Économie
Politique
Publié le
06/06/2025
Résultats ajustés
du 20/08/2026 à 06:03
Depuis toujours
Réponses
534
Oui
83%
Non
14%
Ne sais pas
3%
La question d'un impôt sur la fortune ciblant les patrimoines les plus élevés revient régulièrement au cœur du débat public français. Depuis la suppression de l'ISF en 2018 et son remplacement par l'impôt sur la fortune immobilière, limité aux seuls actifs immobiliers, la question d'une taxation plus large des très grandes richesses n'a jamais vraiment quitté l'agenda politique. Ce sondage interroge les Français sur le rétablissement d'un tel impôt, avec un seuil fixé à 100 millions d'euros. Les résultats font apparaître une adhésion très nette en faveur du rétablissement de cet impôt. Après redressement, 83 % des répondants sur Politês se prononcent pour, contre 14 % d'opposants et 3 % d'indécis. Ce niveau d'adhésion, inhabituellement élevé sur une question fiscale, pourrait suggérer que la mesure transcende, au moins en partie, les clivages habituels. Premier enseignement : un écart selon le genre. Les femmes se déclarent favorables à hauteur de 89 %, contre 76 % chez les hommes. Cet écart de 13 points mérite d'être signalé, sans pour autant remettre en cause la tendance globale : les deux groupes restent largement majoritaires en faveur du rétablissement. On pourrait émettre l'hypothèse que des sensibilités différentes autour des questions d'équité fiscale et de redistribution jouent un rôle selon le genre. Deuxième enseignement : une variation selon l'âge. Les 35-49 ans affichent le taux d'adhésion le plus élevé, à 89 %, tandis que les 50-64 ans se montrent plus réservés, avec 71 % de oui et 28 % de non. Les 18-24 ans et les 25-34 ans se situent dans une fourchette intermédiaire, à respectivement 78 % et 84 %. Ces écarts entre tranches d'âge pourraient refléter des perceptions différentes des effets économiques d'une telle mesure selon les générations. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles supérieures (CSP+) soutiennent elles aussi la mesure, à 80 %, dans une proportion légèrement inférieure aux CSP-, qui atteignent 89 %. Cet écart de 9 points pourrait indiquer que les personnes aux revenus ou statuts plus élevés intègrent davantage les arguments liés à la compétitivité économique ou au risque de fuite des capitaux, arguments fréquemment avancés dans les débats sur ce sujet. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la taxation des très grandes fortunes fait l'objet de discussions récurrentes, en France comme à l'échelle internationale. La proposition dite « taxe Zucman », visant à instaurer un impôt plancher de 2 % sur les patrimoines dépassant 100 millions d'euros, a été rejetée par le Sénat français, illustrant un possible décalage entre l'opinion telle qu'elle s'exprime ici et les arbitrages législatifs. Les arguments avancés par les opposants à ce type de mesure — notamment le risque de fuite des capitaux et l'impact sur l'investissement — ne semblent pas constituer des freins déterminants dans les réponses observées. Les résultats ayant été redressés pour mieux refléter la population française dans son ensemble, la lecture des chiffres globaux peut être considérée comme robuste. Au final, les répondants sur Politês se montrent largement favorables à une contribution accrue des patrimoines les plus importants, et ce dans toutes les catégories analysées. Les questions qui demeurent ouvertes portent sur les conditions concrètes d'une telle mesure : son architecture technique, ses effets réels sur les recettes publiques et sa faisabilité dans un cadre fiscal internationalisé continuent de faire l'objet de débats entre économistes et décideurs politiques.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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