Sciences et Technologies

Société

Publié le

21/10/2025

Faut-il enseigner l’informatique dès le collège (programmation, bureautique, Internet, sécurité en ligne, etc...) ?

Résultats bruts

du 16/09/2026 à 22:03

Depuis toujours

Réponses

1410

Pour

90%

Contre

7%

Sans opinion

3%

Synthèse des résultats

La question de l'enseignement de l'informatique au collège — qu'il s'agisse de programmation, de bureautique, d'usage d'Internet ou de sécurité en ligne — s'inscrit dans un contexte de transformation numérique rapide. Former les jeunes à ces outils et à ces enjeux est aujourd'hui largement présenté comme une condition de leur autonomie citoyenne et de leur insertion professionnelle future. Les résultats recueillis auprès de 1 409 répondants sur Politês témoignent d'une adhésion très large à cet enseignement. Neuf répondants sur dix se déclarent favorables, tandis que 7 % s'y opposent et 3 % ne se prononcent pas. Cette dynamique, proche du consensus, traverse l'ensemble des segments démographiques et sociaux analysés. Premier enseignement : un écart générationnel mérite d'être relevé. Les 35-49 ans expriment le soutien le plus fort, à 96 %, suivis de près par les 25-34 ans à 92 %. À l'inverse, les 15-17 ans affichent une adhésion plus mesurée, à 78 %, assortie d'un taux d'opposition plus élevé (12 %) et d'une part de sans-opinion plus importante (10 %). Ce résultat pourrait suggérer que les plus jeunes, directement concernés par cet enseignement, portent un regard plus nuancé sur la question — peut-être du fait d'une proximité quotidienne avec le numérique qui complexifie leur perception de ce que l'école devrait en faire. Deuxième enseignement : un léger différentiel entre les genres. Les femmes se montrent légèrement plus favorables (93 %) que les hommes (88 %). Cet écart, modeste en valeur absolue, pourrait s'inscrire dans un contexte où la question des inégalités d'accès aux compétences numériques touche particulièrement les femmes, ce qui renforcerait leur sensibilité à un enseignement formalisé dès le collège. Troisième enseignement : les actifs, quelle que soit leur catégorie socioprofessionnelle, expriment un soutien légèrement supérieur à celui des inactifs. Les CSP+ et les CSP- atteignent toutes deux 92 %, contre 87 % pour les inactifs. Cette différence pourrait refléter une perception plus directe, chez les actifs, des enjeux liés aux compétences numériques dans la vie professionnelle. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte institutionnel déjà en mouvement. L'Éducation nationale a progressivement intégré les compétences numériques dans les programmes scolaires, notamment à travers le cadre de référence des compétences numériques et l'essor de la certification Pix. Plus récemment, une proposition de loi visant à rendre cet enseignement obligatoire a fait l'objet d'un débat au Parlement. L'opinion exprimée ici semble ainsi accompagner, voire précéder, ces évolutions institutionnelles, plutôt que s'y opposer. Ces résultats sont issus d'un échantillon brut non redressé, ce qui invite à une certaine prudence dans la lecture des données, en particulier pour les segments aux effectifs les plus réduits. Au-delà du consensus apparent sur le principe, la question de la mise en œuvre reste entière : quels contenus, quelle pédagogie, quels enseignants, quels horaires ? L'adhésion au principe ne préjuge pas des arbitrages que sa concrétisation impose.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

Téléchargez Politês, l’application qui questionne autrement.

Phone

Nos différences sont notre force.