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Société

Publié le

16/09/2025

Etes-vous pour ou contre la taxe Zucman sur les patrimoines > à 100 millions par an ?

Résultats ajustés

du 20/08/2026 à 05:55

Depuis toujours

Réponses

906

Pour

66%

Contre

24%

Sans opinion

10%

Synthèse des résultats

La question de la taxation des très grands patrimoines revient régulièrement au centre du débat public français. La proposition dite « taxe Zucman », du nom de l'économiste Gabriel Zucman, consiste à instaurer un prélèvement annuel de 2 % sur les patrimoines nets dépassant 100 millions d'euros. Elle s'inscrit dans un contexte marqué par la suppression de l'ISF en 2018 et les discussions récurrentes sur la contribution des plus grandes fortunes à l'effort collectif. Sur l'ensemble des répondants, une nette majorité se déclare favorable à cette mesure : 66 % y sont favorables, contre 24 % opposés et 10 % sans opinion. Ce résultat traduit une adhésion majoritaire, sans pour autant effacer une minorité d'opposition qui demeure significative. Premier enseignement, l'écart entre hommes et femmes est l'un des plus marqués de cette consultation. Les femmes soutiennent la taxe à hauteur de 73 %, contre 59 % chez les hommes. L'opposition est également sensiblement plus élevée chez les hommes (35 %) que chez les femmes (14 %). Cet écart, qui dépasse les dix points aussi bien sur le soutien que sur l'opposition, pourrait suggérer des sensibilités différentes à l'égard de la redistribution ou de la justice fiscale selon le genre, même si les facteurs explicatifs de cet écart restent difficiles à établir avec certitude. Deuxième enseignement, la progression du soutien selon l'âge mérite attention, du moins jusqu'à un certain point. Les 25-34 ans et les 35-49 ans affichent les taux de soutien les plus élevés, respectivement 71 % et 74 %. Chez les plus jeunes (18-24 ans), le soutien est plus modéré, à 57 %, avec une part de sans-opinion notable (21 %), ce qui pourrait indiquer une moindre familiarité avec le débat fiscal. Chez les 50-64 ans et les 65 ans et plus, le soutien recule légèrement (64 % puis 58 %) tandis que l'opposition augmente (32 % et 39 %), ce qui pourrait aller dans le sens d'un rapport plus prudent à la fiscalité du capital dans les générations plus âgées. Troisième enseignement, la dimension socioprofessionnelle nuance le tableau. Les CSP- soutiennent la mesure plus fortement (76 %) que les CSP+ (65 %). Cette différence d'une dizaine de points pourrait traduire une perception plus distante à l'égard du capital chez les catégories moins aisées, et une sensibilité plus mitigée chez les catégories supérieures, sans qu'il soit possible d'en tirer des conclusions définitives. Cette adhésion majoritaire s'inscrit dans un contexte où la suppression de l'ISF en 2018 avait alimenté, dans une partie de l'opinion, un sentiment d'injustice fiscale. La proposition Zucman, en ciblant un seuil très élevé — environ 1 800 foyers seraient concernés selon les estimations disponibles —, pourrait apparaître comme une mesure symboliquement forte tout en restant circonscrite dans son périmètre. Les débats parlementaires autour de cette mesure, et notamment son rejet au Sénat, illustrent la tension entre ses partisans, qui y voient un outil de justice fiscale, et ses détracteurs, qui craignent des effets sur la compétitivité ou l'investissement. Les résultats présentés ici ont été redressés pour mieux refléter la structure de la population française, ce qui renforce leur robustesse d'ensemble. Certains segments aux effectifs insuffisants n'ont pas fait l'objet d'un commentaire spécifique, afin de garantir la fiabilité des enseignements présentés. Au final, ce que ces données — collectées auprès des répondants français sur Politês — donnent à voir, c'est une adhésion large et transversale à l'idée de taxer davantage les très grands patrimoines. Cette tendance traverse les catégories d'âge et de CSP, même si son intensité varie sensiblement d'un groupe à l'autre. La question qui demeure ouverte est celle des conditions politiques et économiques dans lesquelles une telle mesure pourrait, ou non, trouver une traduction législative en France.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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