plus inclusive des gestes physiques intimes, ce qui pourrait aller dans le sens d'une sensibilité plus marquée à la dimension affective de l'acte. Deuxième enseignement, la variable générationnelle est particulièrement marquée. Chez les 18-24 ans, le consensus atteint 94 %, et reste élevé chez les 25-34 ans (90 %) et les 15-17 ans (91 %). En revanche, il s'érode progressivement avec l'âge : 85 % chez les 35-49 ans, 69 % chez les 50-64 ans. Cet écart générationnel pourrait refléter des attentes différentes vis-à-vis de l'exclusivité dans le couple, ou une évolution dans la définition personnelle de la fidélité selon les générations. Troisième enseignement, le niveau socioprofessionnel dessine également une ligne de partage. Les CSP- sont 88 % à considérer le baiser comme une tromperie, contre 80 % pour les CSP+ et 66 % pour les inactifs. Les inactifs, catégorie hétérogène incluant notamment les retraités et les étudiants, affichent le résultat le plus bas, ce qui pourrait en partie s'expliquer par la composition démographique de ce groupe. Ces résultats font écho à un débat qui traverse la société française depuis plusieurs décennies. Si l'obligation de fidélité est inscrite dans le Code civil pour les couples mariés, sa définition concrète reste largement du ressort des individus. Des sondages antérieurs rapportaient des chiffres similaires chez les femmes, autour de 73 à 76 %, confirmant que le geste du baiser occupe une place particulière dans la représentation de l'intimité du couple. Le consensus observé ici chez les jeunes générations pourrait interroger l'idée reçue selon laquelle la jeunesse serait plus permissive sur ces questions. Les résultats présentés sont redressés pour mieux refléter la population française dans son ensemble. Embrasser n'est peut-être qu'un geste, mais pour une large majorité des répondants, il n'est pas anodin dans le cadre d'une relation. Ce que révèle ce résultat, c'est moins une morale uniforme qu'une sensibilité partagée autour de la notion d'exclusivité intime. La question qui demeure est peut-être celle-ci : est-ce la nature du geste qui fait la trahison, ou le sens qu'on lui donne ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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