Sécurité et Justice

Société

Publié le

30/10/2025

Est-ce que certains métiers devraient être réservés aux hommes ainsi que d’autres réservés aux femmes (ex: Femme de ménage, Agent de sécurité, etc.)?

Résultats bruts

du 14/09/2026 à 04:40

Depuis toujours

Réponses

1285

Oui

5%

Non

90%

Uniquement certains réservés aux femmes

1%

Uniquement certains réservés aux hommes

1%

Ne sais pas

3%

Synthèse des résultats

La question de la mixité professionnelle occupe une place durable dans le débat public français. Si le cadre législatif interdit depuis plusieurs décennies toute discrimination à l'embauche fondée sur le sexe, les représentations collectives autour des métiers dits masculins ou féminins continuent d'alimenter des discussions dans la société. Ce sondage interroge directement les répondants sur leur vision d'une éventuelle réservation de certains métiers à un sexe plutôt qu'à l'autre. Le résultat global est sans ambiguïté : 90 % des répondants se prononcent contre l'idée que certains métiers devraient être réservés aux hommes ou aux femmes. Seulement 5 % y sont favorables, et les options intermédiaires — réservation exclusive aux femmes ou aux hommes seulement — recueillent chacune 1 %. Les indécis représentent 3 % des participants. On observe ici un consensus particulièrement net, qui transcende la plupart des lignes de clivage habituelles. Premier enseignement : l'écart entre hommes et femmes est limité mais perceptible. Les hommes rejettent la réservation de métiers à 88 %, contre 94 % chez les femmes. Cet écart, bien que modeste, pourrait suggérer que les femmes, directement concernées par les effets de la ségrégation professionnelle, expriment un rejet légèrement plus marqué de toute forme de cloisonnement genré. Deuxième enseignement : une variation générationnelle mérite attention. Les répondants de 65 ans et plus se distinguent nettement du reste de la population. Seuls 68 % d'entre eux rejettent l'idée de métiers réservés, contre 89 à 95 % dans toutes les autres tranches d'âge. Le taux d'adhésion y atteint 12 %, soit le niveau le plus élevé observé, et les indécis représentent également 12 %. Cet écart générationnel pourrait aller dans le sens d'une intériorisation plus ancienne des représentations traditionnelles du travail, dans une génération qui a vécu sa vie professionnelle avant la pleine diffusion des normes d'égalité. Ce résultat est toutefois à interpréter avec prudence, l'effectif de ce groupe étant de 34 répondants. La mise en perspective de ces résultats est éclairante. Le consensus observé contraste avec la persistance de faits bien documentés : en 2025, seulement 20 % des travailleurs exerceraient un métier véritablement mixte. Autrement dit, si les répondants rejettent majoritairement le principe d'une réservation formelle de métiers, la réalité du marché du travail reste marquée par une forte ségrégation de facto. Ce décalage entre adhésion aux principes d'égalité et reproduction des inégalités dans les pratiques est un phénomène régulièrement documenté dans les enquêtes d'opinion sur les questions sociales. Ces résultats sont issus de données brutes non redressées, collectées auprès des répondants sur Politês. La surreprésentation possible de certains profils, notamment des catégories jeunes et diplômées, pourrait accentuer le consensus observé. Une lecture nuancée s'impose donc, en particulier pour les segments aux effectifs réduits. Au final, l'adhésion quasi unanime au principe d'accès libre aux métiers sans distinction de genre dessine un socle de valeurs largement partagées. La question qui demeure ouverte est celle du chemin entre ce consensus déclaratif et la réduction effective des inégalités professionnelles observées au quotidien.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

Téléchargez Politês, l’application qui questionne autrement.

Phone

Nos différences sont notre force.