International

Politique

Société

Publié le

06/06/2025

Êtes-vous intéressé par la politique internationale ?

Résultats ajustés

du 26/06/2026 à 12:37

Depuis toujours

Réponses

649

Beaucoup

25%

Assez

42%

Peu

22%

Pas du tout

11%

Ne sais pas

0%

Synthèse des résultats

La politique internationale occupe une place singulière dans le débat public français. Pays membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU et acteur historique de la construction européenne, la France entretient un rapport particulier à la scène mondiale. Dans ce contexte, mesurer l'intérêt que lui portent les citoyens permet d'éclairer leur rapport aux affaires du monde et, plus largement, à la chose publique dans sa dimension globale. Le résultat global dessine une image d'adhésion majoritaire. Deux tiers des répondants sur Politês déclarent s'intéresser à la politique internationale, dont 25 % beaucoup et 42 % assez. À l'inverse, 22 % s'y intéressent peu et 11 % pas du tout. L'intérêt dominant ne doit cependant pas masquer qu'un tiers du panel reste à distance de ces sujets, ce qui constitue une réserve notable. Premier enseignement : un écart de genre prononcé. Chez les hommes, 78 % déclarent un intérêt fort ou modéré, contre 55 % chez les femmes. L'écart est particulièrement visible sur la modalité la plus forte : 32 % des hommes répondent beaucoup, contre 18 % des femmes. Symétriquement, 16 % des femmes se disent pas du tout intéressées, contre 6 % des hommes. Cet écart pourrait suggérer des différences dans la manière dont la politique internationale est perçue ou médiatisée selon les publics, sans qu'il soit possible d'en établir une cause directe. Deuxième enseignement : un gradient générationnel net. L'intérêt croît avec l'âge. Les 18-24 ans affichent 13 % de beaucoup intéressés, quand les 50-64 ans atteignent 42 %. Les 35-49 ans et les 65 ans et plus se situent à des niveaux intermédiaires mais élevés, autour de 32 à 34 % sur cette modalité. On note également que les 18-24 ans sont la tranche d'âge la plus représentée sur la modalité peu, avec 31 %. Ces résultats pourraient aller dans le sens d'une appropriation progressive des enjeux mondiaux avec l'avancée en âge, sans qu'il soit possible de conclure à un désengagement durable des jeunes générations. Troisième enseignement : un clivage socio-professionnel significatif. Les CSP+ (cadres et professions supérieures) déclarent un intérêt à hauteur de 77 %, dont 34 % beaucoup. Chez les CSP-, ce chiffre tombe à 43 %, et 25 % se disent pas du tout intéressés. Cet écart de plus de 30 points pourrait s'inscrire dans un contexte où les ressources culturelles et informationnelles influencent différemment l'accès aux enjeux globaux selon les milieux sociaux. Ces résultats peuvent être mis en perspective avec la densité de l'actualité internationale récente : le conflit en Ukraine depuis 2022, les tensions au Moyen-Orient, ou encore les enjeux climatiques portés par des accords comme celui de Paris contribuent à entretenir la visibilité de la scène mondiale dans le débat public français. Le rôle historique de la France dans ces dossiers pourrait également nourrir une sensibilité particulière à ces questions dans certains segments de la population. Au total, si l'intérêt pour la politique internationale est majoritaire parmi les répondants sur Politês, il reste inégalement réparti selon le genre, l'âge et le milieu social. La question qui se pose alors est celle des conditions dans lesquelles cet intérêt pourrait se diffuser plus largement, notamment parmi les publics qui en sont aujourd'hui les plus éloignés.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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