Environnement
Société
Publié le
24/10/2025
Résultats ajustés
du 19/08/2026 à 21:39
Depuis toujours
Réponses
639
Oui
45%
Non
44%
Ne sais pas
11%
La question de la motivation des jeunes générations revient régulièrement dans le débat public. Elle touche à des représentations profondes sur l'effort, le mérite et le rapport au travail, tout en renvoyant à des enjeux concrets tels que l'insertion professionnelle, l'éducation et les aspirations individuelles. Sur l'ensemble des répondants, les résultats témoignent d'une opinion très partagée. Quarante-cinq pour cent des Français interrogés via Politês estiment que les jeunes d'aujourd'hui sont moins motivés que ceux d'avant, tandis que 44 % pensent le contraire. Onze pour cent déclarent ne pas savoir. Cette quasi-égalité entre les deux positions signale moins un consensus qu'une réelle division d'opinion, sans qu'aucune des deux positions ne s'impose clairement. Le premier enseignement marquant concerne le clivage générationnel. Plus les répondants sont âgés, plus ils tendent à considérer les jeunes comme moins motivés. Chez les 18-24 ans, 30 % partagent ce point de vue, contre 57 % qui s'y opposent. Cette proportion s'inverse progressivement : chez les 50-64 ans, 55 % répondent « oui », et chez les 65 ans et plus, cette part atteint 59 %. Cet écart générationnel marqué pourrait suggérer que le regard porté sur la motivation des jeunes dépend en partie de la distance avec cette période de vie, et que ceux qui en sont les plus proches tendraient à en avoir une lecture moins critique. Deuxième enseignement : la catégorie socioprofessionnelle introduit une différenciation notable. Les inactifs répondent « oui » à 58 %, soit un niveau nettement supérieur à celui des CSP+ (39 %) et des CSP- (44 %). Ce résultat pourrait inviter à s'interroger sur le rôle du rapport personnel au marché du travail dans la formation de cette opinion, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion directe. Troisième enseignement : une dimension géographique se dessine, même si elle reste modérée. L'Île-de-France se distingue avec seulement 34 % de réponses « oui », contre 59 % de « non ». Les régions Sud-Est et Nord-Ouest affichent des résultats plus équilibrés, proches de la moyenne nationale. Ces résultats peuvent être lus à la lumière d'un débat plus large sur les transformations du rapport au travail et aux études. Les recherches disponibles tendent à nuancer l'idée d'une démotivation intrinsèque des jeunes générations, en soulignant plutôt une évolution de leurs aspirations : quête de sens, recherche d'équilibre, refus de certaines conditions de travail perçues comme épuisantes. Dans ce cadre, ce qui est parfois interprété comme un manque de motivation pourrait aussi refléter un changement de priorités, perçu différemment selon la génération ou la situation professionnelle de l'observateur. Les résultats présentés ici ont fait l'objet d'un redressement statistique visant à mieux refléter la diversité de la population française. Au fond, ce sondage ne tranche pas la question de la motivation des jeunes, mais il révèle à quel point la réponse dépend de qui la pose. Le regard porté sur la jeunesse semble indissociable de la trajectoire personnelle et du rapport au travail de chacun. La question centrale n'est peut-être pas tant de savoir si les jeunes sont moins motivés, mais de comprendre à quoi ils choisissent de consacrer leur énergie.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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