Santé
Vie Pratique et Consommation
Publié le
15/12/2025
Résultats bruts
du 15/09/2026 à 19:32
Depuis toujours
Réponses
2399
Oui
21%
J'ai arrêté
14%
Non
65%
Le tabac demeure l'un des principaux enjeux de santé publique en France. Derrière la question « Fumez-vous ? » se dessine une réalité composite : celle d'un comportement à la fois intime et collectif, encadré par des décennies de réglementation, et dont la prévalence constitue un indicateur clé pour évaluer l'efficacité des politiques de prévention. À l'échelle de l'ensemble des répondants, les non-fumeurs représentent une large majorité : 65 % déclarent ne pas fumer, tandis que 21 % se décrivent comme fumeurs actuels et 14 % comme anciens fumeurs. La dynamique est donc celle d'une majorité claire en faveur du non-tabagisme, sans que la proportion de fumeurs actifs soit pour autant marginale. Le premier enseignement notable concerne la dimension sociale du tabagisme. Les catégories socioprofessionnelles moins favorisées, les CSP−, affichent un taux de tabagisme actuel de 30 %, contre 21 % chez les CSP+. Cet écart de près de dix points pourrait suggérer que le tabagisme reste associé à des contextes de vie différenciés — une observation qui rejoint les données de santé publique sur les inégalités sociales face au tabac. Le deuxième enseignement porte sur l'âge. Le tabagisme actuel atteint son niveau le plus élevé chez les 25-34 ans (26 %) et les 35-49 ans (22 %), tandis qu'il est nettement plus faible chez les 15-17 ans (11 %). En parallèle, la part des ex-fumeurs croît régulièrement avec l'âge, passant de 4 % chez les 18-24 ans à 46 % chez les 65 ans et plus. Ce gradient pourrait aller dans le sens d'une dynamique générationnelle : les plus jeunes semblent moins nombreux à fumer actuellement, tandis que les générations plus âgées témoignent d'un passé tabagique plus répandu, accompagné d'une tendance à l'arrêt. Troisième point saillant : on observe un écart entre hommes et femmes. Les Françaises interrogées déclarent fumer à 25 %, contre 19 % chez les hommes. Ce résultat pourrait inviter à nuancer l'image traditionnelle d'un tabagisme davantage masculin, même si l'absence de redressement statistique invite à la prudence dans l'interprétation. Cette photographie s'inscrit dans un contexte de recul progressif du tabagisme en France, porté par plusieurs décennies de politiques publiques : lois encadrant la publicité et les lieux de consommation, augmentation des prix, mise en place du paquet neutre, campagnes de prévention. Le fait que les jeunes de 15-17 ans affichent les taux les plus bas pourrait être lu, avec prudence, comme un signe que ces politiques produisent progressivement leurs effets sur les nouvelles générations. Il convient de préciser que les résultats présentés ici sont des données brutes, non redressées pour corriger d'éventuels biais d'échantillonnage. Une lecture attentive des segmentations s'impose en conséquence, en particulier pour les tranches d'âge aux effectifs les plus réduits. Ces données ont été collectées et analysées par Politês dans le cadre de ses enquêtes régulières sur les comportements et modes de vie des Français. Au final, ce sondage dessine un portrait nuancé du tabagisme en France : une majorité de non-fumeurs, mais une persistance du tabac chez environ un Français sur cinq, avec des disparités marquées selon l'âge et la catégorie socioprofessionnelle. La question qui demeure ouverte est de savoir dans quelle mesure ces tendances reflètent un changement durable des comportements ou un effet de cohorte progressif.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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