Environnement

Vie Pratique et Consommation

Publié le

06/06/2025

Êtes-vous favorable à l’arrêt total de tous les vols court-courrier (de moins d'une heure) en France ?

Résultats ajustés

du 17/08/2026 à 12:09

Depuis toujours

Réponses

558

Oui

60%

Non

34%

Ne sais pas

6%

Synthèse des résultats

La question des vols court-courriers se situe au cœur d'un débat mêlant transition écologique, aménagement du territoire et compétitivité économique. Depuis la loi Climat et résilience de 2021, la France a amorcé une restriction de certaines liaisons intérieures lorsqu'une alternative ferroviaire de moins de 2h30 existe. La question soumise ici va plus loin, en interrogeant les répondants sur un arrêt total de l'ensemble des vols de moins d'une heure. Les résultats recueillis sur Politês font apparaître une adhésion majoritaire à cette mesure. Six répondants sur dix se déclarent favorables à l'arrêt total de ces vols, contre 34 % qui s'y opposent. La part des indécis reste contenue à 6 %, ce qui témoigne d'une opinion relativement tranchée sur le sujet. Premier enseignement, un écart selon le genre est perceptible. Les femmes se montrent plus favorables à l'interdiction (64 %) que les hommes (54 %), ces derniers étant également plus nombreux à s'y opposer (40 % contre 29 %). Cet écart d'une dizaine de points pourrait refléter des sensibilités différenciées aux enjeux environnementaux selon le genre, une tendance que l'on retrouve régulièrement dans les enquêtes d'opinion portant sur les questions climatiques. Deuxième enseignement, la tranche d'âge des 50-64 ans se distingue par une opposition plus marquée que les autres groupes : 43 % d'entre eux se déclarent défavorables à l'arrêt total, un niveau nettement supérieur à la moyenne. À l'inverse, les 25-34 ans et les 35-49 ans affichent un soutien parmi les plus élevés (67 % chacun). Cette variation selon l'âge pourrait aller dans le sens d'une sensibilité générationnelle aux enjeux climatiques, mais aussi d'une perception différente de la dépendance pratique à l'avion. Troisième enseignement, une disparité régionale mérite attention. La région Nord-Ouest se distingue avec un soutien à l'interdiction atteignant 72 %, le niveau le plus élevé parmi les grandes régions. À l'opposé, le Sud-Est affiche le soutien le plus faible (51 %) et l'opposition la plus forte (39 %). Cette variation pourrait s'expliquer, au moins en partie, par des différences de connectivité ferroviaire entre régions : le Sud-Est pourrait être perçu comme davantage dépendant de liaisons aériennes pour certains trajets. Cette adhésion majoritaire s'inscrit dans un contexte où la mesure concrète déjà adoptée — portant sur trois liaisons seulement — a été jugée trop limitée par plusieurs associations environnementales. Par ailleurs, l'impact réel de telles interdictions sur les émissions globales fait l'objet de débats entre experts. Le transport aérien représentait 22,1 millions de tonnes de CO2 en 2024, dont une part minoritaire imputable aux seuls vols court-courriers. Ces éléments invitent à mettre en perspective la portée symbolique d'une telle mesure au regard de son efficacité climatique effective. Les résultats présentés ici sont redressés et portent sur 558 répondants, ce qui leur confère une robustesse satisfaisante au niveau global. Au total, les Français interrogés expriment un soutien clair à une mesure allant au-delà du cadre législatif actuel. La question qui demeure est de savoir si cette disposition favorable à l'interdiction traduit une préoccupation environnementale de fond ou une adhésion à un principe dont les implications pratiques restent, pour beaucoup, encore abstraites.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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