Culture et Loisirs

Société

Publié le

06/06/2025

Faites-vous confiance aux informations diffusées par les chaînes françaises d’information en continu (BFM TV, CNews, LCI, Franceinfo) ?

Résultats ajustés

du 06/07/2026 à 10:04

Depuis toujours

Réponses

705

Oui

20%

Non

73%

Ne sais pas

7%

Synthèse des résultats

La place des chaînes d'information en continu dans le paysage médiatique français soulève depuis plusieurs années des questions sur leur fiabilité et leur indépendance. Mesurer le niveau de confiance que leur accordent les Français constitue, à ce titre, un indicateur révélateur de la relation entre le public et ces acteurs du débat public. Le résultat est net : sept répondants sur dix déclarent ne pas faire confiance aux informations diffusées par ces chaînes, soit 73 % de réponses négatives. Seuls 20 % expriment une confiance, tandis que 7 % se disent sans opinion. On est donc en présence d'un rapport à ces médias largement défavorable, même si une minorité significative continue de leur accorder crédit. Premier enseignement, l'écart entre hommes et femmes mérite attention. Les femmes expriment une défiance plus marquée que les hommes : 78 % d'entre elles répondent non, contre 67 % chez les hommes. L'écart sur la confiance est tout aussi net, les hommes étant deux fois plus nombreux à répondre oui (25 % contre 15 %). Sans qu'il soit possible d'en déterminer la cause, ce résultat pourrait suggérer des modes de consommation ou d'appréciation de l'information différenciés selon le genre. Deuxième enseignement, la dimension générationnelle apporte un éclairage utile. Les 25-34 ans constituent le groupe le plus défiant, avec 79 % de réponses négatives et seulement 12 % de confiance. À l'inverse, les 50-64 ans se distinguent comme le groupe le plus confiant, avec 31 % de oui et 62 % de non. Cet écart pourrait s'inscrire dans un contexte où les générations plus jeunes sont davantage exposées à d'autres sources d'information, notamment numériques, ce qui pourrait nuancer leur regard sur les chaînes d'information télévisées traditionnelles. Troisième enseignement, le profil socioprofessionnel révèle également des nuances. Les CSP-, avec 83 % de réponses négatives et seulement 10 % de confiance, affichent la défiance la plus élevée de tous les segments analysés. Les CSP+ et les inactifs se montrent légèrement moins critiques, avec respectivement 72 % et 66 % de non, mais restent largement dans le camp de la méfiance. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large de questionnement sur l'indépendance des médias audiovisuels. Plusieurs études sur la confiance dans les médias en France documentent une tendance à l'érosion depuis plusieurs années, associée à des perceptions de pressions politiques ou économiques sur les rédactions. Par ailleurs, l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) a prononcé des mises en demeure à l'encontre de certaines de ces chaînes pour manque de pluralisme, ce qui a pu alimenter la perception d'un déficit de neutralité. La compétition intense entre ces chaînes pour les audiences pourrait également, selon certaines analyses, favoriser des choix éditoriaux plus polarisants. Les données collectées par Politês sont redressées pour refléter au mieux la structure de la population française, en termes d'âge, de genre et de catégorie socioprofessionnelle. Au fond, ce que ces chiffres révèlent, c'est moins un rejet de l'information télévisée en général qu'une relation complexe et distante avec ces chaînes en particulier. La question qui se pose dès lors est celle des conditions dans lesquelles une confiance renouvelée pourrait se reconstruire, et vers quelles sources les Français se tournent lorsqu'ils cherchent à s'informer.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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