International
Politique
Société
Publié le
25/10/2025
Résultats bruts
du 16/09/2026 à 19:23
Depuis toujours
Réponses
2371
Pour
58%
Contre
24%
Sans opinion
18%
Le changement d'heure saisonnier fait partie du quotidien des Français depuis sa réintroduction en 1976, mais son utilité est régulièrement remise en question. Au-delà de la simple commodité, le sujet touche à des enjeux de santé publique, d'économies d'énergie et de coordination européenne. C'est dans ce contexte que 2 370 répondants sur Politês ont exprimé leur position sur l'arrêt du changement d'heure. La tendance générale est nette : une majorité de 59 % se déclare favorable à l'arrêt du changement d'heure, contre 23 % d'opposants et 18 % sans opinion. Cette adhésion majoritaire ne constitue pas pour autant un consensus franc, près d'un quart des répondants exprimant une opposition ou une indifférence qui mérite d'être relevée. Premier enseignement : l'écart générationnel est particulièrement marqué. Les 15-17 ans sont les seuls à s'opposer majoritairement à l'arrêt (47 % contre, 33 % pour), tandis que les 18-24 ans restent partagés (44 % pour, 33 % contre). À partir de 25 ans, la tendance s'inverse et se renforce avec l'âge : 61 % chez les 25-34 ans, 73 % chez les 35-49 ans, 74 % chez les 50-64 ans et jusqu'à 89 % chez les 65 ans et plus. Ce gradient pourrait suggérer que l'attachement à la suppression du changement d'heure croît avec l'avancée en âge, peut-être en lien avec une sensibilité plus forte aux perturbations du sommeil et des rythmes biologiques documentées chez les personnes plus âgées. Deuxième enseignement : la catégorie socioprofessionnelle introduit un clivage notable. Les actifs, qu'ils appartiennent aux CSP+ (64 % pour) ou aux CSP- (67 % pour), se montrent plus favorables à l'arrêt que les inactifs, qui ne sont que 48 % à y adhérer. Cette différence pourrait aller dans le sens d'une sensibilité plus directe des actifs aux perturbations du quotidien professionnel induites par les changements d'heure, même si d'autres facteurs pourraient également jouer. Troisième enseignement : les différences régionales restent limitées. Le soutien à l'arrêt varie entre 56 % en Île-de-France et dans le Nord-Est et 62 % dans le Sud-Ouest, un écart qui ne permet pas de dégager une lecture territoriale significative. Cette adhésion majoritaire s'inscrit dans un contexte plus large. Au niveau européen, une consultation de la Commission européenne en 2018 avait recueilli 83 % de réponses favorables à la suppression du changement d'heure, et la France avait enregistré un résultat similaire lors d'une consultation de l'Assemblée nationale en 2019. Le processus législatif européen reste pourtant suspendu, notamment en raison de divergences entre États membres sur le choix de l'heure à conserver de manière permanente — heure d'été ou heure d'hiver. Ce décalage entre l'opinion exprimée et l'absence de décision institutionnelle pourrait entretenir une attente chez les citoyens. Enfin, les données présentées ici sont issues d'un échantillon brut non redressé, ce qui invite à une certaine prudence dans leur interprétation, en particulier pour les segments aux effectifs les plus faibles. Si la direction de l'opinion semble relativement claire parmi les répondants, le débat conserve des contours ouverts. La question de l'heure à retenir en cas de suppression — d'été ou d'hiver — soulève des enjeux distincts selon les régions et les modes de vie, et pourrait faire évoluer les préférences une fois que les termes du choix seront précisément posés.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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