Sécurité et Justice

Société

Publié le

30/10/2025

Est-ce que certains métiers devraient être réservés aux hommes ainsi que d’autres réservés aux femmes (ex: Femme de ménage, Agent de sécurité, etc.)?

Résultats ajustés

du 13/07/2026 à 16:43

Depuis toujours

Réponses

1170

Oui

6%

Non

87%

Uniquement certains réservés aux femmes

1%

Uniquement certains réservés aux hommes

2%

Ne sais pas

4%

Synthèse des résultats

La répartition sexuée des métiers cristallise des enjeux profonds autour de l'égalité professionnelle et des représentations de genre. Derrière des exemples du quotidien — la femme de ménage, l'agent de sécurité — se dessine une question plus large : la société française accepte-t-elle encore l'idée que le genre puisse légitimement conditionner l'accès à une profession ? La réponse des répondants sur Politês est claire et largement partagée. 87 % se prononcent contre l'idée de métiers réservés selon le genre, tandis que seulement 6 % y sont favorables. Les positions intermédiaires — réserver certains métiers uniquement aux femmes ou uniquement aux hommes — restent marginales, à respectivement 1 % et 2 %. Le taux d'indécision est faible, à 4 %, ce qui témoigne d'une opinion globalement formée sur ce sujet. Premier enseignement : les femmes expriment un rejet plus tranché que les hommes. Elles sont 92 % à répondre non, contre 85 % chez les hommes. Ces derniers sont par ailleurs deux fois plus nombreux à répondre oui, à 7 % contre 4 % chez les femmes. Cet écart, modeste en valeur absolue, pourrait suggérer que l'expérience vécue du marché du travail et des représentations de genre influe sur la manière dont chacun perçoit cette question. Deuxième enseignement : un écart générationnel mérite d'être signalé. Les 15-17 ans se distinguent par un rejet particulièrement fort, à 95 %, ce qui pourrait aller dans le sens d'une intériorisation plus marquée des normes d'égalité chez les jeunes générations. À l'inverse, les répondants de 65 ans et plus, tout en restant majoritairement opposés à la réservation de métiers par genre à 67 %, affichent une proportion de réponses favorables nettement plus élevée, à 12 %, ainsi qu'un taux d'indécision plus important. Ce résultat appelle toutefois à la prudence dans son interprétation, compte tenu de la taille limitée de ce groupe. Troisième enseignement : la catégorie socioprofessionnelle ne creuse pas d'écart majeur. Les CSP+ et les CSP- convergent largement, avec respectivement 91 % et 89 % de réponses négatives. Les inactifs, qui incluent notamment les étudiants et les retraités, affichent un taux de non légèrement inférieur, à 82 %, accompagné d'un taux d'indécision plus élevé, à 8 %. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le cadre légal français interdit toute discrimination à l'embauche fondée sur le sexe, et où des décennies de politique publique ont progressivement orienté les mentalités vers l'égalité professionnelle. Ils coexistent néanmoins avec des données statistiques qui continuent de documenter une forte ségrégation professionnelle de fait, avec une proportion encore limitée de métiers réellement mixtes. Il pourrait ainsi exister un décalage entre le rejet de principe d'une réservation formelle des métiers et la persistance, dans les pratiques et les représentations, d'orientations genrées vers certaines professions. En définitive, les répondants sur Politês témoignent d'un refus très largement partagé de l'idée de métiers officiellement réservés selon le genre. Ce consensus de principe soulève néanmoins une interrogation : dans quelle mesure ce rejet d'une assignation formelle se traduit-il dans les choix d'orientation professionnelle et dans les pratiques concrètes de recrutement ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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