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Société

Publié le

25/10/2025

Êtes-vous pour l'arrêt du changement d'heure ?

Résultats bruts

du 15/07/2026 à 11:14

Depuis toujours

Réponses

2351

Pour

58%

Contre

24%

Sans opinion

18%

Synthèse des résultats

La question du changement d'heure revient régulièrement dans le débat public européen et français. Instauré en France en 1975 pour réduire la consommation d'énergie après le choc pétrolier, ce dispositif fait l'objet de remises en question croissantes, alimentées par des études nuançant ses bénéfices énergétiques réels et par des préoccupations liées à la santé et aux rythmes biologiques. C'est dans ce contexte que Politês a interrogé ses répondants sur la question de l'arrêt définitif du changement d'heure. Les résultats font apparaître une adhésion majoritaire à la suppression du changement d'heure : 58 % des répondants se déclarent pour, contre 24 % opposés et 18 % sans opinion. Cette configuration, avec une majorité nette mais non unanime, ne traduit pas un consensus généralisé. Le quart des répondants maintient une position opposée, et près d'un sur cinq reste sans opinion, ce qui indique que le sujet, bien que familier, ne suscite pas un rejet tranché de toutes parts. Premier enseignement : un écart générationnel marqué. Chez les 15-17 ans, seuls 34 % se disent favorables à l'arrêt du changement d'heure, tandis que 47 % y sont opposés — une configuration inverse à la tendance générale. À l'opposé du spectre, les 65 ans et plus expriment un soutien de 88 % à la suppression. Entre ces deux extrêmes, l'adhésion croît de façon régulière avec l'âge : 44 % chez les 18-24 ans, 61 % chez les 25-34 ans, 73 % chez les 35-49 ans et les 50-64 ans. Ce gradient pourrait suggérer que les générations plus jeunes entretiennent un rapport différent à cette question, peut-être moins marqué par l'expérience répétée des transitions saisonnières ou par une sensibilité distincte à l'argument énergétique. Deuxième enseignement : un clivage selon le statut professionnel. Les actifs, qu'ils appartiennent aux catégories CSP+ (64 %) ou CSP- (66 %), se montrent nettement plus favorables à l'arrêt que les inactifs (48 %). Ces derniers expriment également un taux d'opposition plus élevé (32 %). On peut émettre l'hypothèse d'un lien perçu entre le changement d'heure et les contraintes de la vie professionnelle, les actifs étant potentiellement plus exposés aux perturbations d'organisation que ce dispositif entraîne. Mis en perspective, ces résultats s'inscrivent dans une tendance déjà documentée à l'échelle nationale et européenne. La consultation menée par l'Assemblée nationale en 2019 avait recueilli environ 84 % de réponses favorables à l'abandon du changement d'heure, et la Commission européenne avait proposé dès cette même année une directive en ce sens, restée depuis lors sans aboutissement au niveau du Conseil de l'Union européenne. La part non négligeable d'opposants et d'indécis dans les présents résultats rappelle que, malgré une tendance favorable dominante, le débat sur les modalités concrètes de cet arrêt — et notamment sur le choix d'une heure permanente — reste ouvert. Au terme de cette lecture, ce qui ressort est moins un plébiscite sans nuance qu'une tendance favorable claire, traversée par des différences d'intensité selon les générations et les situations professionnelles. La question de fond reste entière : si une majorité semble s'accorder sur le principe de l'arrêt, le chemin entre cette aspiration et une décision effective — qui implique une coordination européenne complexe — demeure incertain.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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