Environnement
Société
Publié le
24/10/2025
Résultats ajustés
du 01/07/2026 à 11:35
Depuis toujours
Réponses
609
Oui
45%
Non
44%
Ne sais pas
11%
La question de la motivation des jeunes générations figure parmi les plus débattues dans les sphères publiques, médiatiques et professionnelles. Elle touche à des enjeux profonds sur le rapport au travail, à l'effort et à la transmission des valeurs entre générations. Ce sondage offre une photographie de la manière dont les Français perçoivent aujourd'hui cette question. Les résultats globaux révèlent un équilibre remarquable des opinions. 45 % des répondants estiment que les jeunes d'aujourd'hui sont effectivement moins motivés que ceux d'avant, contre 44 % qui rejettent cette idée. 11 % se déclarent sans avis tranché. Cette quasi-parité traduit moins un consensus qu'une opinion nationale divisée, sans camp clairement dominant. Le premier enseignement majeur tient à l'écart générationnel. Plus les répondants avancent en âge, plus ils tendent à adhérer à l'idée d'un recul de la motivation des jeunes. Chez les 18-24 ans, seulement 30 % partagent ce constat, contre 58 % qui le rejettent. Dans la tranche 25-34 ans, la proportion de sceptiques reste élevée, à 56 %. À l'inverse, chez les 50-64 ans, 56 % considèrent les jeunes comme moins motivés, et cette proportion monte à 57 % chez les 65 ans et plus. Cet écart pourrait suggérer que la perception de la motivation des jeunes est fortement colorée par le prisme de sa propre génération : les répondants les plus âgés seraient plus enclins à percevoir un déclin là où les plus jeunes tendent à réfuter ce diagnostic. Deuxième enseignement, la variable socioprofessionnelle révèle un clivage net. Les inactifs, à 58 %, sont la catégorie la plus encline à penser que les jeunes sont moins motivés, devant les CSP- (44 %) et les CSP+ (40 %). Ce résultat pourrait refléter une perception plus critique du rapport au travail chez ceux qui en sont éloignés — qu'il s'agisse de retraités ou d'autres profils inactifs —, catégories par ailleurs souvent surreprésentées dans les tranches d'âge les plus élevées. Ces résultats peuvent être mis en perspective avec les transformations profondes du marché du travail et des aspirations professionnelles des jeunes générations. Les recherches sur la génération Z pointent non pas une démotivation intrinsèque, mais une redéfinition de la réussite professionnelle, davantage orientée vers le sens, l'équilibre de vie et la reconnaissance. Le fait que les jeunes eux-mêmes rejettent majoritairement l'idée d'être moins motivés que leurs aînés va dans ce sens : cela pourrait refléter leur propre vécu d'un rapport au travail différent, mais non moindre. La perception inverse chez les générations plus âgées renverrait, elle, à une grille de lecture ancrée dans des modèles de travail et d'engagement antérieurs. Les résultats présentés ont été redressés pour mieux refléter la population française, ce qui renforce la robustesse des conclusions générales. Certains segments affichent des effectifs insuffisants pour permettre une analyse fiable et n'ont pas été commentés. Au final, ce sondage — réalisé auprès des répondants sur Politês — ne tranche pas la question de la motivation des jeunes, mais il en révèle la dimension profondément générationnelle. Le débat serait moins factuel que perceptuel, et l'on peut s'interroger sur la mesure dans laquelle la notion même de motivation, ainsi que les critères permettant de l'évaluer, évoluent d'une époque à l'autre.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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