Économie

Politique

Publié le

20/10/2025

Êtes-vous favorable à la suppression des avantages accordés aux anciens élus (président, députés, ministres, etc.) après leur mandat ?

Résultats bruts

du 24/07/2026 à 08:18

Depuis toujours

Réponses

2590

Oui, totalement

62%

Oui, mais partiellement

34%

Non, ces avantages sont justifiés

3%

Sans opinion

1%

Synthèse des résultats

La question des avantages accordés aux anciens élus après la fin de leur mandat occupe une place récurrente dans le débat public français. Entre indemnités de fin de mandat, véhicules de fonction, collaborateurs et dotations diverses, ces dispositifs cristallisent des tensions autour des notions de privilège, d'exemplarité républicaine et de justice sociale. Dans ce contexte, interroger les Français sur Politês sur leur rapport à ces avantages permet de prendre la mesure d'un sentiment diffus mais persistant sur la relation entre citoyens et représentants. Le résultat global est sans ambiguïté : 97 % des répondants se disent favorables à la suppression de ces avantages, dont 62 % de manière totale et 35 % de manière partielle. Seuls 2 % estiment ces avantages justifiés, et 1 % se déclarent sans opinion. On est face à une adhésion très large à l'idée de suppression, même si une majorité relative des favorables opte pour une position nuancée plutôt que radicale. Trois enseignements méritent d'être soulignés. Le premier porte sur le genre. Les femmes expriment une position plus tranchée que les hommes : 72 % d'entre elles se disent favorables à une suppression totale, contre 55 % chez les hommes. Ces derniers sont en revanche plus nombreux à opter pour une suppression partielle (41 %, contre 25 % chez les femmes). Cet écart pourrait suggérer que si le rejet de ces avantages est partagé, son intensité varie selon le genre, les femmes semblant davantage enclines à une remise en cause complète du système. Le deuxième enseignement concerne l'âge. On observe une progression régulière de l'adhésion à la suppression totale avec l'avancée en âge : de 51 % chez les 15-17 ans, elle passe à 61 % chez les 25-34 ans, 70 % chez les 35-49 ans, 75 % chez les 50-64 ans, pour atteindre 83 % chez les 65 ans et plus. Cet écart générationnel marqué pourrait s'expliquer par un rapport différencié à l'institution politique selon les générations, les plus jeunes adoptant peut-être une posture plus nuancée face à cette question. Troisième enseignement, d'ordre socioprofessionnel : les CSP- se montrent plus radicaux dans leur rejet (70 % pour une suppression totale) que les CSP+ (59 %) et les inactifs (59 %). Cet écart, sans être spectaculaire, pourrait être lu à l'aune d'un contexte où le sentiment d'injustice fiscale et la perception des privilèges politiques résonnent différemment selon la position sociale. Ces résultats s'inscrivent dans une actualité législative dense. En septembre 2025, le Premier ministre Lecornu a annoncé la suppression des derniers avantages à vie pour les anciens membres du gouvernement, effective au 1er janvier 2026. Le Sénat avait, de son côté, voté en janvier 2025 un amendement visant les avantages des anciens présidents et premiers ministres. Ces initiatives témoignent d'une prise en compte institutionnelle des attentes citoyennes, dans un contexte où la confiance envers la classe politique demeure un enjeu sensible. Il convient de noter que les résultats présentés ici sont des données brutes, sans redressement statistique, et que l'échantillon présente une surreprésentation des tranches d'âge jeunes, ce qui invite à une lecture prudente des chiffres globaux. Au-delà des pourcentages, ce qui ressort de cette consultation, c'est moins une demande de rupture totale qu'un signal fort en faveur d'une révision profonde du statut des anciens élus. La question qui demeure est celle du périmètre : entre suppression intégrale et réforme ciblée, où se situerait le point d'équilibre acceptable pour les citoyens comme pour les institutions ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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