Culture et Loisirs

Société

Publié le

20/10/2025

Embrasser c’est tromper ?

Résultats ajustés

du 16/09/2026 à 03:46

Depuis toujours

Réponses

1293

Oui

79%

Non

21%

Synthèse des résultats

La fidélité dans le couple est une notion qui, loin de se réduire à un acte unique, recouvre un spectre large de comportements et d'attentes. La question de savoir si embrasser quelqu'un d'autre constitue une forme de tromperie touche au cœur des définitions partagées — ou non — au sein des relations amoureuses. Elle met en lumière la tension entre une conception stricte de l'exclusivité et une approche plus souple des frontières du couple. Les résultats recueillis auprès des répondants sur Politês sont nets dans leur orientation générale : 79 % se prononcent pour un « oui », considérant qu'embrasser équivaut à tromper, contre 21 % qui estiment le contraire. Cette adhésion majoritaire dessine un paysage où la fidélité physique, même en dehors de l'acte sexuel, resterait perçue comme une norme centrale dans la vie de couple. Premier enseignement : un écart de perception entre hommes et femmes. 83 % des femmes considèrent qu'embrasser, c'est tromper, contre 74 % des hommes. Cet écart de neuf points pourrait suggérer que les femmes tendent à appréhender les gestes d'intimité physique avec un partenaire tiers comme une transgression plus nette des engagements du couple. Ce constat rejoint des observations plus larges sur des sensibilités différenciées quant aux limites de la fidélité. Deuxième enseignement : une évolution marquée selon l'âge. Les tranches les plus jeunes affichent les taux d'adhésion les plus élevés : 93 % chez les 18-24 ans, 91 % chez les 15-17 ans, 89 % chez les 25-34 ans. À mesure que l'on avance en âge, ce consensus s'érode progressivement : 84 % chez les 35-49 ans, 69 % chez les 50-64 ans. Ces variations pourraient aller dans le sens d'une évolution des cadres de référence relationnels selon les générations, les plus jeunes manifestant peut-être une conception plus explicite et plus stricte des limites de la fidélité. Troisième enseignement : une différence selon la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP- répondent « oui » à 88 %, contre 80 % pour les CSP+. Les inactifs affichent quant à eux le taux le plus bas, à 66 %. Ces écarts, bien que moins marqués que les variations générationnelles, pourraient refléter des univers de référence distincts quant à la définition de la tromperie. Cette perception majoritaire de l'embrassade comme forme de tromperie s'inscrit dans un contexte plus large de redéfinition des normes relationnelles. Des travaux en sociologie de la conjugalité indiquent que la notion d'infidélité dépasse désormais souvent l'acte sexuel pour englober des dimensions émotionnelles et physiques plus larges. La notion de « micro-infidélité » — désignant des comportements jugés transgressifs sans qu'un acte sexuel soit impliqué — illustre cette tendance à tracer des frontières plus fines et plus exigeantes autour de l'exclusivité dans le couple. Les résultats présentés sont redressés afin de refléter au mieux la diversité de la population française. Au-delà du chiffre global, c'est la diversité des positions qui retient l'attention. Si une large majorité des répondants considère l'embrassade comme une forme de tromperie, les variations selon l'âge, le genre et la catégorie socioprofessionnelle rappellent que la fidélité reste une notion vécue et définie de manière subjective. La question demeure ouverte : ces perceptions reflètent-elles des normes stables, ou sont-elles appelées à évoluer au fil des transformations culturelles et relationnelles ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

Téléchargez Politês, l’application qui questionne autrement.

Phone

Nos différences sont notre force.