Santé

Sécurité et Justice

Publié le

06/06/2025

Êtes-vous favorable à la dépénalisation du cannabis pour raisons médicales ?

Résultats ajustés

du 20/08/2026 à 05:58

Depuis toujours

Réponses

705

Oui

76%

Non

20%

Ne sais pas

4%

Synthèse des résultats

La question du cannabis à usage médical occupe une place croissante dans le débat public français. Après plusieurs années d'expérimentation encadrée par les autorités sanitaires, la France se trouve à un tournant : les textes réglementaires nécessaires à l'ouverture d'un marché permanent du cannabis médical sont attendus, et la question de sa dépénalisation dans ce cadre strictement thérapeutique cristallise des positions de plus en plus tranchées. Les répondants sur Politês se prononcent en faveur de cette dépénalisation de façon nette. Trois quarts d'entre eux (75%) se déclarent favorables, contre 21% d'opposants, tandis que seulement 4% expriment une incertitude. Cette distribution traduit une adhésion majoritaire, sans polarisation forte, l'incertitude restant marginale. Premier enseignement : un écart de genre perceptible. Les femmes se montrent sensiblement plus favorables (79%) que les hommes (70%). Cet écart d'une dizaine de points pourrait suggérer que la dimension médicale et humanitaire de la question résonne différemment selon le genre, sans qu'il soit possible d'en établir la cause avec certitude. Deuxième enseignement : une variation selon l'âge, avec un pic chez les actifs d'âge intermédiaire. Les 25-34 ans (80%) et les 35-49 ans (84%) affichent les niveaux d'adhésion les plus élevés. Les 18-24 ans (67%) et les 50-64 ans (69%) se montrent légèrement plus réservés, bien qu'ils demeurent majoritairement favorables. Cette distribution, avec une adhésion plus forte aux âges intermédiaires, pourrait aller dans le sens d'une sensibilité particulière des tranches d'âge les plus susceptibles d'être confrontées à des enjeux de santé personnels ou familiaux. Troisième enseignement : les CSP- affichent une adhésion plus élevée que les CSP+. Avec 82% d'avis favorables chez les professions et catégories socioprofessionnelles inférieures, contre 75% chez les CSP+ et 70% chez les inactifs, on observe une gradation sociale qui pourrait refléter des perceptions différentes du système de santé et de l'accès aux traitements. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte précis : la France a mené une expérimentation du cannabis médical de 2021 à fin 2024, suivie d'une période de transition pour les patients déjà traités. La généralisation reste attendue, et des associations de patients ont exprimé des inquiétudes quant à la continuité des traitements. Ce résultat peut également être lu à la lumière du fait que la France est identifiée comme le premier consommateur de cannabis en Europe, ce qui contraste avec une législation globalement restrictive. Il est par ailleurs notable que les débats politiques récents distinguent nettement cannabis médical et usage récréatif, distinction que la question posée reflète directement. Les résultats sont redressés pour refléter la structure de la population française, ce qui renforce leur représentativité. Les effectifs de certains sous-groupes restent modestes et invitent à interpréter leurs résultats avec une prudence accrue. Au-delà des chiffres, ces résultats illustrent une adhésion large et transversale à l'idée d'un accès médical au cannabis, qui dépasse les clivages habituels de genre, d'âge ou de catégorie sociale. La question qui demeure ouverte est celle du passage de cette adhésion de principe à une acceptation des modalités concrètes de mise en œuvre, notamment en matière de remboursement, de prescription et de contrôle.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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