Économie

Politique

Publié le

06/06/2025

Faut-il rétablir un impôt sur la fortune (ISF) pour les patrimoines supérieurs à 10 millions d’euros ?

Résultats ajustés

du 20/08/2026 à 06:14

Depuis toujours

Réponses

465

Oui

79%

Non

16%

Ne sais pas

5%

Synthèse des résultats

La question de la fiscalité sur les grandes fortunes occupe une place persistante dans le débat public français. Supprimé en 2018 et remplacé par l'Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI), l'ISF reste un marqueur symbolique fort, à la croisée des enjeux de justice sociale et d'attractivité économique. La question posée ici, centrée sur les seuls patrimoines dépassant 10 millions d'euros, circonscrit le débat à ses formes les plus concentrées de richesse. Le résultat global est net : 79 % des Français interrogés sur Politês se déclarent favorables au rétablissement d'un tel impôt, contre 17 % opposés et 4 % sans opinion tranchée. On se trouve donc face à une adhésion majoritaire et peu contestée, le désaccord restant minoritaire et l'incertitude quasi absente. Premier enseignement notable : un écart de genre marqué. Les femmes soutiennent cette mesure à 87 %, soit 16 points de plus que les hommes (71 %). Sans qu'il soit possible d'en déterminer la cause, cet écart pourrait suggérer des sensibilités différentes à l'égard des politiques redistributives, un phénomène régulièrement observé dans les enquêtes sur la fiscalité. Deuxième enseignement : une variation selon l'âge. Les 35-49 ans expriment le soutien le plus élevé (87 %), tandis que les 50-64 ans se distinguent par un appui sensiblement plus faible (64 %), avec une opposition plus marquée (30 %). Les 18-24 ans (72 %) et les 65 ans et plus (72 %) se situent dans une position intermédiaire. Cette configuration, non linéaire, invite à la prudence dans toute lecture générationnelle simplifiée. Troisième enseignement : un écart selon la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP- affichent un soutien de 89 %, contre 75 % pour les CSP+. L'écart, d'environ 14 points, pourrait aller dans le sens d'une sensibilité plus forte aux enjeux redistributifs parmi les catégories populaires, bien que les cadres et professions supérieures demeurent eux aussi majoritairement favorables à cette mesure. Du côté des territoires, l'Île-de-France se distingue par un soutien plus modéré (65 %) et une opposition plus forte (30 %), comparativement aux autres régions où l'adhésion dépasse systématiquement 75 %. Ce résultat s'inscrit dans un contexte où la région concentre une part plus importante des patrimoines élevés et des profils socioéconomiques plus aisés, ce qui pourrait contribuer à expliquer cet écart. Ces résultats s'inscrivent dans un débat historiquement chargé. L'ISF, en vigueur de 1989 à 2017, a longtemps cristallisé des clivages idéologiques profonds entre partisans de la redistribution et défenseurs de l'attractivité économique. Le ciblage proposé ici, limité aux patrimoines supérieurs à 10 millions d'euros, pourrait expliquer en partie l'ampleur du consensus observé, en réduisant le nombre de contribuables potentiellement concernés. Les résultats ont été redressés pour refléter au mieux la population française, ce qui renforce leur robustesse. La région Île-de-France, avec 148 répondants, constitue le segment dont les résultats méritent d'être lus avec davantage de précaution, ses chiffres s'écartant légèrement de la moyenne nationale. Au-delà des chiffres, ces données illustrent une aspiration à plus d'équité fiscale qui traverse les catégories d'âge, de genre et de milieu social. La question qui se pose dès lors n'est peut-être pas tant celle du principe que celle de la forme : comment concevoir un dispositif qui concilie justice redistributive et dynamisme économique ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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