Culture et Loisirs

Société

Publié le

06/06/2025

Faites-vous confiance aux informations diffusées par les chaînes françaises d’information en continu (BFM TV, CNews, LCI, Franceinfo) ?

Résultats ajustés

du 16/08/2026 à 22:07

Depuis toujours

Réponses

684

Oui

19%

Non

74%

Ne sais pas

7%

Synthèse des résultats

La confiance accordée aux médias d'information constitue un indicateur révélateur de la relation entre les citoyens et les institutions qui produisent et diffusent l'actualité. Les chaînes d'information en continu, omniprésentes dans le paysage audiovisuel français, concentrent à ce titre des interrogations croissantes sur leur fiabilité, leur indépendance éditoriale et leur rôle dans la formation de l'opinion publique. Le résultat global est net : une très large majorité des répondants sur Politês exprime une défiance à l'égard des informations diffusées par BFM TV, CNews, LCI et Franceinfo. 74 % déclarent ne pas leur faire confiance, contre 19 % qui leur accordent leur confiance. 7 % ne se prononcent pas. Ce signal de défiance est majoritaire et prononcé, dépassant largement le simple scepticisme. Premier enseignement : un écart entre hommes et femmes mérite d'être relevé. Les hommes sont 24 % à faire confiance à ces chaînes, contre 14 % des femmes, soit un écart de dix points. Ce différentiel pourrait suggérer une perception distincte selon le genre, sans qu'il soit possible d'en établir les causes avec certitude à partir de ces seules données. Deuxième enseignement : la variable de l'âge dessine une tendance notable. La tranche des 25-34 ans est la plus méfiante, avec seulement 12 % de confiance et 79 % de défiance. À l'inverse, les 50-64 ans sont les plus enclins à faire confiance, à hauteur de 31 %, soit près du triple. Cela pourrait aller dans le sens d'une relation différenciée aux médias traditionnels selon les générations, les plus jeunes ayant davantage grandi avec des sources d'information plurielles et numériques. Troisième enseignement : la catégorie socioprofessionnelle constitue également un facteur de différenciation. Les CSP- affichent le niveau de confiance le plus faible de tous les segments, avec seulement 10 % de réponses positives et 83 % de défiance. Les inactifs, en revanche, sont proportionnellement plus nombreux à faire confiance, à hauteur de 24 %. Les CSP+ se situent dans la moyenne générale, à 20 %. Ces écarts invitent à s'interroger sur le rapport que chaque groupe entretient avec les médias dominants. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où les chaînes d'information en continu font l'objet de critiques récurrentes, notamment autour de questions de déontologie, de traitement sensationnaliste de l'actualité ou de positionnements éditoriaux perçus comme orientés. L'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique a, par exemple, prononcé des sanctions à l'encontre de certaines de ces chaînes pour des manquements à l'honnêteté de l'information. Ce cadre réglementaire et ces débats publics pourraient contribuer à façonner une perception critique, sans qu'il soit possible d'établir un lien de causalité direct avec les résultats observés. Les résultats présentés ici sont redressés afin de refléter au mieux la population française, ce qui renforce leur robustesse d'ensemble. Certains segments affichant des effectifs plus limités, leur interprétation individuelle appelle à la prudence. Au-delà des chiffres, cette consultation menée sur Politês révèle une relation tendue entre une part significative des Français et les principaux vecteurs télévisuels de l'information quotidienne. La question qui se pose est de savoir si cette défiance traduit une attente insatisfaite de rigueur et d'impartialité, ou si elle reflète une transformation plus profonde du rapport à l'information elle-même.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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