International
Politique
Sécurité et Justice
Publié le
13/12/2025
Résultats ajustés
du 11/07/2026 à 07:13
Depuis toujours
Réponses
534
Pour
76%
Contre
24%
La double nationalité occupe une place singulière dans le débat public français. Au croisement des questions d'identité, d'immigration et de citoyenneté, elle cristallise des positions politiques contrastées, de la gauche favorable à l'ouverture au Rassemblement National plus réservé sur le sujet. La question posée aux Français, simple et directe, permet de mesurer l'état de l'opinion sur ce droit aujourd'hui reconnu dans le cadre juridique français, mais qui demeure sensible dans les discours politiques. Sur l'ensemble des répondants, une nette majorité de 76 % se déclare favorable au droit d'avoir une double, voire multiple, nationalité, contre 24 % opposés. On est davantage face à une adhésion majoritaire que devant un débat à parts égales, mais le quart des répondants défavorables indique que le sujet n'est pas pour autant consensuel. L'enseignement le plus saillant est celui que révèle la variable de l'âge. Les 18-24 ans et les 25-34 ans affichent tous deux un soutien de 88 %, quand les 35-49 ans se situent à 81 %. Ce soutien diminue sensiblement avec l'avancée en âge : les 50-64 ans ne sont plus que 57 % à y être favorables, et chez les 65 ans et plus, le résultat s'établit à égalité entre partisans et opposants. Cet écart générationnel marqué pourrait suggérer que la perception de la double nationalité évolue avec l'âge, les générations plus jeunes étant davantage familières des mobilités internationales et des identités multiples. La variable socioprofessionnelle apporte un éclairage complémentaire. Les CSP+ soutiennent le droit à la double nationalité à 85 %, contre 71 % pour les CSP- et 63 % pour les inactifs. Ce gradient pourrait aller dans le sens d'un lien entre niveau de ressources ou de mobilité professionnelle et ouverture à la pluralité des appartenances nationales, sans qu'il soit possible d'en établir une causalité directe. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le cadre légal français reconnaît déjà la double nationalité sans restriction explicite : l'acquisition d'une nationalité étrangère n'entraîne pas automatiquement la perte de la nationalité française. Le débat public, lui, reste plus vif. Les discussions portant sur la loyauté des binationaux, leur accès à certaines fonctions ou la question identitaire alimentent régulièrement l'actualité politique, notamment dans les discours souverainistes. Les données recueillies par Politês semblent ainsi indiquer que l'opinion des Français serait plus apaisée que le traitement politique du sujet ne pourrait le laisser croire. Les résultats présentés sont redressés pour refléter au mieux la diversité de la population française. Au fond, ce que ces résultats donnent à voir, c'est une population majoritairement à l'aise avec l'idée d'appartenances nationales plurielles, mais traversée d'une réserve qui croît avec l'âge et varie selon les trajectoires sociales. La question qui demeure ouverte est de savoir si cette acceptation de principe résiste aux débats concrets sur les droits et devoirs attachés à la nationalité, ou si elle se nuance davantage dès lors que des situations spécifiques — militaires, diplomatiques ou sécuritaires — sont évoquées.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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