Économie

Politique

Société

Publié le

27/06/2025

Faut il supprimer la gratuité des services publics (école, hôpitaux, etc...) afin de responsabiliser tous les usagers ?

Résultats ajustés

du 16/07/2026 à 20:49

Depuis toujours

Réponses

1203

Oui

16%

Non

82%

Sans opinion

2%

Synthèse des résultats

La gratuité des services publics, de l'école républicaine aux soins hospitaliers, constitue l'un des piliers du pacte social français. La question de sa suppression, au nom d'une meilleure responsabilisation des usagers, touche à des valeurs profondément ancrées dans l'histoire du pays, tout en renvoyant à des préoccupations concrètes sur la soutenabilité financière de ces services. Sur ce sujet, les répondants interrogés dans le cadre de l'enquête Politês expriment une position très nette. Selon les résultats redressés, 82 % s'opposent à la suppression de la gratuité des services publics, tandis que 16 % y sont favorables et 2 % se déclarent sans opinion. On est ici face à un quasi-consensus, rare dans les débats de société, qui dépasse les clivages habituels. Premier enseignement : un écart notable selon le genre. Les femmes s'opposent plus fortement à la suppression de cette gratuité (87 % de Non) que les hommes (75 %). Ces derniers sont également plus nombreux à répondre Oui (23 % contre 10 %). Cet écart pourrait suggérer des perceptions différenciées du recours aux services publics, notamment en matière de santé, dans lesquels les femmes seraient statistiquement plus souvent usagères. Deuxième enseignement : une variation générationnelle marquée. Les tranches d'âge les plus jeunes affichent les taux d'opposition les plus élevés — 93 % chez les 15-17 ans, 90 % chez les 18-24 ans —, tandis que ce taux diminue progressivement avec l'âge. Les 50-64 ans enregistrent le soutien le plus fort à la suppression, avec 33 % de Oui, soit plus du double de la moyenne nationale. On pourrait émettre l'hypothèse d'une perception différente de la valeur accordée à ces services selon les générations, ou d'une sensibilité plus forte aux enjeux de financement public chez les actifs en fin de carrière. Troisième enseignement : une variation selon la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP+ et les inactifs sont proportionnellement plus nombreux à envisager la suppression (18 % et 21 % respectivement) que les CSP- (7 %). Ce résultat pourrait s'expliquer par une dépendance plus directe aux services publics chez les catégories populaires, pour lesquelles la gratuité représente un accès effectif à des soins ou à une éducation qu'elles ne pourraient pas financer autrement. Ce rejet très large de la suppression de la gratuité s'inscrit dans une tradition républicaine solidement ancrée. L'école publique gratuite remonte aux lois de 1881-1882, et le système de santé solidaire a été construit après la Seconde Guerre mondiale sur le principe que l'accès aux soins ne devait pas dépendre des ressources de chacun. Le débat sur le financement de ces services reste néanmoins ouvert : la question du coût collectif, supporté par l'impôt, et celle de la responsabilisation des usagers sont régulièrement soulevées dans les discussions budgétaires, par des think tanks ou des institutions comme le Sénat. Ces résultats sont issus d'un échantillon de 1 203 répondants, avec redressement statistique pour refléter la population française. Une prudence s'impose sur certains segments à faible effectif, dont les résultats n'ont pas été commentés. Au-delà des chiffres, ce résultat soulève une question structurante : si les Français rejettent la suppression de la gratuité, quelle forme de réforme ou d'adaptation du financement des services publics seraient-ils prêts à accepter pour en garantir la pérennité ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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