Culture et Loisirs
Société
Publié le
11/11/2025
Résultats ajustés
du 13/09/2026 à 07:49
Depuis toujours
Réponses
1299
Pour
14%
Contre
77%
Sans opinion
9%
La corrida occupe en France une place singulière : pratique ancrée dans certaines traditions régionales du Sud, elle fait l'objet depuis plusieurs années d'un débat éthique et politique nourri, notamment autour du bien-être animal et du maintien de dérogations législatives en sa faveur. Les résultats recueillis sur Politês permettent d'en mesurer le niveau d'adhésion ou de rejet au sein de la population française. Le résultat global est sans ambiguïté : 77 % des répondants déclarent être contre la corrida, contre 14 % qui s'y disent favorables et 9 % qui ne se prononcent pas. Cette configuration traduit une opposition très largement majoritaire, laissant peu de place à l'incertitude sur l'orientation générale de l'opinion. Le premier enseignement saillant concerne l'écart entre les femmes et les hommes. Chez les femmes, l'opposition atteint 89 %, avec seulement 5 % de favorables. Chez les hommes, l'opposition reste très majoritaire à 65 %, mais le soutien à la corrida monte à 23 %. Cet écart de dix-huit points sur l'item « Pour » entre les deux groupes est l'un des clivages les plus marqués de cette enquête. Cela pourrait suggérer que la sensibilité au bien-être animal, ou à ce type de spectacle en particulier, ne se distribue pas de manière uniforme selon le genre. Deuxième enseignement : un écart générationnel notable. Les jeunes adultes et les tranches d'âge intermédiaires rejettent massivement la corrida, avec des taux d'opposition compris entre 75 % et 81 %. En revanche, les 50-64 ans affichent 22 % de favorables et les 65 ans et plus 30 %, avec une opposition qui descend à 60 % dans ce dernier groupe. On observe ainsi une corrélation entre l'âge avancé et une position plus favorable à la pratique, ce qui pourrait aller dans le sens d'un attachement plus fort aux pratiques culturelles traditionnelles parmi les générations les plus âgées. Troisième enseignement : sur le plan socioprofessionnel, les CSP- s'opposent plus nettement à la corrida que les CSP+ (83 % contre 76 %), ces dernières affichant un taux de favorables légèrement supérieur (17 % contre 8 %). L'écart reste modéré, mais il mérite d'être signalé. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la corrida est régulièrement au cœur de propositions législatives visant à supprimer la dérogation au Code pénal qui en permet la tenue au titre des « traditions locales ininterrompues ». Plusieurs textes ont été déposés ces dernières années sans aboutir, ce qui illustre la tension entre une opinion publique majoritairement hostile à la pratique et les obstacles politiques à sa remise en cause formelle. Des évolutions récentes de la jurisprudence dans certaines communes témoignent également de cette dynamique de questionnement progressif. Les résultats présentés ici ont fait l'objet d'un redressement statistique afin de mieux refléter la diversité de la population française. Au-delà des chiffres, c'est la question de la légitimité des traditions face à l'évolution des sensibilités collectives qui se pose. L'écart entre l'opinion exprimée et la persistance du cadre législatif actuel invite à s'interroger sur les ressorts du changement, ou de l'inertie, en matière de politiques culturelles et de protection animale.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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