Politique

Santé

Société

Publié le

31/10/2025

Êtes-vous pour ou contre l'IVG ?

Résultats bruts

du 15/09/2026 à 12:24

Depuis toujours

Réponses

2705

Pour

90%

Contre

6%

Sans opinion

4%

Synthèse des résultats

L'interruption volontaire de grossesse est l'un des sujets les plus structurants du débat public français. Dépénalisée en 1975 par la loi Veil, puis inscrite dans la Constitution en mars 2024, l'IVG reste un marqueur fort des clivages politiques et sociétaux, bien que son principe fasse aujourd'hui l'objet d'un consensus législatif sans précédent. Les résultats recueillis auprès de 2 698 répondants sur Politês dessinent une adhésion très large au droit à l'IVG : 90 % se déclarent pour, 6 % contre, et 4 % sans opinion. Cette convergence très nette autour d'une même position caractérise un sujet sur lequel les oppositions restent minoritaires, même si elles ne sont pas inexistantes. Premier enseignement : un écart de genre discret mais cohérent. Les femmes soutiennent l'IVG à hauteur de 93 %, contre 88 % chez les hommes, soit un écart de 5 points. L'opposition est également plus présente chez les hommes (7 %) que chez les femmes (4 %). Ces chiffres pourraient suggérer une sensibilité différenciée selon le genre, les femmes étant directement concernées par ce droit dans leur vie reproductive. Deuxième enseignement : un léger gradient générationnel. Le soutien tend à s'effriter avec l'âge : il atteint 91 à 92 % chez les 25-49 ans, mais recule à 87 % chez les 50-64 ans et à 82 % chez les 65 ans et plus, qui concentrent également le taux d'opposition le plus élevé, à 12 %. Cet écart générationnel, modeste en valeur absolue, pourrait s'inscrire dans des histoires personnelles et des contextes culturels différents selon les cohortes. Troisième enseignement : un clivage socioprofessionnel modéré. Les CSP+ affichent un soutien de 93 %, contre 89 % pour les CSP-. L'opposition est plus marquée chez les CSP- (8 %) que chez les CSP+ (4 %), ce qui pourrait indiquer que les représentations liées à ce droit ne traversent pas uniformément les catégories sociales. Ces résultats peuvent être lus à la lumière du contexte législatif récent. L'inscription de l'IVG dans la Constitution française en mars 2024, approuvée par 780 voix contre 72 au Congrès, témoigne d'un mouvement politique fort en faveur de la pérennisation de ce droit. Cette dynamique institutionnelle s'inscrit dans une tendance de fond : depuis la loi Veil, les évolutions successives ont progressivement renforcé et élargi l'accès à l'IVG, de la prise en charge par l'assurance maladie à l'allongement des délais légaux. Le fort soutien observé ici pourrait aller dans le sens d'une adhésion de fond à ces évolutions, même si des nuances persistent selon les profils. Les résultats présentés sont des données brutes, sans redressement statistique. Compte tenu de la structure de l'échantillon, notamment la surreprésentation possible de certaines tranches d'âge ou catégories socioprofessionnelles, les niveaux de soutien observés méritent d'être interprétés avec prudence. Au-delà des chiffres, ce résultat invite à s'interroger sur la nature de ce consensus : traduit-il une conviction partagée profonde, ou reflète-t-il aussi la normalisation progressive d'un droit inscrit dans le paysage légal et constitutionnel français depuis cinquante ans ? La persistance d'une minorité d'opposition, concentrée dans certains segments, rappelle que l'unanimité sur ce sujet reste partielle.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

Téléchargez Politês, l’application qui questionne autrement.

Phone

Nos différences sont notre force.