Économie

Politique

Société

Publié le

20/10/2025

Êtes-vous favorable à une taxation plus forte des grandes entreprises / grandes fortunes ?

Résultats ajustés

du 16/07/2026 à 20:48

Depuis toujours

Réponses

1204

Oui

79%

Non

17%

Sans opinion

4%

Synthèse des résultats

La question de la taxation des grandes entreprises et des grandes fortunes occupe une place centrale dans le débat public français. Elle cristallise des enjeux de justice fiscale, de compétitivité économique et de financement des transitions sociales et écologiques, rendant toute lecture de l'opinion publique sur ce sujet particulièrement instructive. Les résultats recueillis auprès des répondants sur Politês révèlent une adhésion majoritaire et nette : 79 % se déclarent favorables à une taxation plus forte des grandes entreprises et grandes fortunes, contre 17 % qui s'y opposent. Seuls 4 % se disent sans opinion. Ces chiffres dessinent un consensus assez large, l'opposition demeurant minoritaire mais non négligeable. Premier enseignement : un écart de genre notable. Les femmes expriment un soutien plus fort à cette mesure, à 84 %, contre 74 % chez les hommes. Cet écart de dix points mérite attention. Les hommes sont légèrement plus nombreux à s'y opposer (22 % contre 12 % chez les femmes), ce qui pourrait suggérer un rapport différent aux questions de fiscalité d'entreprise ou de patrimoine, sans qu'il soit possible d'en identifier la cause à partir de ces seules données. Deuxième enseignement : une variation selon les tranches d'âge. Les 25-34 ans (83 %) et les 35-49 ans (85 %) affichent les niveaux d'adhésion les plus élevés, tandis que les 18-24 ans (75 %) et les 50-64 ans (76 %) se situent légèrement en retrait, bien qu'encore très majoritairement favorables. Cette distribution pourrait suggérer que l'adhésion à une fiscalité renforcée n'est pas uniforme selon les générations, même si elle reste dominante dans toutes les tranches d'âge. Troisième enseignement : une adhésion qui traverse les catégories socioprofessionnelles. Les CSP- soutiennent la mesure à 84 %, tandis que les CSP+ affichent 77 % de favorable. Cet écart limité pourrait aller dans le sens d'une demande de redistribution dépassant les seuls groupes qui en bénéficieraient directement, même si une interprétation prudente s'impose. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte particulier. Depuis 2018, la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) au profit d'un impôt sur la fortune immobilière (IFI) au périmètre plus restreint a alimenté un débat persistant sur la justice fiscale en France. Par ailleurs, les discussions autour de la taxation des superprofits, les initiatives européennes d'harmonisation fiscale, ou encore la proposition d'une taxe internationale sur les ultra-riches évoquée lors du G20 de Rio en 2024 constituent autant d'éléments susceptibles d'avoir nourri cette sensibilité. Ces facteurs de contexte peuvent contribuer à éclairer le niveau élevé d'adhésion observé, sans qu'il soit possible d'établir de lien de causalité directe. Les résultats ont été redressés pour refléter la structure de la population française, ce qui renforce leur robustesse d'ensemble. Certains segments affichent toutefois des effectifs réduits, invitant à une lecture plus prudente pour ces sous-groupes spécifiques. Au-delà des chiffres, ce qui ressort de cette consultation est l'étendue d'un soutien qui traverse les âges, les genres et les catégories sociales. La question qui demeure ouverte est celle des modalités : à quel niveau, sur quelles bases et selon quels mécanismes une telle taxation serait-elle jugée acceptable ou efficace par ceux qui l'appellent de leurs vœux ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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