Économie

Politique

Société

Publié le

20/10/2025

Êtes-vous favorable à une taxation plus forte des grandes entreprises / grandes fortunes ?

Résultats ajustés

du 30/10/2026 à 17:10

Depuis toujours

Réponses

730

Oui

77%

Non

19%

Sans opinion

4%

Synthèse des résultats

La question de la taxation des grandes entreprises et des grandes fortunes s'inscrit au cœur des débats économiques français depuis plusieurs années. Elle cristallise des enjeux de justice fiscale, de réduction des inégalités et de financement des politiques publiques, dans un contexte où la recherche de recettes budgétaires est régulièrement évoquée par les acteurs politiques de tous bords. Les résultats recueillis sur Politês sont nets : 79 % des répondants se déclarent favorables à une taxation plus forte des grandes entreprises et des grandes fortunes. Seuls 18 % y sont opposés, et 3 % n'expriment pas d'opinion. Cette adhésion très majoritaire place ce sujet parmi les rares thèmes fiscaux capables de rassembler une large part de la population, au-delà des clivages habituels. Premier enseignement : un écart notable est observé entre les femmes et les hommes. Les femmes expriment un soutien à hauteur de 85 %, contre 73 % chez les hommes, soit un écart de 12 points. Cela pourrait refléter des sensibilités différenciées aux enjeux d'équité fiscale selon le genre, même si une lecture prudente s'impose avant toute interprétation. Deuxième enseignement : la tranche d'âge des 35-49 ans affiche le niveau d'adhésion le plus élevé, à 85 %, suivie de près par les 25-34 ans à 83 %. Les tranches plus jeunes et plus âgées se situent légèrement en retrait, entre 75 % et 76 %, sans pour autant exprimer un désaccord fort, le taux d'opposition y restant contenu. Ce profil d'adhésion apparaît relativement uniforme, avec une intensité légèrement plus marquée chez les actifs en milieu de parcours professionnel. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles moins favorisées, dites CSP−, expriment un soutien à 86 %, soit 9 points de plus que les CSP+, qui se situent à 77 %. Cet écart, bien que modéré, pourrait aller dans le sens d'une perception plus aiguë des inégalités chez les catégories moins aisées, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion définitive. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la question de la justice fiscale occupe une place croissante dans le débat public. La suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune en 2018 et son remplacement par un impôt limité aux seuls biens immobiliers ont alimenté un sentiment, largement documenté, selon lequel les patrimoines financiers les plus importants bénéficieraient d'un traitement favorable. Les débats autour d'une contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, ou d'une taxation minimale mondiale des multinationales, illustrent la persistance de ces enjeux à l'échelle nationale et internationale. Les résultats présentés sont redressés pour refléter au mieux la population française dans son ensemble, ce qui renforce leur fiabilité. Le segment des personnes non binaires ne compte aucun répondant recensé dans les données disponibles et n'a pas été intégré à l'analyse. Une adhésion aussi large sur un sujet aussi structurant politiquement invite à une question : dans quelle mesure cette convergence d'opinions se traduit-elle, ou pourrait-elle se traduire, en attentes concrètes à l'égard des décideurs publics ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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