Santé
Vie Pratique et Consommation
Publié le
15/12/2025
Résultats bruts
du 25/07/2026 à 00:47
Depuis toujours
Réponses
2372
Oui
21%
J'ai arrêté
14%
Non
65%
La question du tabagisme occupe une place centrale dans les politiques de santé publique françaises depuis plusieurs décennies. Mesurer la part de la population qui fume, qui a arrêté ou qui n'a jamais fumé constitue un indicateur utile pour apprécier l'état d'avancement des efforts de prévention, à l'heure où les pouvoirs publics visent une première génération sans tabac d'ici 2032. Selon les résultats recueillis auprès de 2 372 répondants sur Politês, une majorité nette déclare ne pas fumer : 65 % répondent « Non », tandis que 21 % déclarent fumer et 14 % indiquent avoir arrêté. La dynamique globale est donc celle d'une population majoritairement non fumeuse, mais où plus d'un tiers des répondants entretient ou a entretenu un rapport avec le tabac. Premier enseignement : un écart générationnel marqué dans les comportements déclarés. Chez les 15-17 ans, 11 % déclarent fumer et 86 % indiquent ne pas fumer, ce qui pourrait suggérer une moindre prévalence tabagique chez les plus jeunes. À l'inverse, les 25-34 ans et les 35-49 ans affichent les taux de fumeurs actuels les plus élevés, respectivement 26 % et 22 %. Par ailleurs, la proportion de ceux qui ont arrêté croît sensiblement avec l'âge : elle atteint 24 % chez les 35-49 ans, 28 % chez les 50-64 ans, et jusqu'à 47 % chez les 65 ans et plus. Ce profil pourrait refléter une accumulation progressive des tentatives d'arrêt réussies au fil du parcours de vie. Deuxième enseignement : un écart selon le genre mérite d'être signalé, bien qu'il reste mesuré. Les femmes déclarent fumer à 25 %, contre 19 % chez les hommes, soit un différentiel de six points. La proportion de ceux ayant arrêté est quant à elle comparable entre les deux groupes, respectivement 15 % et 14 %. Ce résultat pourrait inviter à nuancer l'image traditionnelle d'un tabagisme davantage masculin, même si des précautions méthodologiques s'imposent avant toute conclusion. Troisième enseignement : un gradient socio-professionnel assez net. Les personnes appartenant à la catégorie CSP- déclarent fumer à hauteur de 30 %, soit neuf points de plus que les CSP+ (21 %) et quatorze points de plus que les inactifs (16 %). Ce résultat s'inscrit dans un contexte où des disparités sociales dans le tabagisme sont régulièrement documentées en France, les populations les plus défavorisées étant souvent davantage exposées. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte de politique anti-tabac intensifiée depuis plusieurs décennies, conjuguant hausses fiscales répétées, restrictions des espaces fumeurs et campagnes de prévention régulières. L'objectif d'une génération sans tabac à l'horizon 2032, porté notamment par le Programme National de Lutte contre le Tabac 2023-2027, suppose une réduction durable de la prévalence, particulièrement chez les jeunes adultes et les populations les plus vulnérables. Les résultats présentés ici offrent un aperçu de la répartition des comportements tabagiques déclarés tels qu'ils se manifestent aujourd'hui, sans prétendre à des conclusions définitives. Il convient de rappeler que ces résultats sont des données brutes non redressées, ce qui invite à les lire avec prudence, notamment pour les segments aux effectifs plus limités. Au-delà des chiffres, ce qui se dessine est une population française dans laquelle le tabagisme reste présent pour environ un répondant sur cinq, avec des profils contrastés selon l'âge et la catégorie socio-professionnelle. La question de savoir si ces tendances reflètent une transformation durable des comportements, ou un instantané appelé à évoluer sous l'effet des politiques publiques en cours, reste entière.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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